Naoe Takara ∆ From the shadow into the light

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Messages : 103
¥ : 45
Date d'inscription : 28/06/2017
Age : 33
Localisation : Sur le terrain en train d'enquêter
Emploi/études : Capitaine de police
avatar

MessageSujet: Naoe Takara ∆ From the shadow into the light   Mer 13 Sep - 19:04

Naoe Takara
Feat Bang Yong Guk [B.A.P]

ID Card
Nom : On ne peut pas dire que mon patronyme court les rues, j'aurais pu m'appeler Sato ou Watanabe comme bon nombre de mes compatriotes, mais l'on a décidé que Naoe me permettrait de m'approprier une identité propre. Fait assez compliqué lorsque l'on n'a pas d'héritage familiale pour nous aider à nous construire...

Prénom : Prénom aux consonances aussi bien féminines que masculines, je me suis toujours senti en adéquation avec le fait que les personnes qui m'entourent m'interpellent par Takara. Il est vrai que l'on pourrait trouver la signification pas très virile, mais je n'ai jamais couru après cet état revendiqué par quelques mâles peu assurés la plupart du temps. En fait, je m'accommode plutôt bien d'être un « trésor » ou un « bijou », je l'étais très certainement pour la personne qui m'a attribué ce nom.

Âge : Je viens de fêter mes 33 ans. Il y a déjà quelque temps que je ne peux plus affirmer que je suis dans la vingtaine, mais cela ne me dérange pas, je n'ai pas peur de vieillir. Ce processus naturel est même une fabuleuse voie qui nous mène aux portes de la sagesse. Ah si je m'étais entendu il y a quelques années ....*rire*

Date et lieu de naissance : Je suppose être né le 21 août 1984, puisque c'est ce jour là qu'un docker m'a retrouvé emmailloté dans mon landau dans la baie d'Osaka qui a toujours été mon royaume. Pas un mot ne m'accompagnait, juste moi en train de manifester ma présence en déchirant le silence matinale de mes cris mécontents.

Nationalité : Bien que je ne connaisse rien de mes origines, que l'on suppose parfois japonaises, parfois coréennes, je suis indéniablement de nationalité japonaises. Une identité que je porte fièrement, aimant mon pays, ses us et ses coutumes ancestrales...

Statut marital : Même si je n'étais que fiancé avec ma défunte et douce compagne Callista, je me considère comme veuf. Les années sont passées, mais je ne parviens pas à me défaire de nos alliances pendant à mon cou. Callista, c'était l'Amour de ma vie, celui avec le grand A que l'on ne croise pas deux fois. De notre union il reste Naoe Sayuri  Avril, la chair de ma chair, ma fille de 6 ans, mon tout, qui fait de moi un père célibataire. Hélas je ne vois que très peu ma petite que je préfère savoir à la campagne avec ses grands-parents adoptifs, craignant chaque jour qu'un détraqué me la retire elle aussi...

Situation financière : Sans être particulièrement pauvre, je ne baigne pas dans l'opulence démesurée de certains. En fait, je suis de ce que l'on appelle plus communément la classe moyenne, je peux me loger et me nourrir à ma faim ainsi que ma fille. Voilà l'important, le reste m'importe peu à vrai dire.

Métier : Aussi étonnant que cela puisse paraître pour une personne avec un passé aussi sulfureux que le miens, j'officie au poste de capitaine de police dans les forces de l'ordre d'Osaka. Un poste que je ne dépasserais jamais, si en tant qu'élément infiltré je suis acceptable, jamais on ne verrait un ex-yakuza commissaire... Enfin quoique, pour certains... Enfin, je me plais dans ce rôle, je ne suis pas un leader, j'ai toujours été de ceux qui suivaient les ordres. Bien que cela ne m'empêche pas d'exclusivement mener mes enquêtes sur le terrain en solo. Du moins, jusqu'à ce que Mareo et son humeur de chien n'arrivent dans l'équation *rires*.

Casier judiciaire : En dépit de tous les crimes que j'ai bien pu commettre et de mon corps marqué par mon activité criminelle, il est aussi vierge qu'un de me collègues un peu trop guindé. Et pourtant, on en aurait des choses à me reprocher et je pense que je n'aurais même pas pu revoir le soleil un jour. Meurtres avec récidives innombrables, détention illégale d'armes blanches, intimidations, outrage à agent, recel d'informations et d'argent sale on peut dire que mes mains sont tâchées d'une sinistre myriade de crimes...  

Anecdotes

♦️ Connu autrefois sous le nom d'Hasaki, 刃先, j'étais la pointe de la lame à la soif sans fin de mon clan. Parait-il qu'encore aujourd'hui certaines recrues se souviennent de moi et de ma sainte horreur des armes à feu. Oui, car même au dessus des lois, le yakuza reste un homme avec des principes, bien que ces derniers tendent de plus en plus se perdre avec les jeunes générations qui ne connaissent que de nom la voie chevaleresque. Je n'ai jamais aimé ces compagnons métalliques qui délivrent mort et blessure d'un seul impact délivré. Où se trouve la beauté du combat et l'équité des chances ? Je suis aujourd'hui bien forcé d'en porter un pour le service, mais ce n'est pas moi qu'on va voir s'attarder dans le stand de tir plus que nécessaire.

♦️ En réalité, j'utilise même plus souvent mon tantô à lame inversée, Kira, qui ne me quitte jamais. J'ai fais réaliser il y a quelques temps déjà un holster particulier, si sur mon flanc gauche séjourne mon arme de service, mon fidèle compagnon à la lame chantante se plait lui sur mon flanc droit. Il me vaut parfois de certaines connaissances le surnom de Kenshin, j'avoue que je trouve ça assez amusant d'être comparé à ce personnage de manga.

♦️ Je n'ai jamais eu l'idée de chiffrer ma collections de katanas est de tantôs, mais je dois très certainement en posséder une petite centaine. Ils ont tous leur histoire et un petit nom, si pour certains ce ne sont que de simples armes, pour moi, chaque lame a une âme et ne se plait pas forcément auprès de tous les guerriers. Mon âme sœur siège d'ailleurs en pièce centrale de cette collection.... Ma belle Kaede que je n'ai pas tenu en main depuis mon départ du clan. Guerrière impitoyable à la garde en argent incrusté d'onyx, elle sommeille aujourd'hui sur son présentoir et ne voit que les mains d'un vieil ami forgeron qui accepte de la chouchouter dès qu'elle en a besoin. Je ne sais pas si je serais un jour capable de la tenir à nouveau en main, peut-être ai-je peur qu'elle ne me susurre des mots un peu trop doux et carmins à mon oreille....

♦️ Mon auriculaire gauche n'est autre qu'une prothèse. Si vous êtes familiers avec l'univers de la pègre japonaise, la pratique du Yubitsume vous sera venu en tête. Forte tête à mes heures à l'époque, la contestation d'un ordre que je jugeait insensé m'a valu une peine exemplaire malgré ma place  au sein du Takumi-Gumi. Je trouve que ces prothèses, d'un réalisme assez saisissant sont une bonne chose pour nous autres anciens malfrats, de quoi nous racheter une « virginité » comme se plaisent à le dire les médias.

♦️ Fait peu étonnant en connaissant mon passé, mon corps est massivement tatoué et je me suis vu recouvrir, le torse, les bras, le dos et même mon fessier par un maître de l'Irezumi hélas aujourd'hui décédé. J'avoue que ce dragon recouvrant ma peau est peut-être un peu prétentieux, je me croyais indestructible et aussi dévastateur que cette créature mythologique à l'époque... Aujourd'hui, je préfère tendre vers les pan bénéfiques de ce dieu du ciel délivrant la mousson tant attendue...

♦️ Fait peu habituel pour un asiatique, je ne jouis pas d'une crinière lisse, fait que je n'ai découvert qu'il y a quelques années en laissant mes cheveux pousser. Depuis, je dois avouer faire le coquet et prend grand soin de mes boucles avec mon grand allié le gel d'aloes vera.

♦️ Je suis un bon vivant et fêtard à mes heures. J'aime être réunis avec des collègues ou des amis, toute cette synergie je trouve ça beau. Oui mes mots sonnent peut-être niaisement, mais j'ai toujours aimé le contact humain.

♦️ En parlant d'être un bon vivant, je me débrouille plutôt pas mal en cuisine, pas le choix quand on est père célibataire et que l'on veut fournir une alimentation de qualité à sa fille. Je dois néanmoins avouer que j'ai connu pas mal d'échec au début, moi qui n'avait manié les lames que pour faire couler le sang. Mais.. je dois avouer que les sushis maison ça a quand même un autre  goût.

♦️ Pour rester sur le sujet de la nourriture, en plus d'une fille à nourrir, j'ai toute une troupe de quatre pattes qui m'attendent . Chiens et chats errants sont une autre famille que je retrouve en rentrant  de service. J'essaye également de leur trouver un foyer du mieux que je peux et j'ai déjà réussi à en placer quelques uns, hélas il y a toujours de nouvelles recrues pour grossir les rangs...

♦️ Lorsque je ne suis pas de service, je m'investi auprès des jeunes de mon quartier dans une salle de boxe, leur apprenant à canaliser leur rage et pas sombrer du mauvais côté de la barrière. Ils ont un très bon exemple avec moi, on peut s'en sortir si on le veut, et puis j'ai quelques bons amis là-bas. De quoi s'entretenir agréablement en somme.

♦️ Jamais on ne me verra sans la chaîne où pend mes deux alliances et une fiole en verre d'une taille équivalente contenant quelques cheveux de Callista. Mon chapelet ne me quitte également jamais, sans je me sens nu et mal à l'aise.

♦️ Je ne suis pas très expansif quant à ma vie sentimentale, me vanter sur mes exploits, très peu pour moi, d'autres le font bien mieux. Après de là à dire que je suis un bonze.... Nous allons dire qu'il m'arrive de temps à autre de m'accorder des parenthèses tendres dans des bras féminins, mais le tout n'allant jamais plus loin qu'une nuit. J'aime encore Callista et je n'ai encore pour l'heure par rencontrer quelqu'un qui me permettrai de lui faire une place dans mon cœur.

♦️ Il n'est pas rare que l'on m'appelle « Jésus » à cause de mes croyances et de mon look peu conventionnel, ça m'amuse un peu. À quoi bon rétorquer de toute manière, les gens continueront, je sais aussi qu'une certaine petite américaine m'appelle « Monsieur bouclettes » *rires*.

♦️ En dépit de mes horaires fluctuantes et de ma vie qui se passe presque exclusivement sur le terrain, je tente d'aller à l'Église dès que je le peux pour me recueillir. J'ai même noué une entente avec certains paroissiens. Il faut dire que lorsque mes tatouages sont dissimulés, il est plus facile de me faire confiance, toutefois, certains « on dit » continuent de courir à mon sujet. Il ne faut pas croire, ce n'est pas forcément les plus fidèles à la messe du dimanche qui sont les meilleurs croyants. J'ai même remarqué qu'ils étaient même plus prompts au jugement, dommage dans une religion comme la notre basée sur l'amour de son prochain.

♦️ Avant de tenir ma fille dans mes bras, je n'aurais jamais pensé avoir une fibre paternelle aussi développée. Mais, dès que j'ai pu la tenir contre me cœur, j'ai su que je pourrais donner ma vie pour ma fille. Je regrette de ne pas la voir plus souvent, elle me manque atrocement... Voilà pourquoi je l'appelle tous les jours sans faute, ainsi elle peut me raconter ses joies, ses peines, ses victoires et ses défaites. Elle me dit pour le moment qu'elle veut devenir nonne, mais attendez que les garçons se mêlent à cette histoire, ah que de peur et d'inquiétude en perspective....

♦️ Si certains peuvent se targuer de parler plusieurs langues, je ne suis pas dans ce cas là, je parle seulement le japonais et ai une compréhension sommaire de l'anglais. Ça s'arrête ici... Il faut dire qu'avoir arrêté les études à à peine 16 ans n'était pas une grandiose idée. Je songe parfois à reprendre des études, mais la peur d'échouer et le manque de temps font que je ne me suis toujours pas lancé dans l'aventure.

♦️ À mon plus grand malheur, je n'arrive pas à arrêter de fumer. Voilà pourquoi j'ai toujours une, voir deux, oui deux c'est plus juste, paquets sur moi afin de ne pas tomber à court dans la journée. Néanmoins, jamais je n'aurais l'idée d'enfumer qui que ce soit. Si je veux jouer avec l'état de mes poumons, grand bien me fasse, avec ceux des autres non merci et encore moins avec ceux de ma fille...

♦️ Je suis un grand amateur d'encens, notamment pour les senteurs boisées qui vous reconnecte en un rien de temps  avec la terre. Ça ne vaut pas une bonne sortie en forêt, mais ça a presque les mêmes vertus thérapeutique.

♦️ En dépit de ce que l'on pourrait penser, je suis un gros gourmand qui  adore le sucreries. C'est une faiblesse qui m'a valu pas mal de caries et les foudres de mon dentiste mais.... Je n'arrive pas à résister aux cochonneries sucrées et i y a toujours un paquet qui traîne dans mes placards, personne n'est parfait.

♦️ Je n'ai jamais cherché à retrouver ma mère biologique, je ne lui en veux pas, j'ai simplement préféré aller de l'avant. Enfant, la revoir m'aurait aidé à construire des racines stables, aujourd'hui, cette donnée risquerait surtout de tout faire tanguer et de tout compliquer. Non, le passé est bien là où il est...

♦️ Je ne suis absolument pas du matin et préfère évoluer de nuit. La sieste est une religion chez moi et les matinées de repos sont consacrées à un repos salvateur. Mieux si il pleut ce jour là...
Caractère
Le Malin a de tout temps su susurrer des mots sucrés aux brebis égarées devenant pécheurs. Il y a des années de ça, je faisais parti des partisans inconscients de l'expansion maléfique du Royaume du Très Bas.  Aujourd'hui je me bas chaque jour contre les démons qui ont séjourné tant d'années dans mon cœur, mais la lumière de notre Seigneur veille sur moi et éclaire le chemin périlleux de la bonté que je m'efforce chaque jour à emprunter...


Fight your demons

Orgueil
Qu’un autre te loue, et non ta bouche, un étranger, et non tes lèvres.  — Proverbes 27:2

J'ai beaucoup péché par la passé avec mon orgueil. Convaincu de me tenir parmi les meilleurs, chaque mort n'était qu'un nom de plus à ajouter au tableau de mon égo. Connu comme la lame à la soif sans fin, je répondais sottement chaque jour à ce besoin de sang que je m'étais créé. J'aimais être craint, sentir la peur qui pouvait s'insinuer chez l'autre rien que par ma présence, où mieux encore, offrande ultime à mon égo surdimensionné de l'époque, la simple prononciation de mon nom hérissant l'échine de celui qui l'entendait. Aujourd'hui, je préfère me tenir aux côtés des humbles personnes, ou du moins je tente de mon mieux. J'aime célébrer des victoires avec mes pairs, mais narguer l'autre n'est plus dans ma vision de la victoire. La vie est une guerre que l'on mène à chaque seconde de son existence, mais gardons à l'esprit qu'une bataille gagnée peut très bien être suivie d'une cuisante et amère défaite. La seule fierté que je m'autorise aujourd'hui s'incarne dans l'être issu de ma chair et de celle que j'ai aimé, ma tendre Sayuri. À l'image de la lionne fière de sa progéniture, je couve des yeux ma princesse qui a été le plus beau cadeau qui m'ai été fait sur cette terre.


Avarice
Puis il leur dit: Gardez-vous avec soin de toute avarice; car la vie d'un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l'abondance.  — Luc 12:5

Lorsque l'on embrasse l'existence de yakuza, pour peu que vous parveniez à vous hisser dans les échelons, les biens ne tardent pas à se multiplier de façon prolifique et démesurée. Une abondance qui peut faire tourner la tête à plus d'une âme, moi-même ayant le premier à m'épandre des des draps trop richement garnis ou à compter l'air satisfait les billets tachés par le sang versé sur l'autel du profit. On garde on entasse, on achète et on contemple avec un bien-être égoïste la montagne  de biens inutiles que l'on possède. Appartements somptueux, drapés de soie, parfums capiteux et bolides aux montants indécents étaient alors mon triste quotidien de consumériste affirmé.  De nos jours, je ne pense plus verser dans ces travers, néanmoins, je dois bien avouer que j'aurais beaucoup de mal à me séparer de ma collection de katana et de tantôs. Peut-être que ce démons Nul n'est parfait, et je n'ai pas la prétention d'y prétendre.


Envie
Un coeur sain est la vie de la chair, mais l’envie est la pourriture des os. — Proverbes 14:30

Malgré le nombre incalculable de défauts que j'ai pu comptabiliser dans mon passé l'envie n'a jamais figuré dans cette sombre liste. Je préférais et préfère de loin une saine admiration poussant à l'émulation des êtres. Critiquer autrui ne sert à rien si ce n'est flatter plus encore notre amour propre et apaiser la médiocrité dans laquelle l'on se complait. Se surpasser et s'améliorer sont des processus lents et complexes pouvant défaire toute une personnalité durement forgée, mais tel est l'humain, à l'image de ses cellules qui n'ont de cesse de se renouveler. Seul le chêne est immuable et profondément enraciné dans le sol. Non vraiment, l'envie est un frein que je n'ai jamais eu dans ma vie et préfère au contraire m'en tenir loin et me concentrer sur l'amélioration de ma propre vie et suivre aussi mes propres objectifs.  


Colère

Mais maintenant, renoncez-vous aussi à toutes ces choses : colère, courroux, malice, injures, paroles honteuses venant de votre bouche.
 — Colossiens 3:8

Ah la colère une tendre et impitoyable amie que j'ai du apprendre à canaliser avec mes accès de violence. Je me rappelle encore avec une précision effroyable mes nombreux coup de sang de l'époque. Animal indomptable, seule la voie du sabre parvenait à me canaliser en me fournissant ma dose journalière de corps tombés. À vrai dire, je ne sais pas vraiment contre qui j'étais en colère, contre celle qui m'a abandonné sur les docks ? Contre les familles qui se sont toujours détournées de moi et qui n'ont jamais voulu me donner la chance de connaître ce mot ? Ou alors moi-même qui préférait céder à la facilité d'une voie meurtrière ? Peut-être un mélange de tout ça, peine et rage sont toujours compliquées à discerner l'une de l'autre tout comme l'on peut passer de l'amour à la haine en un battement de cils. Je ne sais dire si je parviendrais un jour à oublier cette bête insidieuse tapie au fond de moi, guettant un moment de faiblesse pour me lacérer de ses griffes courroucées. Celui qui s'est toujours tenu dans le droit chemin ignore à quel point il est difficile de résister à la douce saveur ferreuse de la perte de maîtrise de soi...  


Luxure

Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été une tentation humaine ; et Dieu est fidèle, qui ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de ce que vous pouvez supporter, mais avec la tentation il fera aussi l’issue, afin que vous puissiez la supporter.
 — Corinthiens 10:13

Dans mes jeunes et folles années, il m'arrivait très régulièrement, trop régulièrement, de m'épancher dans le stupre et la fornication. Une fille dans chaque port pour les marins, moi c'était à chaque bras et plus si affinités.... Il est fou de voir à quel point pouvoir et argent ont toujours été le plus puissant des aphrodisiaques. Car soyons réalistes un instant, sans je n'aurais pas pas eu autant d'occasion de m'ébattre dans des draps, ou ailleurs... Je ne croyais pas à ce que bon nombre nomment amour, pourquoi s'en embarrasser dans une vie faite de violence ? Aimer, c'est offrir un point faible sur un plateau d'argent à son ennemi. Et puis... mon cœur asséché n'aurait de toute manière en rien comprit la science inexacte des sentiments. Et puis il y a eu Elle, Elle et la fidélité, Elle et l'Amour, Elle et...est... ma faiblesse, Elle et la solitude. Aujourd'hui il m'arrive encore de temps à autre de m'épandre dans des bras inconnus le temps d'une nuit lorsque le besoin de contact humain se fait trop présent. Mais l'on ne m'entendra plus comme j'ai pu le faire à me vanter de mes exploits, en fait, je reste le plus discret possible à ce sujet. Finalement, la pudeur ne me serra venu qu'avec l'âge.


Gourmandise
La maison d'Israël donna à cette nourriture le nom de manne. Elle ressemblait à de la graine de coriandre; elle était blanche, et avait le goût d'un gâteau au miel. — Exode 16:31

Aujourd'hui comme hier, j'avoue avoir toujours été très porté sur la nourriture. Sans doute parce que je ne mangeais pas à ma faim plus jeune. Non pas que j'étais sous nourri à l'orphelinat, mais... faisant parti de ceux que l'on appelle gros mangeurs, je souffrais à peine sorti de table d'un supplice semblable à celui de Tantale. Voilà pourquoi on me retrouve très souvent à grignoter dans la journée, je suis incapable d'être doué de volonté devant des Okonomiyaki ou Takoyaki. Les rares fois où je le fais, mon humeur s'en retrouve indéniablement assombrie. L'on dit que la nourriture en dit beaucoup sur une personne, des dires que je ne considère nullement comme fantaisistes. En toute honnête, pas besoin de me traîner en thérapie pour reconnaître que cet amour de la nourriture trahis un manque profond chez moi  d'amour et d'attention maternelle dans mon enfance. De plus, j'aime profiter des plaisirs de la vie, notre pays nous offre une belle diversité de mets, pourquoi m'en priverais-je ? Et le plaisir n'en n'est que décuplé lorsque je peux le partager avec autrui.  Par contre, pour le cas des sucreries, je suis moins indulgent avec moi. Il faut manger pour vivre, certes, mais ce n'est pas avec des douceurs que l'on se rempli l'estomac. Je plaise ainsi coupable au chef d'accusation de la gourmandise ...


Paresse
La paresse fait tomber dans un profond sommeil, et l’âme négligente aura faim. — Proverbes 19:15

Gros chat indolent je jouis du même flegme que ces créatures à la fourrure soyeuse. Si je prétendais ne pas aimer traîner au lit lorsque mes repos m'en offrent l'occasion, ce serait un mensonge éhonté. J'ai toujours été un oiseau de nuit de toute manière... Rater un rayon de lune est rare pour moi, ceux du soleil beaucoup moins. Sans doute que certaines habitudes de mon ancienne vie ne se retireront pas avant longtemps. De plus... trainer au lit en compagnie de ma tendre Sayuri est devenue l'une de nos activités favorites lorsqu'elle est là pour un week end.  J'ai de la chance d'avoir une petite aussi compréhensive avec son pauvre vieux père sur les rotules, mais je me rattrape toujours pr de longues balades l'après-midi. Malgré mon rythme plutôt lent je ne me considère pas réellement comme une personne paresseuse, j'aime le travail bien fait et rapide si possible. Je suis même le premier levé si j'ai quelque chose à faire, bon, avec un réveil et en grognant un peu. J'avoue être toujours ébahi par les spécimens pouvant ouvrir les yeux, se lever et chantonner en accueillant la nouvelle journée. Moi, j'en suis bien incapable...


Embrace your angels


La Foi
Or la foi est l’assurance des choses qu’on espère, et la conviction de celles qu’on ne voit pas. — Hébreux 11:1

Si autrefois je me trouvais à des années lumières de la foi, je n'imagine plus mon quotidien sans ce sentiment apaisant qui siège au fond de mon cœur. Le péché a par tant de fois entaché mon âme et mes actes par le passé que je ne sais pas si je serais un jour digne de passer les portails immenses des terres paradisiaques. Et pourtant, chaque jour qui passe, c'est bien ma croyance qui me fait avancer dans le bon chemin à la poursuite de celui que je désire être. Mon métier me force parfois à me tenir dans des frontières troubles, entre bourreau et justicier, il n'y a parfois qu'un pas. Et combien de mes confrères sont déjà tombés face à ce fléau ? En croyant être dévoués aux autres à leur protection ils ont finit par pactiser avec le mal sans s'en rendre compte. Des gouffres abyssaux que je repousse grâce à la providentielle aide du très haut.


Espérance
Vous qui, par lui, croyez en Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance fussent en Dieu. — Pierre 1:21

Plus jeune, je n'avais guère foi en l'avenir, le voyant encore et toujours plus sombre. L'Homme était pour moi une cause perdue qui ne méritait que d'être l'un des tremplins de mon ascension sociale. Comment avoir confiance quant aux lendemains alors que votre aujourd'hui peut s'arrêter à tout instant ? Mon existence était basée sur la méfiance, ultime protection contre d'éventuelles trahisons. Alors oui, j'ignorais encore comment conjuguer mon existence et peinais à le faire au présent. Une vie peu enviable, le danger peut veut faire sentir plus que jamais en vie, mais il a ses revers et vous plongera bien vite dans une paranoïa sans fin. Aujourd'hui avec le recul des années, je parviens sans mal à relativiser une journée grise ou frôlant avec le noir. Ce n'est pas en perdant espoir que les choses s'arrangent, si la chance ne vient pas à vous, il faut la provoquer en allant de l'avant, voilà ce que j'apprend à mon enfant... La persévérance qui est clef de tout.



Charité
Mais tu lui ouvriras ta main, et tu lui prêteras de quoi pourvoir à ses besoins. — Deutéronome 15:8

Hier monstre d'égoïsme, le sort d'autrui m'importait peu. J'avais moi aussi bavé dans la vie et considérais que j'avais mieux à faire que m'embarrasser de niaises considérations basée sur l'aide. Le seul à qui j'avais prêté allégeance était le clan, lui et lui seul.  J'aidais bien mes frères d'armes, mais.. avec la crainte de voir une dague plantée entre vos épaules, on apprend bien vite à se tenir au strict minimum. J'étais pourtant déjà quelqu'un de sociable, une autre chose qui n'a pas changé à mon sujet. Bien qu'avec l'âge je me fais peut-être un tantinet plus sauvage et je cultive avec soins mes bulles de solitude. Tout comme j'aime à présent prendre soin de mon prochain qu'il soit à deux, trois ou quatre pattes. Un sourire est le plus beau remerciement que l'on peut recevoir. Il ne coûte rien, et pourtant il vaut tout l'or du monde pour moi. Surtout dans la société japonaise où le nombre de SDF ne va que croissant, cachés de la société, mais néanmoins jamais aidés car coûteraient bien trop cher à l'État. Le culte de la productivité a du bon pour l'économie, mais est un véritable désastre pour l'humain...


Justice
Tenez donc ferme, ayant ceint vos reins de la vérité, et ayant revêtu la cuirasse de la justice. — Éphésiens 6:14

Hier malfrat, aujourd'hui policier. On peut dire que j'ai fais un sacré grand écart en passant de l'ombre à la lumière. Fort manichéen, vous en conviendrez... C'est peut-être parce que j'ai longtemps siégé du mauvais côté de la barrière que la justice me tient autant à cœur maintenant. Il y a toujours plus fort que soi, mais il y a aussi toujours plus faible. Et ce sont ces faibles qui ont bien souvent besoin d'aide pour faire valoir leurs droits. Que ce soit par la force, l'argent ou la manipulation, bon nombre tentent de ses soustraire à la loi comme moi, hélas, par le passé et il est de notre devoir à moi et à mes collègues de rétablir l'ordre. L'Homme a de tout temps eu besoin d'avoir des valeurs, sous peine de voir ses civilisations sombrer dans l'anarchie la plus totale. Et c'est de là qu'est né le droit auquel chacun a le droit, le respect de l'autre ...


Prudence
Voilà pourquoi, en des temps comme ceux-ci, le sage se tait; Car ces temps sont mauvais. — Amos 5:13

Comme vous pouviez vous en douter, la prudence est une grande amie et mère de sureté pour moi, comme pour quiconque. Je ne suis en effet pas le premier à accorder ma confiance à autrui, en fait... je ferais plutôt parti des derniers pour être tout à fait honnête avec vous. J'aimerais pourtant réussir à me confier plus facilement, mais après avoir évolué dans le milieu des gangs, on ne voit hélas plus jamais son voisin comme avant et chaque âme peut se transformer en ennemi potentiel. Je pense que cette tendance à la méfiance constante s'est renforcée à la naissance de ma fille, une seule erreur de ma part et elle pourrait le payer de sa vie ... Voilà pourquoi je bénis le don d'observation qui m'a été confié et me sert aussi bien pour repérer une planque de drogue qu'un tic nerveux chez quelqu'un. Après, nul n'est parfait, et il m'arrive comme à tout le monde de lamentablement me foirer, fait qui m'énerve toujours particulièrement, mes erreurs me renvoyant à la sécurité de ma fille mise en jeu. Pour finir sur ce point, c'est mon passé qui m'a apprit furtivité et discrétion, deux alliées de taille lorsque vous devez évoluer en eaux troubles...  


Force
C'est Dieu qui me ceint de force, Et qui me conduit dans la voie droite. — Psaumes 18:32

Je ne saurais dire qui de la police ou les yakuzas m'a le plus apporté en terme de courage. Certes cette valeur est normalement l'apanage des valeureux héros, mais aller vous lancer avec un katana au milieu d'une foule prête à en découdre. Contrairement à ce que beaucoup pense, le courage n'est pas l'absence de peur. Il est bien plus puissant que cela, il est celui qui vous transcende et vous pousse à aller au delà de vos craintes et de l'adversité. Pour moi, celui qui ignore la peur est nullement courageux, juste sot ou peu honnête avec lui-même ou autrui. C'est toujours cette force d'âme qui me permet de tenir lorsque je suis en proie à des moments de doutes. Après tout, une autre activité et quitter le ville me permettrait d'élever mon enfant sous de meilleurs hospice et nous ne soufrerions plus ni l'un ni l'autre du cruel manque de notre tout.

Tempérance
Il faut qu'il ne soit ni adonné au vin, ni violent, mais indulgent, pacifique, désintéressé. — Timothée 3:3

Ayant connu que trop de sentiments dévastateurs par le passé, j'avoue apprécier d'avoir trouvé une certaine quiétude avec l'âge et mon changement de voie. C'est ainsi que je me suis découvert plus patient que je ne le pensais, avoir une petite fille pleine de vie y aidant bien aussi je le pense. J'aspire également à plus de sagesse, rien de tel pour une vie plus harmonieuse et paisible. Ce tempérament plus calme m'a également permit de me plonger plus encore dans l'introspection que j'avais débuté lorsque ma compagne partageait tout juste ma vie. Si il est toujours difficile de reconnaître ses défauts, l'on est toujours soulagé de parvenir à les combattre un peu plus chaque jour.  La seule chose qui gâte mon humeur de temps à autre serait ces satanés passages mélancoliques qui me surviennent parfois, le vague à l'âme m'accompagnant depuis de nombreuses années déjà... Une chance pour moi, des gens comptent sur moi et m'empêchent de me laisser trop aller ....



Behind the scene crime
Toujours Ame no Kitsune allias Kyu au micro. Je n'ai pas changé depuis ma dernière fiche donc autant aller lire le BTSC de Ran ou Brooke Bon bah ...Parce que j'ai abusé, j'ai du tout bidouiller les codages de Rama et mettre mon histoire toute seule, ça rentrait pas, c'était trop gros. Que voulez vous, on se refait pas



Dernière édition par Naoe Takara le Mer 13 Sep - 20:32, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 103
¥ : 45
Date d'inscription : 28/06/2017
Age : 33
Localisation : Sur le terrain en train d'enquêter
Emploi/études : Capitaine de police
avatar

MessageSujet: Re: Naoe Takara ∆ From the shadow into the light   Mer 13 Sep - 19:05


Histoire

Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière! — Éphésiens 5:8

L'ombre a de tout temps coexisté avec la lumière, jumelle obscure, elle se tient en retrait de sa jumelle éclatante. Tapie dans le cœur des hommes, il lui suffit d'un peu de nuit pour éclipser le royaume du jour. Compagne infernale de chacun, elle ne peut néanmoins être détruite. Sans ombre pas de lumière, le monde est un tout et l'équilibre une loi. Voilà ce que conte mon histoire, l'existence d'un être qui est passé de l'ombre à la lumière ...


Genesis
21 août 1984

Le jour peinait encore à se lever sur les docks de la belle Osaka. Si les rayons paresseux se faisaient désirer, les lieux fourmillaient déjà d'une activité intense. Le silence nimbait encore les lieux et les mouettes rieuses commençaient seulement à s'éveiller pour suivre les pêcheurs qui leur ramèneraient assurément de belles prises opportunistes. Néanmoins, toute cette belle mécanique connu un dérèglement inattendu dans le fonctionnement de ses rouages parfaitement huilés. Un cri, des pleurs pour être plus précis, un son peu habituel pour tous ces ouvriers habitués à la quiétude matinale précédant les harassantes journées du mois d'août. N'étant alors qu'un nourrisson, je ne peux raconter  avec exactitude les premiers instants connus de mon existence. Ce sont les mots des personnes qui m'ont veillé enfant que je me contente de transcrire avec les miens, sûrement pour tenter de m'approprier une fois de plus ces instants volés...

Aucun mot ne m'accompagnait, je me trouvais là, seul et emmailloté dans des linges propres. Les docker qui m'a trouvé ce matin là crut halluciner en voyant un petit panier dont le contenu n'était autre qu'un enfant qui semblait à peine plus âgé que quelques jours. La seule chose que celle qui m'a porté neuf mois en elle avait laissé ce jour là était un parfum floral entêtant. Une fois de plus, impossible d'entrer dans les détails, ce ne sont que les mots du docker qui m'a trouvé ce jour là. Sans doute que celle qui m'a laissé sur les bords de la baie d'Osaka ce jour là ne désirait pas de cet enfant à qui elle a tout de même fait don de la vie. Était-elle dans le besoin et n'avait pas les moyens de subvenir à ceux d'un enfant ? Peut-être que je ne suis autre qu'un de ces enfants arrivés par erreur à cause d'une trop grande ignorance de la contraception dans mon pays ? Ou alors, est-ce le destin de mère célibataire qu'elle voulait éviter ? Tant de questions qui rongeront mon enfance, des réponses qu'aujourd'hui je ne cherche plus depuis longtemps.

Le nourrisson de l'époque, lui se moquait bien de toutes ces considérations, il avait faim et le faisait savoir en déchirant de ses pleurs le port d'Osaka. Un peu dépassé, le jeune homme qui m'avait trouvé s'était néanmoins rendu dans l'hôpital le plus proche afin que j'y sois prit en charge. Je l'ai retrouvé il y a quelques années de ça et ai ainsi put le remercier pour son geste charitable. Marié et père de deux enfants, grand père de trois autres, il m'a avoué d'un air désolé que si il avait été âgé de quelques printemps de plus, il m'aurait bien adopté. Pour lui il s'agissait d'excuses, pour moi, ce sont des mots doux en résonances pour mon cœur. J'ai gardé le contact avec lui et ils nous arrive parfois de prendre le café lorsque l'on se croise.

Pour revenir à mon histoire, je ne souffrais par chance d'aucune maladie et jouissais d'une santé de fer. C'est donc ainsi que je suis arrivé à l'orphelinat, j'ignorais alors qu'il serait le lieu qui abriterait mes joies et mes peines pour les quinze années à venir. Pour l'heure, je gazouillais entre les bras de la responsable qui m'offrit nom et prénom, enfin une identité autre que « ce pauvre bébé abandonné ». Naoe Takara, je ne comprenais encore guère ces amas de sons qui semblait tout particulièrement en liesse. Paraît-il que j'ai néanmoins gratifié celle qui m'avait prénommé ainsi d'un sourire radieux. Peut-être avais-je compris que l'on parlait de moi tandis que les traits de ma mère son parfum devaient commencer déjà à ses dissiper de mon esprit.

À l'heure d'aujourd'hui, je pense être mieux lotis que les enfants ayant des souvenirs de leurs parents biologiques. On court après le passé, des sons, des images, des parfums qui feraient mieux d'être relégués au statut de souvenirs. Aller de l'avant, c'est chercher son propre bonheur. Point de nécessité de haïr non plus les parents que l'on n'a pas eu, ils avaient leurs raisons. Je ne hais pas celle qui m'a déposé ce jour d'août 1984 sur les docks. Je ne saurais jamais rien de son histoire non plus, si ce n'est qu'elle se trouvait à Osaka ce fameux jour écrivant ainsi sur la première page du livre de Naoe Takara ...



Lost Childhood
1984-1998

Si aujourd'hui je peux posément affirmer ne pas sentir le besoin de lier connaissance avec mes racines, il n'en n'a pas toujours été ainsi. Enfant perdu, j'ai comme beaucoup d'orphelin eu beaucoup de mal à accepter l'idée que ma mère ne voulait pas de moi. Après tout n'était-elle pas celle qui m'avait  porté neuf mois dans ses entrailles et m'avait mit au monde. Elle ne pouvait que m'aimer, non ? Voilà ce que l'on pense avec l'innocence propre à l'enfance, tout est simple et notre vision binaire ignore encore alors tout des nuances de gris constituant notre monde. Si je me trouvais là, il ne pouvait être autrement que ma mère viendrait me chercher tôt ou tard. Alors calmement l'on me répondait que non, qu'elle ne reviendrait pas sur ses pas. Mais, je m'obstinais encore et toujours à traiter toutes ces personnes sensées de menteuses, enfermé dans les tours aveugles du dénis. Orphelin, voilà un mot qui n'était pas pour moi... Ça sonnait trop et pas assez à la fois. Trop seul et pas assez entouré ... Je ne me reconnaissais pas parmi toutes ces âmes abandonnées errant entre les murs impersonnels et froid de ces lieux que j'ai très tôt apprit à détester.

Avec le recul, aucune froideur entre ces murs, juste de la mauvaise foi infantile. Enfant ingrat, le mieux n'était jamais assez pour le gouffre asséché siégeant dans ma poitrine. Les larmes aux joues et teddy contre le ventre, que j'en ai passé des nuits à supplier le retour de ma mère. Litanies implorantes hélas restées muettes aux oreilles de leur muse. « Il te faut t'endurcir Takara, tes pleurs n'y changeront rien » Que j'ai pu entendre tant de fois ces mots empli d'un sinistre réalisme, ne faisant que m'entêter dans mes réclamations incessantes. Le déni m'accompagnera ainsi les cinq premières années de ma vie. Une période désespérée qui me peine encore parfois aujourd'hui, surtout lorsque les prunelles de ma fille se lèvent vers moi. Un destin que je souhaite ni à elle ni à ceux qu'elle portera un jour au creux de son être.

Le temps a finalement pu avoir son effet sur l'enfant que j'étais, et sous les encouragements des adultes, mon cœur s'endurcit. J'avais déjà perdu cinq années à guetter un hypothétique retour qui se rapprochait chaque jour un peu plus de l'improbable, puis de l'impossible. Je m'étais résigné et avais fait le deuil de cette relation qui n'avait de toute manière jamais existé. Non, je ne valais pas mieux que les autres, moi aussi j'étais de ceux que l'on appelle les abandonnés. Plus de tristesse pour le petit homme, juste les prémices d'une colère dévorante qui allait lentement mais sûrement combler le gouffre abyssale qui siégeait dans sa poitrine. Pourquoi perdre plus de temps à réclamer la présence d'une personne qui continuait très bien sa vie sans l'enfant qu'elle a laissée derrière elle ? Aucune raison de le faire, à part continuer à gaspiller du temps et de l'énergie dans une entreprise vaine.

Si j'avais eu du mal à me défaire de ma peine et de mes  larmes, la colère et les coups ne mirent guère de temps à se frayer un passage en moi. Dans un premier temps, ils s'étaient contentés de rester enfouis, se tenant docilement à la surface d'une eau trop calme. L'on dit toujours de se méfier de l'eau qui dort, il suffit de peu pour qu'elle se transforme en torrent impitoyable emmenant tout sur son chemin. J'étais à l'image de cette dernière, calme, trop calme. Véritable bombe à retardement ambulante, je n'avais cesse de me faire féliciter pour la fin de mes pleurs. Une indifférence apparente confortable pour tout ceux qui n'avaient plus à supporter mes états d'âme. Enfant qui ne fait pas de vague, enfant qui bouillonne... La tempête grondait en moi et le vase menaçait à tout moment de déborder.

Puis l'onde se précise et devient vague dévastatrice. C'est l'un de mes pauvres camarades d'infortune qui reçut la première en plein visage. Le pire dans tout ça, c'est que je ne me rappelle même plus ce qu'a bien pu faire ce pauvre gamin pour mériter pareil sort. Enfin, vu que je n'avais besoin que d'un prétexte pour exploser, sans doute pas grand chose ... Déchaîné on eut bien du mal à me sortir de ma furie, il fallut bien une nuit entière en isolement et sans repas du soir pour que je ne retrouve le calme, apparent du moins. Ce jour là, je passai du statut d'enfant sans histoire à nid à problèmes. Être persécuté ou être le persécuteur, j'avais choisis mon côté de la barrière. Une vision erronée et aveuglée par un besoin impérieux de survie que qui allait m'emmener de formidables et à la fois effroyables aventures ....

Mais pour l'heure, passons aux affres de l'adolescence.Ah.... l'adolescence... Une période trouble faite de doutes et de perpétuelles questions existentielles. « Ai-je ma place ici ? », « Pourquoi je suis là ? », « Qui je suis ? », « Où serai-je dans 10 ans ? ». Un flot incessant vrillant vos tempes jusqu'à vous donner l'envie d'embrasser violemment les murs pour calmer un instant ce tourbillon harassant.  Bien évidemment, aucune perspective d'adoption à l'horizon, qui aurait voulu d'un bon à rien en cours dont le nom semblait étranger à certains de ses enseignants. Les cours ne m'intéressaient guère, alors pourquoi m'abrutir à retenir par cœur des notions qui ne rendraient en rien mon avenir meilleur. Devenir l'un de ces adultes forgés par la pensée unique stressés et pressés jusqu'à la moelle ne me faisait nullement envie. Moi, j'aspirais à d'autres choses, triviales pour toute personne sensée, « carrément cool » pour toute la bande avec laquelle je trainais. Il n'était pas question de confiance ou de fraternité, loin de moi cette idée, j'étais bien trop méfiant pour ça. Néanmoins, ce serait mentir de ne pas reconnaître que j'ai passé des mémorables moment en compagnie de ces gars. Certains ont mal finit, d'autres bien, ou alors les pieds devant. Les lois de la rue sont dures et implacables. On finit bien souvent par chercher le gars de trop et on finit dans le fossé.

Enfin, ce n'est pas le genre de choses auxquels on pense, la seule nous important étant de pouvoir se venter sur le nombre de filles que l'on a pu lever ou de gueules qu'on a bien pu casser. Avec le recul, j'ai bien du mal à me reconnaître dans ces paroles dures, mais, enfin il faut bien que jeunesse se fasse. En réalité, rien de bien transcendant. Les rois du quartier pour lesquels nous nous prenions se contentaient de larcins sucrés et de bagarres avec leurs camarades. Vainqueurs sans péril, nous fêtions pourtant dans la gloire nos vaines réussites. Parenthèses épiques dans nos existences monotones, nous cherchions promesses de péripéties à chaque coins de rue. Errant entre les délits mineurs, nous occupions nos après-midi d'école buissonnière entre les vols à la tirée et les cassages de gueule en bonne et due forme. Une grandiose époque qui m'amènera au devant du danger et de ce qui allait devenir  ma vie pour les 13 années à venir ....    



New Start
13 août 1999

C'était une chaude et harassante après midi d'août, je ne sais pas pourquoi, mais bon nombre d'événements marquants de mon existence se passent un jour d'août. Il y a de ces choses qui vous collent à la peau, moi, ce sont les lames et les mois d'août, et vous ? Enfin, je divague... Reprenons donc à cette caniculaire après midi du mois d'août. Si je ne me faisais pas prier pour allègrement sécher, et me faire tout autant réprimander, lors des périodes scolaires, l'été était synonyme de liberté totale. Vous pensez bien, un cas comme moi, on était bien content de ne pas l'avoir dans les pattes. La « mauvaise graine » est toujours mieux en dehors de nos jardins n'est-ce pas ? Je pense que la métaphore ne peut être plus explicite. Enfin, cet accord tacite convenait à tout le monde, alors pourquoi me serais-je plains de ne pas être entravé ? Mais, à bien y réfléchir peut-être qu'il aurait été préférable que je ne me trouve pas dans cette ruelle. Enfin, l'on ne change pas le passé et l'on mettrait tant de mer en bouteille avec des si...

Plutôt grand pour mon âge et mes traits durs y aidant on me prenait bien souvent à tort pour un gars affichant bien cinq années de plus au compteur. Qu'est-ce que cinq ans dans une vie ? Peu, mais sur un faciès adolescent, ils vous propulsent d'un bon dans la cour « des grands ». Des gueules, j'en ai cassé un sacré paquet pendant mon adolescence. Cette gueule là ce fut celle de trop. Pourtant avec son air peu engageant et son costard un peu trop de travers pour n'être que l'un de ces nombreux salarymen déjà ivres morts à l'orée du début de soirée. Il ne marchait pas droit et se trouvait sur mon chemin. Il ne m'en fallait pas plus à l'époque pour balancer mon poing dans la première gueule qui ne me revenait pas. Sauf que cette gueule, se révéla pas si simple que ça à casser, voir franchement compliqué. C'est qu'il savait distribuer les coups ce bougre, et ce malgré la quantité phénoménale d'alcool brûlant ses veines. Je me rappelle encore de son souffle alcoolisé courant désagréablement sur ma peau, une haleine pestilentielle qui arrive encore aujourd'hui à me donner des haut le cœur...

Comme je l'ai dis, la lutte fut loin d'être aisée et cette avec une effarante précision que je peux encore entendre mon nez casser dans un sinistre craquement. Les coups étaient encore tombés en cascade un long moment avant que cette violente averse ne cesse. L'esprit brouillé et le corps contusionné, si ce dernier ne se trouvait d'ailleurs pas être une seule et unique contusion. C'est dans cet état second que l'on m'avait traîné dans un de ces tripots malfamés où il m'arrivait parfois de m'égarer avec la complicité de faux papiers d'identité. Pour tout vous dire, je me demande comment je réagirais si je trouvais un jour Sayuri un verre à la main avant sa majorité. Sans doute que je renverserais le dit verre sur sa tête avant de la priver de sortie jusqu'à ses trente ans. Enfin, contrairement à ma fille, je n'avais pas à l'époque de garde-fou et les tentations en tous genres étaient légions. Je ne savais pas encore réellement ce que je pouvais bien faire dans ce bar, mais les quelques regards noirs ou amusés que je pu croiser, ou plutôt distinguer avec mes paupières gonflées ne firent que me laisser que plus perplexe. J'avais néanmoins une seule certitude, j'allais passer un sale quart d'heure...

Certitude bien vite balayée par les mots de celui qui deviendrait mon kyodai. Enfin bien que cet enchaînements de sons familiers fut assez compliqué à saisir pour mon ouïe malmenée quelques minutes plus tôt. Néanmoins, malgré les sifflements stridents, je pu comprendre que mon cran avait plu à ce gars un peu trop sûr de lui. Pour qui se prenait-il pour me parler tel un vieux parrain de la pègre ? Rectification faite, il n'était sans doute pas parrain, mais membre... J'avais beau être sot, il faut être né de la dernière pluie pour tout ignorer de la présence d'un irezumi sur la peau d'autrui. Ses mots sonnaient étrangement à mes oreilles malmenées et pourtant, bien que j'étais loin de m'en douter, les bras de ma nouvelle famille s'ouvraient à moi. Un drôle de famille certes, mais lorsque l'on goûte pour la première fois à la plénitude de se sentir « à sa place » on est prêt à bien des sacrifices et oublis. Je me rappelle être ressorti sonné de cette entrevue étrange, croisant de temps à autre cet homme étrange qui semblait attendre quelque chose de moi. Finalement, il ne me fallut guère de temps pour rejoindre les rangs du Takumi-Gumi, une histoire de quelques semaines. Mon formateur ne fut autre que celui qui m'avait empêché de voir mon faciès être refait. Kakugyō qu'il s'appelait, un nom qui restera indéniablement relié à mon histoire ...    



Sword's Dance
1999-2002

Kakugyō, me disait ne mange pas pendant trois jours, je ne mangeais pas pendant trois jours. Kakugyō me disait d'endurer dix coups de plus, j'endurais dix coups de plus. Ma vie était rythmée par les demandes obscures pour moi à l'époque de mon maître d'arme qui régnait en souverain autoritaire sur le fil de mon existence. En parallèle des prémices de mon entraînement, on m'envoyait ici et là pour casser quelques gueules un peu trop ouvertes ou alors récupérer les « impayés » comme on les appelle. Emprunter de l'argent à un clan yakuza n'est pas forcément la meilleure des idées qu'il soit, néanmoins, les avantages sont réels, les banques ne prêtent pas comme ça. Le clan lui, donne l'argent, et saura toujours se rembourser... Un risque à prendre que je ne conseille à personne, cela revient à jouer avec une flamme indomptable se moquant bien de vos pauvres seaux que vous pouvez bien lui vider dessus. À l'époque, je me moquais bien de traumatiser une famille ou deux, lorsque l'on emprunte au clan, on se doit de rembourser, sinon on paye... d'un autre manière ... Une logique froide et imparable nécessaire dans l'exercice de l'activité de membre de gang. Vous n'êtes pas là pour faire de bons sentiments. Bien que ces derniers temps, je vois de plus en plus d'enfants se joindre à leurs rangs en ignorant presque tout des tenants et aboutissants que présume cette existence criminelle.

Au final, cette première année fut aussi riche en enseignements que pauvre en réels combats. Beaucoup de théorie pour si peu de pratique, je me languissais de pouvoir faire danser les lames, mais Kakugyō ne voulait rien savoir, s'obstinant à me faire étudier encore et encore les fondements de l'art du combat. Je ne comprenais guère ce vieil excentrique qui n'avait cesse de me clamer chaque jour que ma main était faite pour les lames, mais qui pour autant ne m'en faisait tenir au bas mot que quelques unes dans une myriade de mois trop nombreux et bien trop longs pour l'adolescent que j'étais. Adolescent qui avait d'ailleurs abandonné cours et orphelinat, cette vie  n'étant décidément pas faite pour moi. On m'avait bien cherché un temps puis, coûtant sûrement trop d'argent par rapport à ma réelle valeur, les recherches avaient été stoppées. Une autre tête s'était d'ailleurs échappée de ce mouroir à gamins, mon frère d'arme, perdu aujourd'hui de vue, j'ai nommé Katashi. Un sacré numéro celui-là, qu'est-ce qu'on a pu s'en foutre des peignées à l'orphelinat, c'était le bon temps.

Néanmoins, mon maître ne voulu pas d'un autre disciple. Un refus étrange pour un homme motivé par la transmission de son savoir. Aujourd'hui, je vois très bien où voulait en venir Kakugyō, Katashi avait l'âme aussi sombre que l'onyx et n'aurait jamais pu suivre la voie chevaleresque.  Nous ne sommes pas des enfants de cœur nous autres yakuza, mais ceux qui suivent la voie ne toucheraient jamais à un citoyen lambda. Katashi, lui, ne s'embarrasse pas de ce genre de considérations. Toutefois, jeune ignorant que j'étais c'est de mon propre chef que je pris la décision de dispenser tout le savoir que pouvait bien me transmettre mon sensei à celui que je considérais comme mon frère d'arme. D'ailleurs, après cette année relativement calme, Katashi eu la chance d'arriver au bon moment comme on dit, mon maître me jugeant fin prêt à faire danser les lames. Une surprise de taille m'attendait ce jour-là....

Plus cérémonieux qu'à l'accoutumée Kakugyō m'avait demandé de revêtir mon plus  beau Haori, facile à faire n'en possédant qu'un d'assez bonne qualité à l'époque, et de me présenter au dōjō au soleil couchant pas avant. Le reste de ma journée, je l'avais passé comme demandé à jeuner et méditer tout en me demandant bien ce qui pouvait bien être encore passé par la tête de ce vieil illuminé. Le jour commençant à décliner, je ne m'étais pas fais prier pour rejoindre les lieux habituels de mes entraînements quotidien. Étrange ... personne ne se trouvait là et aucun son ou odeur ne trahissait la moindre présence. Prudent, je m'étais avancé jusqu'au centre de la salle où reposait la plus belle arme qui m'ai été donné de voir de ma vie. Nul besoin de lire le mot qui accompagnait la belle dame encore exposée dans son noble écrin tressé et rehaussé de pierres sombres, je savais d'ores et déjà qu'elle était mienne. Sortant de son fourreau, son chant acéré m'enchanta immédiatement. Dame décorée d'onyx et d'ambre, elle jouissait d'une belle longueur, son niku aussi m'étonna, sans être plat, il n'était pas particulièrement bombé, une arme au tranchant certain mais ne présentant pas les faiblesses des lames les plus affutés. Des autours parfaitement adapté à mon style de combat qui bien que relativement offensif pouvait se révéler versatile selon mes humeurs. Pour sûr que je serais accompagné le restant de mes jours avec pareille lame. Ainsi mon réel entraînement allait pouvoir débuter, Kaede entre mes mains, je ne pouvais m'empêcher de frissonner d'anticipation...  

Shōmen, domaru waza, Gyaku kesa giri, Tsuki, Gedan no gamae, Kesa giri, Uchi dome tant de noms à assimiler et à savoir manier. Si il est aisé de couper un homme en deux avec une lame assez affutée, il est également que trop facile d'émousser une lame si l'on l'éprouve trop un combat. L'on ne pare pas l'attaque comme à l'européenne, en Asie, les lames glissent sensuellement l'une contre l'autre tandis que leurs maître décrivent une danse mortelle. Des  enchainements gracieux que je prenais plaisir à décrire avec mon sensei. Je me rappelle avoir hérité d'un bon nombre de zébrures à l'époque, des rappels douloureux et cuisant à votre instinct de survie. Une marque de plus signifiait une mort de plus. Tant de fois j'ai éprouvé la mort, tant de fois je me suis relevé. C'est   Kakugyō qui m'enseigna la modestie, l'on trouve toujours meilleur que soit, seul le nombre d'années diffèrent d'un homme à un autre ... De l'autre côté, je continuais à dispenser les paroles de mon maître à Katashi qui se révéla être un excellent adversaire qui faisait un bon complément pour mes entraînements. Si pour l'heure Kaede n'avait goûté qu'à quelques gouttes de sang, ma formation me menait un peu plus loin chaque jour sur le chemin me menant à Hasaki ...  



Hasaki 's rising
2002-2007

Si j'avais acquis assez de connaissances pour débuter des missions, mon sensei était formel, j'avais encore bien du chemin à faire avant de pouvoir prétendre au titre d'assassin. C'est également à cette période que ma peau fut encrée pour la première fois, marquant ainsi la fin de mon entraînement et de mon entrée officielle dans le monde du crime. Il était rare que j'agisse en solitaire. Non pas que l'on m'assistait dans mes sanglants assassinats, mais une ombre s'était mise à me suivre. Une ombre prénommée Raiden, une ombre indissociable d'Hasaki et pourtant très peu d'âmes nous savaient frères. Si j'étais la lame sanglante, Takashi était la faucheuse silencieuse qui étendait son sombre linceul sur les cadavres qui disparaissaient à son passage. Soucieux de la mise en scène et de l'installation de notre légende, ah la mégalomanie de la jeunesse, il était fréquent de voir nos méfaits annoncés par  le biais de fracassants orages. Vous comprenez mieux pourquoi la pluie m'est aussi intimement liée. Elle transformait l'attente fébrile en calme méthodique, l'adrénaline en sang froid.

Ce n'est qu'en 2004 que mon maître reconnu n'avoir plus rien à m'enseigner. J'avais fais mon chemin depuis et avais quelques cadavres au compteur. Alors pu commencer une autre ère pour moi, celle où je me fis un nom au sein de mes pairs. Une période aussi sanglante que fastueuse, tout en ne négligeant pas la dose de stupre. Un mélange décadent dans lequel je m'ébauchais avec un plaisir démesuré.  Le sang coulait à flot aussi bien de jour que de nuit dans les sombres ruelles de la belle Osaka qui assistait silencieusement aux meurtres des âmes qui s'y étaient établies. Complice secrète, elle dissimulait à autrui nos méfaits. Jamais je n'avais trouvé la ville aussi belle que le macadam peint de rouge. De sanglants atours bien souvent emportés par les larmes du ciel orageux qui absolvait nos actions pécheresses. Le rouge était une si jolie couleur à l'époque, j'aimais la voir parer les lèvres d'une putain un peu trop déshabillée. Plus encore si elle contrastait avec des jambes pâles rehaussées de talons vertigineux. Il n'y avait bien que l'alcool des soirées abondamment arrosées qui ne revêtait pas cette robe, lui préférant la sobriété d'un clarté limpide.

Personnage publique, personnalité excentrique, Hasaki était devenu la lame sans soif de mon gang. Reconnu par mes pairs, j'accédais enfin à la reconnaissance à laquelle j'aspirais depuis toujours. Point de légende, bien que j'aimais penser que j'étais en train de l'écrire sur des pages carmines. Un simple pantin mené par son égo débordant, voilà ce que j'étais devenu. Le sang était mon calice et les corps mon pain. Une sinistre communion quotidienne qui m'avait valu de voir  Kakugyō me tourner le dos tandis que Takashi me célébrait. Bien que nos sangs aient étés liés un jour par une coupure faite à des doigts encore potelés, il nous fallait nous séparer pour que je puisse entendre les louanges du très haut. Il était les voix enchanteresses de l'étoile déchue du matin, me poussant encore et toujours plus loin dans mes sombres travers. Et pourtant que je chéris encore nos épiques aventures peut-être que j'aurais pu le sauver si je n'avais pas failli ? Non, je le sais très bien, Takashi est hélas de ceux qui ne veulent pas retrouver le berger comme je l'ai fais. Ah Takashi, tout aurait pu être si différent....      

Enfin, à cette époque, j'étais bien plus préoccupé par le contenu de mon verre ou de la prochaine dinde décérébrée que j'allais lever. Des préoccupations qui me paressent bien futiles aujourd'hui alors qu'elles peuplaient mon quotidien il y a quelques années.  Une journée type pour moi consistait à traîner, et le mot est encore bien élégant je trouve, au lit jusque tard dans la matinée, ou tôt l'après-midi, c'est à vous de voir. Puis, après un bon petit déjeuner, je ne demandais pas mon reste pour faire chanter Kaede à l'entraînement. J'avais beau prendre un peu plus chaque jour le melon, je n'oubliais néanmoins pas de m'entraîner quotidiennement. Sans ça, je pense que je ne serais pas là aujourd'hui pour vous compter mon histoire. Au moins j'avais retenu ceci de l'enseignement de mon sensei, une bien maigre consolation pour lui... Pour poursuivre sur cette journée type, lorsque le soleil commençait à décliner, je prenais une rapide douche froide. Rien de tel pour vous éveiller l'esprit et le corps. Bien souvent Raiden, mon ombre de toujours, m'attendait au coin de la rue le sourire en coin. Enfin, ça, c'était quand il n'attendait pas au pied de la porte  de ma salle d'eau. La suite, vous la connaissez boucheries et massacres en tout genre, et si le temps nous le permettait, nous finissions alors la nuit dans des bras et des draps inconnus avant de nous réveiller avec de sacrés gueules de bois. Une mécanique bien huilée qui n'allait pas tarder à être déréglée par l'arrivé d'un rouage inconnu...



Honeymoon
2007 - 2010

Et ce rouage inconnu ne se prénommait autrement que Callista. Callista c'était des jambes interminables, des formes à faire se damner un saint et une crinière de blé qui cascadait sur ses hanches étroites. Mais Callista, c'était aussi un sourire enchanteur paré de lèvres pleines, des yeux azurs jalousés par le ciel d'été et une voix qui vous caressait sans vous toucher. Callista ça rimait avec douceur sans pareille, générosité désintéressée et intelligence vive. Enfin, la première chose qui me sauta dessus fut.... un banc dans mes parties. Oui, vous avez bien entendu, pas besoin de vous faire de dessin, j'ai encore mal aujourd'hui rien que d'y repenser. Et c'est là que je suis tombé ... Un sourire compatissant de cette créature tout droit sortie du Paradis et me voilà perdu. Moi qui n'avais jamais connu l'amère expérience de perdre mes moyens devant une femme, voilà que je bafouillais. Un véritable carnage... J'avais beau ne croire en aucune divinité à l'époque, je pense que j'ai imploré de l'aide à toutes celles qui auraient pu être disponibles ce jour là...

C'est avec un japonais impeccable que la douce créature était venue s'enquérir de mon état. Malgré ma gêne soudaine et ridicule, je parvins néanmoins à maugréer un oui bourru. Contrairement à beaucoup de personne censées, elle ne s'écarta pas devant mon air peu amène. Soulagée de me voir en un seul morceau, ou presque ma descendance ayant été fortement compromise lors de ce 6 août 2007, elle me salua une dernière fois avant de disparaître dans la foule. Les bras ballant et la bouche entrouverte, air des plus intelligent nous en convenons, je l'ai regardé s'éloigner et redevenir l'une de ces têtes parmi tant d'autres. Ne me restant de cette rencontre qu'un sourire et quelques mots à mon égard. Ah ça avait bien amusé Takashi, il faut dire que je ne l'avais pas raté le jour où son copain de l'époque l'avait mit dehors... Entre nous, bien que ce ne soit « pas très chrétien » je l'aurais très certainement mit à la porte si mon compagnon me proposait un plan à trois. Enfin je ne suis pas homosexuel, et je ne connaissais alors pas grand chose à la vie de couple à l'époque... Et grand bien me fasse lorsque je voyais mes connaissances se prendre la tête avec toutes ces histoires.   

Grand personnage soit disant insensible, je me surpris plusieurs fois à guetter l'apparition de cette silhouette gracile lorsque je passais dans le parc où nous nous étions rencontrés. Il me fallut attendre la fin du mois d'août pour revoir le profil de son nez retroussé. En lui rentrant dedans cette fois-ci, je pu même voir mon honneur masculin bafoué remonter en flèche en rattrapant la demoiselle en détresse. Enfin, pas si en détresse que ça, cette dernière me regardant avec un drôle d'air avant d'éclater de rire en m'affirmant que j'étais du genre maladroit. Moi ? Maladroit ? Voilà bien la première fois qu'on me disait ça, encore moins une femme. Enfin, il faut dire que les seules fois où elle m'a vu les situations n'étaient pas à mon avantage. J'étais à la fois grisé par ce sentiment étrange que j'éprouvais en sa compagnie et excédé de perdre tous mes moyens devant une simple fille. Je n'étais plus un adolescent  boutonneux, alors pourquoi ?  Pourquoi ? Oui je préférais me répéter cette question en boucle plutôt que de chercher une réponse, LA réponse que je ne voulais surtout pas entendre. Moi, amoureux ? Vous imaginez la tête du désastre ...

Une douce catastrophe à laquelle je me suis laissé un peu trop facilement prendre. Et de fil en aiguille, je me suis retrouvé à faire la cour à cette fille avec une croix au bout de son sautoir. Oui, moi, le yakuza qui enchaînait les meurtres de sang froid, j'agissais comme monsieur tout le monde pour une fille qui semblait bien ignorer ce que je faisais tard le soir. Ou plutôt ... elle le savait ma Callista, mais était assez intelligente pour ne pas m'en parler, à moins que ce ne soit un peu de folie ou de courage. Je ne sais guère, si ce n'est qu'elle m'avait dit un jour avoir « vu le bon » en moi. Je ne sais pas quelle ophtalmo elle consultait à l'époque, mais à ce niveau là, ce n'était plus de la correction. J'aurais aimé avoir moi aussi l'option clairvoyance sur mes verres. Bien qu'en voyant tout ce qui m'attendait, n'aurais-je pas voulu changer d'inéluctable en avançant à reculons ? Aurais-je été le même ? Je ne pense pas, et pourtant j'étais encore loin de me douter que le séisme Callista commençait tout juste à bousculer mon monde ...  

Le changement notable occasionné par cette union contre nature fut l'apparition de dissensions au sein de notre duo avec mon frère d'armes de toujours. Cette relation, il ne la voyait pas d'un bon œil et n'avait cesse de me railler. Je me ramollissais selon lui, il avait sans doute pas tort, voir avait très certainement raison. Je ne voyais plus avec le même regard toutes les boucheries à ciel ouvert auxquelles j'avais pu participer et auxquelles je prenais encore part. Derrière ce plaisir malsain, la culpabilité ne tardait pas à s'immiscer dans mon esprit et me rongeait des jours durant. Callista était bel et bien de me faire changer et le chemin retour devenu impossible. Alors ce fut le point de non retour qui fut franchi avec Takashi. Après des mois à s'éloigner un peu plus chaque jour, au point de devenir presque étranger pour l'autre, une amitié vola en éclat, Hasaki devant maintenant faire sans l'ombre Raiden. Une séparation houleuse qui me serre encore le cœur aujourd'hui. Frère d'un jour, futurs ennemis du lendemain.

Pour moi et Callista tout s'était rapidement enchaîné, fiancés en 2008, arrivé d'une grossesse surprise en 2009, toujours en août. Quand je vous dis que ce mois me poursuit... Nous prenions pourtant nos précautions, mes les hormones féminines ont leurs raisons que la raison même ignore. Et voilà comment ma fiancée s'était retrouvée enceinte alors qu'elle n'avait jamais oublié en deux années de relation la sacro-sainte pilule. Bien que cet enfant n'était pas dans nos projets, ou du moins projets immédiat, nous ne pûmes nous résoudre à l'abandonner ou... Je préfère ne pas prononcer ces mots si vous permettez. Voilà que je me retrouvais à 25 ans à me lancer dans des projets allant plus loin que le lendemain. Je ne savais encore guère comment mener toutes ces existences de front, un choix s'imposait. Et ce dernier arriva plus brutalement que je n'aurais pu le penser ...

Naoe Sayuri Avril, voilà le nom du tsunami qui renversa mon monde une seconde fois comme sa mère l'avait fait avant elle. Peut-être que ça sonne cliché, mais voir cet être si fragile entre mes bras éveilla en moi un incommensurable besoin de protéger sa vie. Une impérieuse envie de lui offrir le meilleur et d'être un père dont elle pourrait être fière. Une certitude s'imposa alors à moi, je devais quitter le clan ... Par chance, jouissant d'une condition de yakuza, je faisais partie des rares gang où l'on pouvait envisager un après, après de bons et loyaux services bien évidement. Alors pour le bien futur de mon enfant et de la famille que nous avions fondé avec Callista, je pris la décision d'offrir un dernier sanglant tour de piste à Kaede. Un an, voilà ce qui me séparait d'une vie faite d'honneur, nous pouvions l'endurer n'est-ce pas ? Optimiste que j'étais, voilà ce que je m'étais dis, sombre imbécile que je suis ...



Path Cross
2011 - 2016

Enchaînant les missions, je n'avais pas pensé au fait le plus logique que cette multiplication allait entraîner. Si mes ennemis étaient déjà nombreux à l'époque, je ne cessais de voir le nombre de ces derniers croître de jour en jour. Enfin, des adversaires, j'en avais toujours eu, telle était la vie de malfrat. Je savais très bien que ma vie se ferait très certainement dans une autre ville ou dans un autre pays sous le couvert de l'anonymat. Un, an ce n'était rien non ? Néanmoins une année, c'était déjà bien trop ... Les mois filaient à une vitesse vertigineuse pourtant, et la date tant espérée de la délivrance se rapprochait à grand pas. Pourquoi ce serait-il mal passé ? Callista et moi vivions dans un lieu tenu secret de tous et nous limitions ses sorties à elle et à la petite au strict minimum afin de ne pas attirer l'attention sur notre bulle de tranquillité. Bulle qui n'étais pas aussi bien cachée que l'on le pensait...

Souffrant dernièrement de céphalées l'handicapant des heures durant, ma compagne avait préféré confier ce jour là la petite à ses grands parents qui habitaient eux aussi  Osaka. Rassurée de savoir la petite en sécurité et choyée, elle s'était endormie du sommeil du juste. Un repos éternel dont elle ne se réveillera alors plus ... Harassé par un énième sanglant assassinat et l'excitation morbide qui le procédait bien malgré moi, je ne pensais comme chaque soir qu'à une chose ; rejoindre ma femme et ma fille. J'étais loin, très loin, de me douter quel spectacle pouvait bien m'attendre dans notre lieu de vie. La porte avait été forcé, un habile crocheteur, la poignée différent à peine de sa position initiale. La suite, elle fut à la hauteur du début de soirée. Écarlate et douloureux. Tel un agneau sacrificiel étendu sur l'autel de mes péchés, Callista gisait sur le canapé où elle avait trouvé le repos quelques heures plus tôt. Sonné, je ne crus tout d'abord pas aux images délivrées par ma vue. C'était impossible ! Je m'étais assoupi sans m'en rendre compte en rentrant et voilà que je cauchemardais. Il suffisait de me réveiller, voilà tout.

Toutefois, point de réveil salvateur, l'abomination nommée vérité se livrait dans son sombre linceul. Le choc fut tel que les larmes ne parvinrent pas à mes prunelles. Pas avant de savoir si Sayuri se portait bien. Et par chance, Dieu merci la petite était sauve, veillée par ses grands parents endeuillés. La police et un camion réfrigéré ne tardèrent pas à arriver, m'arrachant des bras ma tendre Calli... Ce n'est qu'à l'occasion des obsèques de ma compagne que les larmes affluèrent en torrent impétueux. Parait-il qu'on ne pleure pas aux enterrements chez nous, j'ai beau aimer les coutumes de mon pays, ce jour de peine je voulais le partager au monde entier et crier par le biais de larmes rageuses mon sentiment d'injustice. C'est ce jour-là, où j'embrassai la religion de ma regrettée Callista. Pourquoi maintenant ? Parce que. Je ne saurais pas comment expliquer, mais je le devais voilà tout. La foi m'aidant alors à ne pas perdre pied et finir de sombrer dans mes vieux démons au lieu de finir de les contrer.   

Les années qui suivirent, Sayuri Avril parti pour la ville de Sennan en compagnie de ses grands parents. Tous les trois caucasiens, ils passeraient bien plus inaperçus sans moi. Et moi ? Moi... Je ne savais guère quoi faire. J'avais combattu toute ma vie et avais séché tant de fois les cours que j'avais fini par stopper les études à à peine 16 ans. Mon envie de justice m'aurais bien fait endosser l'uniforme, mais avec un passé tel que le miens, tout ceci était impossible... Et pourtant... Je me rappelle encore de l'apparition de ce commissaire véreux devant ma porte. Deus ex machina improbable qui me livrait ce que je désirais sur un plateau. L'offre était inespérée, mais, comment avait-il eu vent des quelques bribes échangées au téléphone avec mes beaux parents... À bien y repenser, j'avais encore du chemin à faire en tant que flic, comme il me l'avait dit un sourire étirant désagréablement le coin de ses lippes bien trop fines. Pour lui les policiers étaient d'un efficacité ... discutable. Fait avec lequel je ne pouvais qu'être en accord l'économie souterraine où les gangs ont la main mise représentant encore aujourd'hui près de 40% de celle du Japon. Il faut croire que la loi anti-gang n'est pas encore assez efficace, mais comment s'attaquer à la nouvelle facette des malfrats qui portent aujourd'hui des cols blancs.

Selon ce drôle d'animal,  les représentants de l'ordre actuel ne connaissaient rien des réalités des gangs et passaient à côté d'un bon nombre de malfrats. Encore une fois, je ne pouvais qu'être en accord avec lui. La police avait besoin de « gens comme moi » lui permettant de s'infiltrer au mieux dans le paysage du crime. Officiellement, aucun crime n'entachait mon casier et les forces de l'ordre savait parfois fermer les yeux lorsqu'il le fallait. J'avoue que je me méfiais grandement de ce policier ripou qui ne m'inspirait que des mauvaises choses. Pourtant, contre toute attente, aucune ruse, simplement un mode de pensé et de fonctionnement différant des normes établies. Sans doute pour ça qu'il obtenait deux fois plus de résultats, sans doute pour ça qu'il est très certainement en train de se faire manger par les gros poissons de la baie ...

Voilà comment en dépit de mon passé criminel j'ai pu intégrer l'école de police en 2012. Une année riche en enseignement, mais aussi en obstacles. Ancien malfrat, je détonnais au milieu de tous ces jeunes dont il sortait encore du petit lait de leurs nez à peine sortis des jupons maternelles. Si au Japon on ne juge pas moins qu'ailleurs, les regards à la dérobé et les messes basses sont légions.  Je n'étais pas à ma place et on me le fit sentir, après tout il fallait bien avouer que ma situation était digne d'un de ces films Hollywoodien avec un scénario tiré par les cheveux et beaucoup d'explosions. Bon sans les explosions pour ma part, ça faisait un tantinet moins nanar à gros budget. Les levés matinaux étaient et sont encore aujourd'hui une horreur pour moi, je ne suis pas du matin et ce n'est pas prêt de changer. Les procédures sont parfois de véritables casse-tête et la plupart du temps, votre rôle de policier s'arrête à pédaler sur un vélo et siffler pour faire la circulation. Par pitié, ne me parlez plus jamais de vélo, je ne peux plus voir ces engins de malheur en peinture après en avoir autant fait...

Finalement, ma formation m'apprit beaucoup et peu. Je savais pertinemment que  l'on m'affecterait sur le terrain afin de frayer en eaux ennemies. Mais le terrain, je le connaissais et ses règles impitoyables aussi, il me restait qu'à m'adapter à me nouvelle couleur de pion ...   À partir de ce moment là, les années ont filé à une vitesse déconcertante. Affecté au commissariat de ma ville d'origine je m'estimais heureux de rester en terres connues. De plus, comme je le prévoyais, point besoin de rester enfermé dans les locaux où dans de sombres histoires de circulation, le terrain m'attendait déjà. Commença alors une routine à la régularité millimétrée qui ne se dérégla aucunement lors de toutes ces années de service...  



Nowadays
2017

Nous sommes aujourd'hui en 2017. Je suis à présent capitaine de police après avoir bouclé il y a quelques mois avec quelques gars le cas d'un trafic assez étendu dans la capitale. Un honneur pour moi, mais aussi de nouvelles responsabilités. J'ai toujours été habitué à suivre les ordres, alors de là à en donner en tant que supérieur ... C'est bien pour ça que je continue à faire cavalier solitaire. Enfin.... continuais, notre cher commissaire Hiroto jugeant bon de m'attribuer un coéquipier. Enfin coéquipier... plutôt un mouchard humain si vous voyez ce que je veux dire ... Enfin, bien que frayant en eaux troubles, j'aime plutôt bien ce gosse qui est d'une efficacité redoutable sur le terrain. Son humour est douteux et il grogne souvent pour pas grand chose, mais j'ai bon espoir de l'aider à se remettre dans les rails. Et puis, c'est en réalité plutôt agréable d'avoir un coéquipier ça me rappelle l'ancien temps...  

En parlant d'ancien temps, j'ai réussi il y a quelques années de ça à retrouver la trace de Takashi, ou plutôt de Gang Dao de sa nouvelle identité. Brouillés à cette époque là, ce n'est que trop tard que j'avais compris que mon ancien frère d'armes s'était fait enlever par la Triade. Même Triade qui le compte parmi ses membres aujourd'hui. Nous ne nous sommes pas encore recroisés malgré toutes ces années, ce n'est pas un mal, le temps est passé, nos liens se sont étiolés. Tout ce que je sais, c'est qu'il continue sur la voie du sang et qu'il est plus que jamais lui-même... Tout ce que j'espère c'est qu'il se porte bien et ce en dépit de son âme sombre. Pour moi il restera Takashi, le gamin belliqueux avec qui j'ai  partagé des moments grandioses de ma vie...

Pour rester sur le sujet, la mémoire de Calli n'a toujours pas été vengée. Impossible de mettre la main sur celui qui a osé sauvagement planter une dague dans sa gorge. Mais, l'étau finira tôt ou tard par se resserrer et ce criminel répondra de ses actes pour avoir privé une famille de l'une de ses membres. Enfin, si j'arrive à le mener jusqu'au poste, j'ai beau avoir changé, la rancune est une compagne tenace qui peut bien vite faire perdre la raison. Ce scénario ne serait pas pour déplaire à Kaede qui jalouse depuis tant d'années maintenant Kira qui m'accompagne dans presque tous mes déplacements.... Cette vie n'est plus la mienne, et la belle dame jouit d'une retraite paisible au milieu de ses frères et sœurs.

Bon et bien ... Il me semble en avoir terminé avec cette histoire. Désolé de ne pouvoir rester plus longtemps avec vous, mais j'ai un entraînement de boxe qui m'attends et j'aurais aimé pouvoir passer à l'église prier avant. Bonne journée ....  


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 70
¥ : 35
Date d'inscription : 25/06/2017
Age : 25
Localisation : au boulot surement
Emploi/études : Capitaine de police
avatar

MessageSujet: Re: Naoe Takara ∆ From the shadow into the light   Mer 13 Sep - 19:26

monster die
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 339
¥ : 0
Date d'inscription : 22/07/2017
Age : 21
Localisation : Probablement en train de traîner quelque part pour faire une ou deux courses.
Emploi/études : Videur avec quelques extras pour les gangs lorsque le manque d'argent se faire ressentir.
avatar

MessageSujet: Re: Naoe Takara ∆ From the shadow into the light   Mer 13 Sep - 19:58

Ou l'art de tuer le game avec une histoire tellement longue et tout omg x.x
Bienvenue à lui sur le forum ! J'suis super contente que tu ais achevé de pondre ce petit poulet (note les jeux de mots qui viennent tout droit des médocs stp tellement c'est drôle !)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 103
¥ : 45
Date d'inscription : 28/06/2017
Age : 33
Localisation : Sur le terrain en train d'enquêter
Emploi/études : Capitaine de police
avatar

MessageSujet: Re: Naoe Takara ∆ From the shadow into the light   Mer 13 Sep - 20:20

Marehot :

Addoth : Merci ptitcoeurrose Le pire c'est que pendant un mois, syndrome de la page blanche, et là j'ai tout bouclé en une journée à peine. Le dieu de l'écriture est un connard XD
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 120
¥ : 0
Date d'inscription : 02/07/2017
Age : 21
Localisation : Au commissariat
Emploi/études : Brigadier de Taipei muté à Osaka pour poursuivre la Triade
avatar

MessageSujet: Re: Naoe Takara ∆ From the shadow into the light   Mer 13 Sep - 22:51


*Cheng Li does not approuve*


Cheng Li vous dit qu'il garde un oeil sur ces deux capitaines douteux, que les honnêtes citoyens soient rassurés xx
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 103
¥ : 45
Date d'inscription : 28/06/2017
Age : 33
Localisation : Sur le terrain en train d'enquêter
Emploi/études : Capitaine de police
avatar

MessageSujet: Re: Naoe Takara ∆ From the shadow into the light   Jeu 14 Sep - 8:33

J'ai entendu Ran exploser de rire au loin

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Naoe Takara ∆ From the shadow into the light   Mer 20 Sep - 19:56

PAPA
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 570
¥ : 38
Date d'inscription : 20/09/2016
Age : 25
Localisation : Encore et toujours sur le terrain
Emploi/études : Lieutenant de police
avatar

MessageSujet: Re: Naoe Takara ∆ From the shadow into the light   Jeu 21 Sep - 16:46

ptitcoeurrose

Bien que j'ai toujours pas eu l'idée en mp
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Naoe Takara ∆ From the shadow into the light
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Kaitaku :: Commissariat :: Casiers judiciaires :: Au trou :: La police-
Sauter vers: