Han Wong Ja

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Localisation : chez toi en train de dépenser ton fric
Emploi/études : recruteur du S.K. Mob
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MessageSujet: Han Wong Ja   Mar 1 Aoû - 22:07



Han Wong Ja
Feat Lee Tae Min (SHINee)
ID CARD
Nom : Han Lointain cousin de la branche principale fondatrice du S.K. Mob, je n'ai jamais aimé m'en servir pour obtenir le moindre avantage. Je préfère m'élever grâce à moi-même. Ils ne me portent pas dans leur cœur de toute manière. Je n'ai jamais profité non plus que mon grand-père du côté de ma mère soit de la Bratva si ce n'est qu'il y a quelques avantages à compter dans sa famille un des plus gros trafiquants d'armes de Russie.

Prénom : Wong (souhait/désir) Ja (magnétisme/attraction) Leur signification se passe de commentaires.

Âge : 23 ans. Déjà 4 ans que je vis dans ce pays, le temps est passé plutôt vite. L'ennui ne m'a pas gagné pour autant et j'ai largement fait mon chemin depuis.

Date et lieu de naissance : Je suis né à Séoul le 24 novembre 1994 et la première chose que j'ai vu de ma mère était sa chatte. Dire qu'ils y en a qui osent sortir que c'est le plus beau moment d'une vie, ça dépend vraiment de quel point de vue on se place...

Nationalité : Made in Korea, fruit de l'union entre un joppok et la fille d'un mafieux russe. J'ai un visa pour rester au Japon. Puis bon, je fais moins tâche dans la famille en étant exilé ici. Ce n'est pas non plus comme si j'avais envie de voir leurs gueules.

Statut marital : Célibataire. J'aurais pu faire un jeu de mots avec bâtard, mais vous allez vite savoir que c'est le cas. Petit plus même si ce n'est pas demandé, je suis pansexuel. Pour les ignares, ça signifie que j'aime tout même les mélanges de genre et suis très ouvert d'esprit, contrairement à certains.

Situation financière : Aisée. Attention pas celle de mes vieux, eux, qu'ils aillent au diable, je parle de l'argent que je me fais en pompant la monnaie des autres. Vous n'avez pas idée à quel point c'est jouissif.

Métier : Recruteur du S.K. Mob, mais il m'arrive de faire d'autres larcins plus ou moins importants. Il faut bien que jeunesse se fasse comme disent les vieux.
Études : études générales jusqu'à 15 ans puis arrêt, aucun diplôme

CASIER JUDICIAIRE
Antécédents judiciaires : Officiellement, j'ai été condamné en 2010 à une peine d'internement en hôpital psychiatrique pour crime passionnel. Qu'il crève bien en enfer ce connard. Comme j'étais mineur et vu la situation, j'ai eu des circonstances atténuantes. Au final, elle aura duré trois ans. Officieusement usurpation d'identité, vols, vandalisme, chantage, meurtres, corruption, manipulation, agressions et la liste ne pourra que s'allonger. Je ne vends pas d'armes, mais j'en importe pour mes besoins personnels et éventuellement celui de quelques rares chanceux.
Le suspect a-t-il coopéré ? :oui, a déclaré avoir toujours voulu être menotté
Inventaire des objets trouvés sur le suspect : téléphones, trousse de maquillage, préservatifs, vibromasseur, crème, lunettes de soleil, porte-feuille.

ANECDOTES
À mon sujet, il y a quelques petites choses à savoir, mais il ne faudra pas être surpris si certaines associées à d'autres forment des paradoxes.

◘ comme n'importe quel membre du S.K. Mob, j'ai son symbole tatoué sur ma peau. Ça n'a en réalité rien à voir avec l'attachement que peuvent bien ressentir certains envers le gang. D'ailleurs j'avais déjà une fleur d'hibiscus encrée sur ma nuque bien avant de savoir ce qu'elle représentait. À mes yeux, elle est davantage le symbole de mon pays natale. À la fois fragile d'apparence mais capable de vaincre les intempéries. La promesse que chaque nuit qui plonge le monde dans l'obscurité laissera place au matin. Les ronces qui enserrent la fleur représentent à la fois mon côté épineux et inaccessible autant que la torture que peut faire subir la vie parfois. Me balader avec un indice aussi visible ne me dérange absolument pas.

◘ ma principale source de revenus est l'argent des autres. J'ai même un grand jeu qui consiste à m'inviter dans les baraques des personnes friquées durant leurs vacances, quitte à me faire passer pour un nouvel employé ou un membre de la famille, et à mener la belle vie en dilapidant une partie de leur fortune. Il n'est pas rare que j'organise des soirées à leurs frais, elles ont en général beaucoup de succès. En plus, je change souvent d'endroits, de quoi ne jamais me lasser.

◘ être du genre nomade n'est pas une finalité en soi. En réalité, avoir un refuge s'avère être plus pratique. Je ne déroge pas à cette règle. Le mien a pour quartier la baie d'Osaka, à quelques kilomètres de la partie théorique appartenant à la triade. Il ne m'est pas venu à l'idée de m'installer dans le quartier du S.K. Mob, je n'ai pas envie de me faire surveiller. De plus, même si d'apparence, l'endroit où je vis ne paie pas de mine vu de l'extérieur puisqu'il s'agit d'un grand entrepôt à moitié en ruine, l'intérieur n'a rien à voir. Il a été entièrement refait tout en se voyant équipé d'un système de surveillance haut-de-gamme. En plus des protections liées à l'informatique et à la dernière technologie, j'en ai installé moi-même d'autres plus artisanales. Il y a même au bunker sous-sol. Mon grand-père et son côté paranoïaque prévoyant m'ont un peu déteint dessus. Jamais je ne ramène quelqu'un chez moi. Il y a beaucoup de choses qui ne doivent pas être vues.

◘ durant mon enfance j'ai reçu la formation de tous les fils de membre de gang, à savoir pas mal d'arts martiaux, en étant convaincu que tous les enfants le faisaient aussi. Or, ce n'était absolument pas le cas. Je me souviens en avoir été surpris car je trouvais ça très fun d'apprendre toutes ces choses. À l'époque, vous l'aurez compris, j'étais du genre assez crédule.

◘ c'est avec le même raisonnement qu'à chaque fois que je partais en vacances chez mon grand-père, il m'apprenait des trucs trop fun comme pêcher à la grenade. C'était quand-même plus rapide, les poissons n'avaient plus qu'à être récupérés. Il m'a aussi appris à chasser, à pister. Les animaux au début. Puis en grandissant un peu il n'était pas rare de jouer à la traque et de devoir rattraper certains de ses hommes de mains obligés de satisfaire la demande de leur boss. En réalité, il me formait à la guerre, aux maniements des armes, à les reconnaître et à tout savoir de leurs effets. Ça me manque de ne plus pouvoir y aller.

◘ mon grand-père m'a également trouvé une identité russe équivalente, je n'étais pas un fils de Corée à ses yeux. Pour lui je m'appelle Nikita Milanovitch Sadovski. Il était le seul à m'appeler par mon diminutif, Nika. Je n'ai jamais autorisé ma mère à faire pareil. C'est juste entre mon dedoula et moi. Même si en vrai, j'aurais adoré à une époque entendre la personne de ma vie m'appeler ainsi.

◘ bien que je sois à moitié coréen, je n'ai pas hérité de leur capacité à bien gérer les périodes de grand froid et de chaleur lourde les étés. Le froid ne me dérange absolument pas, par contre le chaud, c'est une autre histoire. Quand il fait trop lourd, il m'arrive de me transformer en loque sur mon divan. Ça peut aller jusqu'à des pertes de connaissances. En général, je m'arrange pour ne rien à voir à faire ces jours-là.

◘ n'échappant pas à la réputation masculine, je collectionne les coups d'un soir et les beaux véhicules en ne gardant que la seconde catégorie. Au seconde sous-sol de mon domicile justement, j'ai plusieurs voitures de luxe, sportives, et pas mal de motos. Certaines sont équipées de fausses plaques d'immatriculations, c'est plus facile pour faire des excès de vitesse et ne pas pouvoir être retrouvé.

◘ dans une de mes planques, j'ai rassemblé toutes les fausses identités que j'ai déjà utilisé et les passeports qui vont avec. C'est très aisé de s'en procurer lorsque l'on fait partie de la kkangpae et que l'argent n'est pas un problème.

◘ il n'y a qu'un sujet qui fâche avec moi. Vous pouvez insulter ma famille, ma mère ou mes ancêtres, même moi-même, je n'en ai rien à faire. Les paroles des autres n'ont aucune valeur, encore moins celles d'inconnus. Par contre, si vous commencez à remettre en question la couleur naturelle de mes cheveux blonds ou le bleu de mes yeux, là, vous allez me voir péter un plomb et vous casser la gueule. Je déteste ça. Ces deux détails m'ont toujours fait être tenu à l'écart par les autres injustement. Il m'arrive de me teindre les cheveux dans d'autres couleurs par goût, mais ce ne sera jamais par honte.

◘ mon attachement au S.K. Mob est proche du zéro en partie à cause de ce détail. Blond aux yeux bleus, ça faisait tâche, il faut les comprendre ces trous du cul étroit d'esprit. Mon idée d'en faire partie n'est là que pour me permettre d'agir à ma guise et de trouver ma voie en les utilisant à leur insu. Enfin, pour le moment. Il n'est pas impossible que je souhaite faire mon chemin et m'entourer plus tard.

◘ dans mon salon, j'ai un squelette anatomique que j'ai gentiment prénommée Kujiro ( la baleine pour les ignares ). Il arrive qu'on se prenne la tête avec son caractère de merde. Ce n'est pas de ma faute si elle ne veut pas se mettre au régime.

◘ depuis ma naissance, il y a toujours eu des auras étranges, des ombres. Parfois des phénomènes inexpliqués. Ça n'a pas réellement aidé à me faire des amis quand j'étais petit. Mes parents ont toujours fait régulièrement purifier notre maison juste au cas où. Je reconnais qu'il m'est arrivé certaines choses, que parfois j'en vois d'autres. Mais par dessus tout, ce que j'aime, c'est faire flipper les autres avec.

◘ je me suis découvert un don en manipulation des autres lors de mon séjour en psychiatrie. Il y avait là-bas tout un tas de spécimens intéressants qui m'ont permis de développer mon habileté.

◘ depuis que je suis arrivé au Japon, j'ai eu le temps de me faire un bon réseau de connaissances. J'en ai gardé certaines en Corée et d'autres en Russie. C'est bien pratique lorsqu'on veut savoir ou acheter quelque chose.

◘ devenir recruteur était comme une évidence. Déjà, ça me permet de pouvoir approcher tout un tas de personnes différentes sans éveiller les soupçons. Les plus intéressants, je m'arrange pour me les mettre dans la poche. Mais ce que je préfère faire, c'est de faire changer de camps une cible. C'est un challenge tellement exaltant.

◘ il m'arrive d'organiser des soirées sous le pseudo de Iredencia. Je me suis toujours arrangé pour que quelqu'un de différent lance les soirées. Si vous demandez, il/elle vous dira qu'il/elle ignore qui l'a engagé, mais qu'il a reçu un gros paquet d'argent pour le faire. Ca me permet d'y assister incognito. Personne ne peut s'inviter sans avoir reçu son invitation, je sélectionne les participants. Elles commencent à se faire une petite réputation.

◘ à cause des railleries de mon connard d'ex qui passait son temps à mettre en avant le peu de souplesse de mon bassin, j'ai pris des cours de danse intensifs. C'était carrément plaisant. J'ai même travaillé dans un club de strip-tease quelques mois et j'ai gardé les techniques d'effeuillage au cas où j'en aurai besoin pour chauffer quelqu'un.

◘ la seule fois où j'ai été en couple, ça a duré presque deux ans et s'est très mal terminé. C'était une relation toxique dans tous les sens du terme. C'est pourquoi je ne veux plus entendre parler de couple ou d'amour. C'est de la merde.

◘ le sexe est un des plaisirs de la vie. Dans mon cas, j'ai même un gros appétit qu'il me faut régulièrement assouvir. Les partenaires ne manquent pas, je n'ai pas à me plaindre de ce que côté-là.

CARACTÈRE
Hormis mes activités pour le S.K. Mob, le sexe tient une place importante dans ma vie, avec faire la fête et me lancer de nouveaux défis. C'est pour ça que je n'hésite pas à le mettre en premier, contrairement à certains qui n'assument pas. Il faut savoir se détendre. Rien de plus plaisant que de leur sortir le petit jeu de la séduction, de m'avancer en connaissant par cœur chacun de mes atouts, où et comment les placer. Je ne suis pas du genre vantard, mais je ne vais pas faire dans la fausse modestie non plus. Il y a plus canon que moi, mais il y a quand même bien plus de moins beaux. Je n'ai pas de limite, la débauche ça me connaît. J'ai mes entrées dans quelques clubs de la ville où l'on s'adonne à toute sorte de pratiques. Voyez-vous, dans mon cas, le genre importe peu. Ça peut être une femme un soir, un homme le lendemain, une femme avec un pénis le surlendemain, un homme avec un vagin, un travesti. C'est ça, être pansexuel. Je trouve que chaque personne possède sa propre beauté et qu'il est scandaleux de ne pas vouloir le reconnaître. Je ne juge personne sur son apparence, on me l'a toujours trop fait durant mon enfance. Avec l'âge j'ai appris à les ignorer. Je suis fier d'être un métis, de mes cheveux blonds, de mes yeux bleus. Ceux qui ne veulent pas le comprendre, qu'ils continuent dans leur connerie loin de moi. Ce sont juste des rageux envieux.

Vous l'aurez compris, le gentil, innocent et naïf  Wong Ja n'existe plus depuis quelques années déjà. Les personnes qui me connaissent ne me croient pas lorsque je leur raconte que j'ai été ainsi. La vie s'arrange toujours pour au moins imposer une épreuve, dont chacun est libre d'en sortir grandi ou bien de s'embourber dans leur situation. Dans mon cas, il m'a fallu un bon moment avant de me stabiliser. Peu importe le domaine je suis exigeant. Il ne faut pas croire que parce qu'une personne pourrait m'attirer que ce sera du tout cuit. Il y aura de toute manière plus de facilité à m'avoir dans votre lit, si vous me plaisez, que d'obtenir autre chose de ma personne. J'ai le baratin facile, mais mon éloquence n'est pas une légende. Convaincre les autres, les amener à réfléchir, douter, pour mieux servir mes desseins, je me débrouille carrément bien. Je sais me monter patient et aussi très persuasif. Ce n'est pas dans mon habitude de chercher à créer des conflits, sauf si ça sert mes intérêts. Mon physique avantageux m'aide aussi pas mal. Il faut savoir que je suis prêt à tout lorsque j'ai décidé que je voulais quelque chose ou quelqu'un. Ça m'est déjà arrivé de donner de ma personne pour une cible que je tenais à recruter.

Comme vous avez dû le remarquer, je suis du genre à n'en faire qu'à ma tête. L'aventure ne me fait pas peur. En plus j'aime beaucoup explorer de nouvelles choses. Mon culot est aussi imprévisible que mon audace. Ma confiance en moi est la clé pour pouvoir me comporter comme je le fais et attirer les autres. Je m'avère être également joueur et taquin. Enfin, tout dépend du degré d'intimité avec la personne en face. Mon caractère peut s'adapter à mes cibles. D'ailleurs je peux me montrer très inventif. Lorsque je commence à draguer une femme, elle vous dira que je suis un galant homme. Quelques heures plus tard, une fois que j'ai eu ce que je voulais, que je ne suis qu'un goujat. Dans tous les cas, ça dépend surtout de quel point de vue on se place. Elle devrait s'estimer heureuse d'avoir eu l'honneur de partager un lit en ma compagnie. Pour celui ou celle qui piquerait davantage ma curiosité, c'est un côté plus fougueux, gourmand, passionné et avide qui peut se dévoiler. Encore une fois, je n'aime pas prévoir à l'avance. Sauf quand il s'agit d'une cible.

Quant à mon activité dans le S.K. Mob, être appliqué, adroit et habile aide bien. Contrairement aux clichés liés à ceux ou celles qui ont des crinières de cette couleur j'ai une intelligence au moins assez efficace pour ne jamais m'être encore fait attraper depuis que je suis au Japon. Même si je suis du genre entêté sur certains sujets, je sais me montrer fin et malin. Plutôt autonome, je fais ma sauce dans mon coin et, en parallèle de servir soi-disant le clan, c'est tout de même bien pratique de pouvoir mentir sans éveiller les soupçons. Direct la majorité du temps, j'ai bien conscience que pour retourner le cerveau de quelqu'un, il faut forcément dire seulement ce que la personne veut entendre. Les longues heures à chasser dehors avec mon Deda m'ont permis d'acquérir une certaine capacité à être discret, enfin quand la situation le nécessite. J'aime aussi observer les choses, on apprend beaucoup de cette manière. Si je me sens vraiment à l'aise avec quelqu'un, je peux faire preuve d'humour, chahuter voire prêter une oreille attentive. Ma vie serait moins agitée si je n'étais pas susceptible sur certains sujets. Ma rancune est tenace. De plus, pour couronner le tout, je suis tempétueux. Le feu sous la glace. Même si je ne me mets pas souvent en colère car je sais prendre du recul.

Q&D : dévoyé, peut montrer son affection mais par petits gestes discrets, séducteur, baratineur, adroit,  appliqué, confiant, audacieux, attractif, autonome, avide, aventureux, cabochard, n'a rien gardé de son côté candide, chahuteur, charmant, compréhensif, curieux, culotté, diplomate, direct la majorité du temps, discret quand il faut, patient, éloquent, entêté, joueur, exigent, faux, fin, fougueux, taquin, galant, goujat, gourmand, habile, inoubliable, intelligent, inventif, libéré, malin, marrant quand il a envie, minutieux, observateur, passionné, persuasif, prudent, rancunier, séduisant, sexy, stratège, susceptible sur certains sujets, tempétueux, feu sous la glace

HISTOIRE
Il y a  des personnes qui estiment que le passé et l'héritage  font un homme, je pense plutôt que ce sont ses actes qui le définissent. Même si, en réfléchissant bien, les deux sont liés d'une certaine manière. Que ce soit des actes visibles ou invisibles, qu'il s'agisse d'une action ou bien de rester passif, tout le monde possède le pouvoir d'agir et de contrôler sa destinée. Il arrivera toujours un moment où quelqu'un ou quelque chose tentera de nous ralentir ou de nous en empêcher, il ne tient qu'à nous de dire non, de passer outre et d'avancer. L'humain est fait pour se tenir droit sur ses pieds. Il avance à son rythme. S'il tombe, il se relève avec plus ou moins de facilité. Le temps qui court, indifférent et inéluctable, le rappelle à sa mémoire à chaque seconde. L'humain est une créature fragile et éphémère. Il n'est en haut de la chaîne alimentaire que grâce à sa capacité de raisonner, d'inventer pour pallier à ses faiblesses. Le temps qui nous est imparti est bien trop précieux pour ne pas vouloir en profiter. Il ne tient donc qu'à nous de subir ou de supporter. Le choix nous appartient. Un petit rien peut changer toute une vie. J'en ai fait l'expérience.

Birth

N''allez pas croire que je m'apprête à vous raconter une histoire sordide digne d'un film ou d'une série pour la ménagère de cinquante ans où maltraitance et abus sont légions. Ma vie aurait pu être identique à celles des autres si ma mère n'avait pas été russe. Par contre, je ne compte pas dévoiler comment ils se sont rencontrés et tout le reste, hein. Vous n'avez qu'à aller les interroger si ça vous intéresse. Tout ce qu'il y a à savoir est que ça a fait scandale dans la famille de mon père. Déjà qu'on a une forte tendance à être raciste dans mon pays, mais là... Une blonde aux yeux bleus au caractère bien trempé, le feu sous la glace, et venue du pôle nord que leur fils aîné voulait épouser c'était le drame.  Passe encore que les touristes viennent claquer leur argent durant leurs vacances, ça permet au pays de continuer à prospérer, mais le mariage interraciale, jamais de la vie. Enfin c'était ce dont étaient convaincus les grands-parents paternels. Ce ne sont pas les menaces de mort qui ont fait changer d'avis mon vieux. La voiture piégée non plus. En même temps lorsqu'on est dans la kkangpae, la mafia coréenne pour les ignares, difficile de se laisser influencer par ce genre d'épreuves de force qui sont le quotidien de chaque membre.

Le mieux, ça reste quand-même ma naissance. Ce jour-là, il y a eu un tremblement de terre. Déjà, ça commençait fort. Ma mère m'a raconté la tête des grands-parents lorsqu'ils ont réalisé que leur petit-fils était aussi blond qu'elle en plus d'avoir les prunelles bleues. Il paraît que la mémé a manqué faire un malaise et que le pépé a tout juste eu le temps de la rattraper pour l'amener hors de la chambre ha ha ha. C'était la dernière fois qu'on les voyait. Ils ont toujours évité soigneusement les réunions de famille où nous allions. Ce n'est pas comme s'ils m'avaient manqué. Déjà à l'époque, il y avait des ombres parfois non loin de mon berceau. Les employés disaient qu'il se passait des choses étranges autour de moi. Mes parents s'y sont mis en demandant à un prêtre de venir purifier régulièrement la maison. Juste au cas où selon leurs dires. La première fois que j'en ai vu une, je tenais à peine sur mes deux jambes. Une étrange impression de froid s'était emparée de mon corps, me faisant remonter un peu plus haut la couverture de mon lit. Il m'a semblé entendre une voix, toute faible et incompréhensible. Du regard j'ai cherché tout autour, lentement, pas rassuré. C'est au pied de mon lit que je l'ai vu. Noire. Difforme. Lorsqu'elle a vu que je la regardais, elle a fait pareil, enfin je crois. Puis d'un seul coup, elle s'est mise à bondir dans ma direction. Je ne sais pas comment j'ai fait pour réussir à me cacher sous les draps à temps, mais je n'ai jamais hurlé aussi fort que ce soir-là. D'ailleurs, j'ai dormi avec mes parents cette nui-là.

La tête blonde que j'étais faisait bien trop tâche dans le décor, autant à la petite école qu'avec les enfants du coin, alors on nous a demandé de nous retirer. C'est ainsi qu'on s'est retrouvé dans un coin un peu paumé en périphérie de la ville. Mon vieux, très loin de l'action de son clan. C'était la manière de mes grands-parents de lui faire payer sa rébellion. C'est donc dans un quartier tranquille que j'ai vécu la majorité des années de ma vie. Dire à un autre gosse le jour de sa première sortie qu'il y a le fantôme de sa grand-mère  juste derrière lui et qu'elle lui demande de mieux écouter ses parents n'est pas le meilleur moyen de se faire des amis. À la place, j'ai été catalogué psycho. Mais la vieille dame m'a quand-même remercié d'avoir essayé, j'étais content. Le premier jour d'école, les autres élèves n'ont pas été tendres avec moi. Déjà qu'un métis entre deux ethnies asiatiques se fait ennuyer, alors un blondinet aux yeux bleus et bridés, c'était s'assurer de se faire mettre à l'écart et emmerder. Je n'étais pas du genre très affirmé. Bien au contraire. Quand j'y repense maintenant, ça me fait surtout rire tous ces cons. Mes parents ont fini par décider que j'étudierais à la maison, ma mère a donc été mon professeur pendant toute mon enfance. J'adorais apprendre, passer du temps avec elle. Elle me parlait de son pays, de leurs habitudes, de son enfance. De mon grand-père que je n'avais jamais vu mais restait évasive sur son emploi. En même temps, dire à son gosse que son papy est un trafiquant d'armes, ça le fait moyen. Même si en vérité, j'ai toujours trouvé ça trop cool.

Lorsque je n'étudiais pas avec elle, on s'amusait. Dans son pays, les personnes ont pour habitude de ne jamais sourire excepté à leur famille et aux très proches personnes car c'est considéré comme malpoli. Avec moi, elle le faisait presque tout le temps au point qu'elle m'a toujours paru chaleureuse contrairement à la célèbre froideur des russes.  Comme n'importe quel fils de mafieux, je m'entraînais à tout un tas de pratiques, notamment les arts martiaux. Ce n'était pas du tout une contrainte, ça m'amusait. J'étais du genre très crédule et innocent à l'époque, au point que j'ai longtemps été convaincu que tous les enfants coréen faisaient les mêmes entraînements. Lorsqu'un voisin m'a assuré que non, je suis un peu tombé de haut. Je me souviens même d'avoir compatis car c'était quelque chose de tellement fun que je trouvais ça triste d'être un des rares à en faire. Le lui dire n'a fait que renforcer ma réputation de loufoque comme certains aimaient appeler mon originalité. Ma tête d'enfant de cœur  n'aiderait personne, encore pire lorsqu'on a les cheveux et les yeux qui correspondent. Seulement je ne l'étais pas seulement en apparence, mais dans mon caractère. Lorsque la vie ne confronte à rien, on n'est pas forcément préparé à trouver des épreuves ou à chercher à se blinder. Même si on sait qu'elle n'est pas un long fleuve tranquille, on espère continuer à vivre sans.

Russia

La première fois que j'ai rencontré mon diedouchka, je l'ai trouvé très impressionnant. Limite effrayant avec sa haute stature, son air sévère. Il faut dire que je n'étais pas bien grand à l'époque et que ma mère n'était pas très emballée pour me laisser aller là-bas. Elle devait avoir peur qu'il m'arrive quelque chose ce qui n'était pas à exclure vu les activités illégales de son père. Il était entouré par des hommes tout aussi grands et patibulaires. Certains avaient même des cicatrices sur le visage, les bras, les mains. Des tatouages aussi. Je me souviens avoir ravalé ma salive lorsqu'il m'a fait signe d'approcher. C'était idiot de s'imaginer qu'il allait me manger. Mais l'imagination des enfants est toujours trop productive. Ses lèvres s'ouvrirent et il se mit à parler d'une voix très grave. « Tu es aussi fils de la grande Russie. Tu te dois de lui faire honneur en portant un nom russe. Tu t'appelleras Nikita Milanovitch Sadovski. » J'étais assez étonné qu'il avait été jusqu'à se donner la peine de m'en chercher un. Touché et content aussi. J'avais fini par lui sourire naturellement. « Enchanté de faire ta connaissance Deda, je m'appelle Nikita. » lui avais-je répondu en lui tendant la main pour qu'on se salue. Ça l'avait fait rire alors qu'il m'avait pris dans ses bras pour me câliner, sous les yeux étonnés de ses hommes. Les liens de famille sont plus forts que tout m'avait-il confié une fois alors que j'étais de nouveau en vacances dans sa grande maison. Avec lui, j'aime encore à le croire. Avec mes parents, ça n'avait jamais été le cas. Ça fait partie de ces choses que j'ai découvertes bien plus tard. 

Aller chez Deda était devenue une habitude chaque année. J'attendais toujours avec impatience que les vacances d'été arrivent. Avec le recul, je me dis qu'il me faisait faire des trucs de dingue. Si ma mère avait été au courant, elle nous aurait tué. « Ce sera notre petit secret, n'est-ce pas Nika. » me disait-il souvent. « Oui Deda. » Déjà à l'époque, je savais garder les secrets. Par exemple, il avait une étrange manière, mais bien plus drôle, de pêcher, puisqu'il le faisait à la grenade. Ça peut surprendre, mais c'est carrément efficace. Mon grand-père ne me traitait pas comme un enfant, plutôt comme un petit homme. De la même manière que n'importe quel autre enfant, j'adorais ça. Malgré son emploi du temps chargé, il trouvait toujours du temps pour m'emmener chasser. Dans sa réserve d'armes personnelles, il m'apprenait le nom des armes, ce qu'elles faisaient, comment les démonter et remonter. Certaines avaient une histoire qu'il aimait me raconter, en général liée à des ancêtres. J'étais toujours tellement captivé que ce n'était qu'à la fin que je me permettais de poser plein de questions. Deda ne parlait jamais de sa compagne, je n'ai jamais eu envie de me monter curieux. Ma  mère m'avait expliqué qu'elle était morte en la mettant au monde. Mes yeux, je les ai hérité d'elle. C'est sans doute pour ça que parfois il me regardait avec un petit air nostalgique et peiné. Je ne pouvais rien faire d'autres que de passer mes petits bras autour de lui. Deda finissait toujours par me regarder à nouveau et nous échangions un petit signe entendu avant de nous remettre à discuter comme si de rien n'était.

En grandissant, ce sont d'autres choses qui m'ont été enseignées. A la place d'animaux, j'ai appris à traquer des humains en essayant de retrouver les hommes de main de Deda cacher à différents endroits. Je ne suis pas certain que ça leur faisait réellement plaisir, mais un ordre du patron, ça ne se refusait pas. Raison de plus pour en profiter. Au début, j'étais loin d'être doué. Notamment quand mon grand-père chahutait avec moi. Déjà, la différence d'âge, de gabarit,  d’expérience ne jouaient pas du tout en ma faveur. J'avais beau me jeter, encore et encore, il me repoussait avec aisance et sans pitié. Il disait que la vie ne faisait jamais de cadeau donc qu'il fallait se préparer très tôt. Ça ne m'empêchait pas de pleurer certains soirs de frustration tout seul dans mon lit. J'étais assez sensible et doux à cette époque. C'était contre ma nature dans un sens. Même si je comprends encore mieux aujourd'hui ce qu'il entendait par là. Ça ne m'empêchera pas de me faire baiser la gueule une fois, mais Deda ne pouvait pas me préparer à vivre un amour douloureux. Après tout, c'est en vivant des histoires, en traversant des épreuves qu'on acquiert l'expérience. Pas autrement. Avec les années, je me suis un peu mieux débrouiller et jouer au soldat était plus amusant encore. Enfin, une fois, j'ai fait une boulette en ne résistant pas à la tentation d'appuyer sur un bouton qui clignotait et quelques secondes après... Boum. La voiture de Deda a explosé. Je n'en menais pas large après ha ha ha.

Toxic

Certaines scènes dans les dramas sont tellement clichées qu'on le termine en ayant la certitude que ça ne peut pas réellement exister dans la réalité. Pourtant, j'ai bien été acteur de l'une d'elles. Qui dit printemps dit rentrée des classes. Depuis le début du collège, mes parents avaient consenti à me laisser suivre une scolarité normale. Le nouvel emploi de ma mère avait dû grandement peser dans la balance. J'étais à présent en dernière année. Sentimentalement, je n'avais jamais rien vécu. Ce n'est pas que ma tête de cutie n'aurait pas pu jouer en ma faveur, mais j'étais assez androgyne. De plus, soit on savait que mon père était un mafieux, soit ma réputation de gars étrange m'avait précédé. Le reste du temps, c'était définitivement mon manque de caractère qui me rendait transparent. Même si avec l'âge, j'avais moins peur des fantômes et qu'ils avaient fini par être moins envahissants. C'est donc en rentrant de ma première journée de cours que je l'ai rencontré. Après avoir évité de justesse de mettre le pied dans un trou, j'ai entendu un bruit, comme celui d'une personne qu'on appelle. Lentement, j'ai regardé autour, jusqu'à ce que je pose enfin les yeux sur la source. Grand. La peau halée à la manière d'un miel chaud. Le sourire éclatant. L'air sûr de lui. Un peu plus âgé que je ne l'étais. Des yeux rieurs. Une bouche pulpeuse qui promettait monts-et-merveilles. Des mains puissantes. Des cheveux bruns. Un corps sculpté par un sport dont j'ignorais la nature. Une pluie de pétales tombant presque au ralenti sur lui. « Eh toi là. »  Tellement peu habitué à ce qu'on m'adresse la parole, le boulet que je suis c'est mis à regarder derrière. Non, il n'y avait personne, c'était bien à moi qu'il parlait. De nouveau le visage dans sa direction, il avait l'air amusé par ma réaction. « Je cherche la rue Hang-ro, tu connais ? »  Une voix un peu grave couplée au reste. D'un signe de tête, je fis oui. Mais avant d'avoir ouvert la bouche pour expliquer où c'était, il m'a coupé l'herbe sous le pied. « Montre-moi. » J'étais tellement sous le charme que je n'ai pas posé de question en l'accompagnant dans le quartier juste à côté. « Comment tu t'appelles ? » Me demanda-t-il. « Wong Ja. » Répondis-je à mi-voix. « C'est joli. Comme toi. » Mes joues sont devenues tellement rouges qu'on devait les remarquer de loin. « Moi, c'est Il Sun. » Ce n'était pas dans mes capacités de le complimenter même si j'avais trouvé que ça lui allait bien. Une fois arrivés, il s'est retourné vers moi. « À la prochaine. » en m'achevant avec un sourire charmeur. Puis il disparut derrière le camion de déménagement stationné devant leur maison.

Comme le laissait supposer sa phrase, nous nous sommes revus. Mais plus rapidement que je me l'étais imaginé et pas encore totalement remis de mes émotions. Le hasard n'avait rien à voir là-dedans parce que deux jours plus tard, il m'attendait devant la grille de notre maison. Je reconnais que j'avais un peu de mal à suivre son raisonnement. Dans la rue, il attirait l'attention des filles donc je supposais qu'il n'avait pas le moindre souci à se trouver une copine. Au lycée il s'était fait pas mal d'amis rapidement. En même temps, sa personnalité que je découvrais un peu plus à chaque moment  passé ensemble le rendait irrésistible. Alors pourquoi il venait me voir et me parler ? Je n'étais pas le seul à se poser la question vu les regards perplexes qu'on jetait sur moi à la fin de l'école. Si au début, j'étais bien trop gêné, j'ai fini par m'habituer à sa présence. C'est au cours de nos longues discussions que j'ai appris que Il Sun venait d'une autre région et ses parents avaient divorcé, obligeant son père à trouver un endroit plus tranquille pour continuer à élever son fils tout seul. Il m'a aussi raconté qu'il avait pas mal déconné, que c'était probablement son comportement qui avait précipité la fin du couple de ses parents. Il disait aussi qu'il ne pouvait pas s'en empêcher, que c'était sans sa nature et qu'au final, personne ne l'acceptait comme il était. A l'époque, j'avais cru en être capable, pourtant ce n'était pas du tout le cas. Je ne l'ai jamais vraiment compris, je le pensais pour me sentir spécial, me revaloriser par rapport à lui. Mes paroles réconfortantes étaient sincères, j'essayais de faire sentir que je ne le jugerais pas, ce qui était le cas. Pas avec une famille de mafieux. J'aimais tellement passer du temps avec lui, excepté quand il faisait exprès de m'embarrasser pour que je rougisse.

L'amour n'a pas mis bien longtemps à s'installer dans mon cœur. Lucide sur mes chances inexistantes, je m'étais convaincu de le garder secret. Je n'avais pas très envie de perdre le seul ami que je n'ai jamais eu.  En plus, avec un autre mec, il trouverait ça forcément sale... et ne s'intéresserait donc jamais à moi. Mes parents n'en parlons pas. À la place, je me contentais de le détailler à la dérobée, de m'imaginer ce que ça pouvait bien être d'être étroitement enlacé entre ses bras, entre ses draps, quel goût pouvait bien avoir ses baisers, ses doigts sur ma peau. Mon imagination trop fertile, mes réactions adolescentes, c'est à cause de Il Sun que j'ai vécu des moments plus poussés en solitaire dans mon lit en pensant à lui. Les premières fois, j'avais un peu de mal à lui faire face le lendemain, mais je ne faisais qu'éveiller ses soupçons en changeant mon comportement. Alors j'ai décidé que ce n'était pas si grave puisqu'il ne le savait pas. Ça m'a bien aidé à passer outre. Ma naïveté ne m'avait pas non plus rendu réceptif à ses, je réaliserais plus tard que ça en était, petits flirts et autres manœuvres de séduction. D'ailleurs, c'est pour ça que j'ai bloqué quelques secondes le jour où il m'a sorti en plein milieu d'une conversation qui n'avait rien à voir un « sors avec moi. ». Je me souviens avoir mis du temps à respirer normalement sans compter mon cœur qui menaçait de s'échapper par ma bouche entrouverte tellement il faisait des bonds. Mes paupières avaient papillonné lentement. Toute mon incrédulité se lisait dans mes prunelles bleutées. Son sourire moqueur fit aussitôt son retour à l'expression sur ma figure. « Je te demande de sortir avec moi et tout ce que tu trouves à faire c'est une imitation de mérou silencieux ? » Je sais, que je n'étais pas assez préparé. Ma famille avait beau être de la mafia, mon environnement n'avait jamais été mauvais. Je n'avais jamais été confronté au mal alors je ne me méfiais pas. De rien. Car si j'avais perçu les signaux, je n'aurais pas répondu un timide « ce n'est pas ça... J'étais surpris que tu puisses t'intéresser à moi... » Mon visage était rouge jusqu'à mes oreilles. Assez naturellement, j'ai susurré un « je t'aime aussi ». Puis ce fut le noir devant mon champ de vision, je sentis quelque chose de doux contre mes lèvres. Mon premier baiser avait le goût du miel.

Sans même m'en rendre compte, je l'avais dans la peau, dans la tête. Je passais la majorité de mon temps en dehors de l'école en sa compagnie. Plus rien d'autre ne comptait. Souvent, nous étions dans sa chambre parce que c'était plus tranquille et que son père travaillait. Pas que j'avais honte d'être avec lui, mais dans mon pays, les plus âgés sont encore convaincus que l'homosexualité n'existe pas quand d'autres clament que c'est une maladie qu'il faut soigner. Je ne voulais pas encore plus me faire montrer du doigt, j'avais déjà assez donné avec mon apparence. Ma volonté n'était pas assez déterminée pour ne pas nous cacher. Il Sun le comprenait, enfin maintenant je dirais que ça l'arrangeait bien, je lui en étais reconnaissant. De toute manière on se rattrapait loin des regards indiscrets. Cette pièce était un royaume bien suffisant. Je ne me suis pas méfié non plus quand il m'a expliqué qu'il devait continuer à donner le change, qu'un  beau garçon comme lui avec aucune fille autour, ça pourrait éveiller les soupçons. En plus, j'étais toujours au collège, lui au lycée, je n'avais aucun moyen ni aucune envie de le surveiller. Les baisers étaient légion, les caresses aussi. Ma pudeur m'handicapait un peu dans notre relation. Je ne voulais pas aller trop vite non plus. Ça n'a pas empêché que certaines fois furent très chaudes. Peut-être un peu trop pour sa résistance et son self-control. Est-ce que je devais me blâmer de ne pas me sentir encore prêt ? Dans ses gestes, ou bien ses regards, j'avais l'impression qu'ils m'accusaient. C'était ça de n'avoir personne à qui se confier et qui aurait pu me conseiller. Je ne me voyais pas en parler à ma mère. Bien entendu, la réponse était non. Un soir, où   nous étions presque nus dans son lit, son regard accrocha le mien, alors qu'il était au-dessus de moi. Je venais encore une fois de le couper dans le feu de l'action en lui faisant signe que je ne souhaitais toujours pas aller jusqu'au bout. « Tu dis m'aimer, mais visiblement pas assez pour me laisser faire ça. » De la manipulation pure et simple, voilà ce que c'était. Il appuyait là où la faiblesse réside. La seule chose qui l'intéressait était de me baiser. Que je sois vierge, il n'en avait en réalité jamais rien eu à foutre. Mais ses mots m'ont crucifié. Je me suis mis à penser que je faisais un piètre petit-ami s'il en était venu à croire ça et que mon attitude le blessait. Cette nuit-là, Il Sun a obtenu ce qu'il voulait. Ma première fois avait un peu le goût du sel.

Ce fut, le début de la fin pour moi. J'ai cru que de l'avoir fait aller nous rapprocher, ce n'était qu'une illusion dans ma tête. Ce n'était pas une bonne raison de faire ça.  Au début de notre relation, il ne s'était jamais montré désobligeant. Au contraire, il disait aimer la blondeur de mes cheveux, le bleu de mes yeux. C'était des mots simples, mais qui me faisaient un bien fou. Je pensais que lorsqu'il me regardait, c'était comme si j'avais une valeur inestimable, mais encore une fois, ce n'était que mes souhaits qui rendaient ça crédible. Il s'était mis à me faire des remarques, sur mes points faibles, qui auraient pu être anodines si elles n'étaient pas revenues à plusieurs reprises. Je ne réalisais pas encore qu'il avait pris le contrôle  et que je me retrouvais à subir. Un an s'était écoulé, à mon entrée au lycée, j'ai expérimenté la jalousie en découvrant comment il donnait le change. À flirter avec des pétasses. Même savoir que j'étais là à regarder ne l'arrêtait pas. Ma nature trop douce me donnait un mal fou à lui dire le fond de ma pensée, à l'engueuler ou à lui tenir tête. Lorsqu'une fois, j'y suis parvenu, il m'a sorti « je ne fais rien de mal. Mais si tu veux que je te trompe vraiment, continue. » Il Sun n'avait aucun mal à me faire ce genre de chantage. Quel gros con… Sa nature à faire des conneries n'avait pas traîner pour revenir. Si je refusais, il se payait ma tête, trouvait toujours les mots qui blessent, qui font réagir. Si ça n'était pas assez efficace, il déclarait carrément qu'il allait rompre et se trouver quelqu'un de moins coincé. Face à autant de véhémence de sa part, ma personnalité lumineuse était en train de virer au gris. Je ne me reconnaissais plus. Mes parents ne parvenaient pas à me tirer les vers du nez. Ils m'auraient envoyé à l'autre bout du pays ou en pensionnat. J'étais tellement convaincu que je ne pouvais pas vivre sans lui, que je l'aimais trop, que je m'en rendais malade. Il me poussait encore et toujours dans mes retranchements, me demandait des trucs un peu plus farfelus au lit. À la longue, ma bonté et ma gentillesse se sont taries pour laisser place à ma fierté qui se fit attaquer à son tour. Mes silences ou bien mes larmes avaient été remplacés par de bonnes prises de tête. Mais peu importait ce que je faisais, rien ne semblait plus le satisfaire. Il gardait l'ascendant sur moi sans avoir l'air de vouloir cesser, en désirant encore et toujours plus. Je souffrais. Je suffoquais. J'avais envie de hurler. J'ai même songé à me suicider. Ça me rendait tellement dingue de ne pas être capable de le quitter. Il Sun savait que je n'en serais jamais capable. Il en abusait. Me laissant un goût d'amer dans la bouche.

Rebirth

L'amour peut facilement se transformer en haine car ce sont deux sentiments aussi intenses qu'extrêmes. Dans mon cœur, il restait encore du premier malgré tout. J'avais beau tout analyser de la situation, je n'avais rien à me reprocher dans toute cette histoire. Le seul qui avait changé, le seul qui me pourrissait la vie, était Il Sun. Je veux bien à l'époque ne pas avoir été la personne la plus expérimentée en matière de couple, mais ça ne méritait pas un tel acharnement. Si j'étais aussi naze, pourquoi continuer à me garder ? Je n'aurais jamais la réponse à cette question. Tout ce dont j'étais certain était que c'était en train de remettre en cause ma santé mentale, de titiller mon instinct de survie qui tirait de plus en plus fort la sonnette d'alarme. Ça ne pouvait pas continuer ainsi. Sauf que je ne parvenais pas à le larguer. Quand j'osais le dire, il se payait ma tête en me rappelant aussi sec qu'est-ce que je pourrais bien faire sans lui me plongeant encore et encore dans les ténèbres de mes tourments. J'étais au bout du rouleau. Dans ma tête, j'ai éliminé tout un tas d'hypothèses, j'ai même été voir sur le web en espérant trouver des réponses. Rien de bien efficace. Je me suis encore senti plus seul... Il Sun continuait de ne me laisser aucun répit. Puis une idée m'a traversé l'esprit. Celle que mon inconscient gentil m'avait toujours fait occulter. Il ne me laissait plus le choix, c'était devenu moi ou lui. Il fallait que tout ça cesse, qu'il comprenne, quitte à utiliser la force. Quitte à...

Je n’oublierai jamais cette nuit-là. Dans quelques jours, nous allions fêter nos deux ans de relation, sauf que je le refusais en bloc. Presque deux ans était moins pire que deux années, c'était psychologique. Le soir, l'air du printemps était frais. J'avais enfilé ma veste en jean, mis la capuche de mon sweat sur ma tête et, dans mon dos, coincée entre ma ceinture et mon pantalon, mon arme. Ce n'est pas très difficile à se procurer pour un fils de mafieux. J'avais même effacé les numéros de série et m'étais un peu exercé au tir en secret. Après un bon repérage du coin, je savais exactement où frapper, où le trouver. J'attendais à l'abri des regards d'entendre enfin le bruit de ses pas. Même si mon rythme cardiaque était en général très calme, il ne pouvait pas s'empêcher de battre un peu plus vite que d'habitude. Ce n'était pas le genre de tentative qu'on devait rater sous peine de s'exposer à une riposte, Deda me l'avait bien expliqué, parmi d'autres choses. S'il savait que je m'apprêtais à me servir de son savoir pour ça, je me demande ce qu'il en aurait pensé. Je n'avais pas non plus eu le courage de tout lui raconter. Pire, par amour, je n'étais même plus retourné le voir depuis deux étés... Je réalisais à quel point je ne me montrais pas reconnaissant envers lui. Mais je chassais bien vite mes pensées qui dérivaient. J'avais beau connaître la pratique, je n'avais jamais eu besoin de l'utiliser. Ça me donnait un désavantage. Nerveusement, dans mes poches, mes doigts se pliaient et se dépliaient, les lèvres pincées pour ne pas courir le risque que ma respiration me trahisse.

Puis je l'ai entendu, le bruit de ses chaussures sur le bitume. Je savais d'où il sortait, de l'endroit où il ramenait des gonzesses pour ne pas que je le vois et me tromper en toute impunité. L'imaginer en pleine action raviva ma rancœur. Ce connard allait payer pour tout, ou alors je mourrais. Dans les deux cas, ce sera ma libération. Connaissant son chemin par cœur, je me mis à marcher tranquillement dans la même ruelle déserte. J'attendis avant de commencer à sortir très lentement de derrière ma veste mon arme puis, lorsque nos routes se croisèrent, mes pas s'immobilisèrent. Ma gorge était sèche, mais je tendis le bras dans sa direction. Lorsqu'il réalisa mon identité, ça n'empêcha pas la peur d'envahir ses yeux à la place de ces irritantes prunelles rieuses habituelles. Là, quelque chose commença à monter à l'intérieur de mon être. C'était encore faible, mais je me sentais changer de statut, avoir l'avantage. Mon index appuya sur la détente et le coup partit, la détonation résonnant dans le silence. Le petit temps d'attente à se fixer lui ont suffit à avoir de la chance en tentant de se décaler, si bien que son bras fut seulement éraflé. Mon sang de mafieux s'est réveillé aussi ce soir là, il battait la mesure à mes tempes. Je bouillonnais d'avoir eu le pouvoir et qu'il ait été celui à ma merci pour la première fois depuis que j'étais avec lui. Du regard, j'ai accompagné sa  silhouette alors qu'il suivait son instinct en prenant la direction de la maison de ses parents. Il Sun n'allait pas s'en tirer aussi facilement. Pas maintenant que j'avais lancé l'offensive. Pas avant que les flics n'arrivent.

C'est en escaladant le mur de derrière dans le jardin que j'ai pénétré chez son père absent pour quelques jours. Ce détail m'avait fait choisir ce soir exprès. Me déplaçant parmi les ombres comme lorsque je traquais mes proies dans la forêt, je l'observais à l'intérieur. Une voix me vociférait dans la tête de le buter rapidement, mais je restais étonnamment serein. Me précipiter ne m’apporterait rien. Et puis.... J'étais aussi fasciné de voir passer Il Sun par toutes ces expressions. L’inquiétude sur son visage alors qu'il soignait sa plaie à l'épaule dans la salle de bain me faisait jubiler. Il n'avait que ce qu'il méritait. Après ces deux ans à me torturer, me prendre pour sa chose. Son air incrédule lorsqu'il s'assit dans la baignoire, sûrement à se demander si ça n'avait été victime d'une hallucination. Je suis certain que la douleur devait se charger de le piquer, le torturer, de lui rappeler que c'était bien la réalité. Son expression qui tentait de se prétendre calme quand il décida de fermer toutes les portes de la maison. J'étais exalté par le fait de l'avoir marqué, dans sa chair, dans sa tête, de mettre imposer par la force comme il me l'avait fait sans remords. Un rictus mauvais tordait mes propres lippes pendant que je passais d'ombre en ombre, suivant sa progression dans la maison. Avachi dans le canapé, Il Sun passa sa main dans ses cheveux, probablement convaincu qu'il était en sécurité. L'erreur fatale de tellement de personnes. Son visage habituel avait fini par revenir et son petit sourire aussi. À cet instant j'en ai déduit, le connaissant, qu'il devait être fier de m'avoir rendu ainsi, d'avoir découvert que j'étais aussi capable de mordre et que, si j'avais mal visé, c'était évidemment parce qu'il avait un plus grand ascendant qu'il ne l'imaginait. J'avais conscience qu'il allait très vite se mettre à voir les choses ainsi. C'était le moment que j'attendais pour le briser. Je voulais qu'il crève, comme le chien qu'il avait toujours été. Qu'il souffre. Il ne m'a pas fallu longtemps pour parvenir à forcer la serrure et je l'ai trouvé à l'endroit où je l'avais laissé quelques secondes. Le revolver à nouveau pointé dans sa direction, il ne se leva même pas. À la place il me toisait des yeux, tellement sûr de lui et de son raisonnement. Ce fut d'ailleurs de cette voix railleuse qu'il me provoqua « vas-y, tire. Qu'est-ce que tu attends ? Tu n'auras jamais les c..... » Sa phrase fut brutalement coupée par la seconde balle que je venais de loger dans sa tête de con, son sang et un peu de sa cervelle ayant giclé sur ma figure. Son regard exprima une dernière fois la peur et la surprise avant de commencer à s'éteindre. « Crève enfoiré !! Crève !! Brûle en Enfer !! Plus jamais tu ne m'imposeras quoi que ce soit tu entends !!! »  Je rigolais, encore un peu frénétique au point de donner des coups de pieds dans son cadavre encore chaud. Mon majeur en l'air je lui crachais aussi dessus. Ce n'est que plus tard que les bruits de sirène se sont fait entendre, que les larmes ont commencé à perler, que je m'étais prostré dans un coin du salon. Ma libération me laissa un fort goût de fer dans la bouche.

Hell

L'affaire a fait grand bruit. En même temps, je n'avais que seize ans à l'époque des faits. L'avocat de la famille m'avait conseillé de plaider coupable et le crime passionnel. Ce n'était pas non plus un mensonge que de mettre en avant mon instabilité émotionnelle. Tout comme ça n'a pas été bien difficile de recueillir des témoignages corroborant l'attitude de Il Sun. Son passé avait aussi joué en sa défaveur. J'ai été condamné à trois ans d'internement, peine minimale qui aurait pu être rallongée. Si le côté joppok de la famille était dans l'ensemble satisfait de mon entrée dans le monde du crime, le fait de s'être fait prendre et de découvrir que j'étais homosexuel nettement moins. Être reconnu fou ça a fini d'achever mon cas, à leurs yeux, j'étais devenu la honte de la famille. Qu'il fallait cacher, ne plus évoquer. Il n'y a pas pire disgrâce après tenter d'esquiver son service militaire. Ma mère est venue me voir quelques fois en secret durant mon hospitalisation, mon père, jamais. De toute manière, plus rien ne comptait. Sous la tonne de cachets dont on me bourrait, je me sentais serein, mou, et étrangement vide. Que ce soit des visages familiers ou inconnus, ils ne m'éveillaient rien. Je pensais sincèrement qu'une fois libéré de Il Sun, je pourrais vivre sans contrainte. Mais la camisole chimique qui m'entravait le corps me prouvait le contraire.

Dans l'aile où j'étais retenu, il y avait d'autres patients dit potentiellement dangereux. Je ne voyais pas trop comment qui que ce soit pourrait faire quelque chose vu la tonne de cachets qu'on avalait. Les séances avec la psy étaient ennuyantes. Je me devais de coopérer un minimum si je ne voulais pas qu'on rallonge ma peine. Mais ce n'était pas évident puisque ma capacité de réfléchir était grandement diminuée. Lorsqu'on ne m'obligeait pas à aller en salle commune, je passais le reste de mon temps allongé sur mon lit à laisser mes pensées divaguer. Mes tentatives de participer de manière sincère m'avaient valu d'avoir un traitement moins fort, me restituant au passage davantage de mes facultés. Contrairement à mes mots, je ne ressentais aucun remord. Ce n'était pas un crime pour moi, plutôt un bon geste pour épargner à d'autres personnes d'avoir à subir la même chose. Il avait mérité son sort, son châtiment, celui qui aurait dû être interné était Il Sun, pas moi. J'en éprouvais une réelle frustration d'être reconnu comme le criminel dans toute cette histoire... Durant mes longues heures d’introspection, je prenais des décisions importantes afin d'assurer ma survie et de ne plus me mettre en  péril. Plus jamais je ne laisserai qui que ce soit diriger ma vie. Plus question de compter sur les autres, en particulier ma famille. Il vaut mieux encore être seul que mal accompagné. Pour m'aider à tenir, je m'interrogeais sur mon futur, ce que je pourrais bien faire en sortant d'ici. Si j'allais pouvoir revoir un jour mon Deda ou bien s'il m'avait tourné le dos de la même manière. Je crois que je ne m'en remettrai pas aussi bien si c'était le cas.

J'étais assez curieux par rapports aux autres patients. Essayer de comprendre leur pathologie, récupérer des infos sur certains en surprenant des conversations censées être secrètes entre deux membres du personnel, ça m'occupait. Pas que je n'ai jamais prétendu être un as de la psychologie, mais j'aimais assez tenter de trouver les bons mots, le bon ton afin de débloquer des situations quand ça se chiffonnait. En passant mes journées à m'entraîner, je me suis découvert une certaine facilité pour convaincre une personne. Je me choisissais des malades plus ou moins coriaces et retentais l'expérience. Des fois, c'était plus facile. D'autres, moins. Lorsque j'avais de l'emprise sur quelqu'un, je ressentais comment Il Sun avait bien pu le vivre quand il me manipulait et jouait avec moi. Mais je n'aime pas me comparer à lui, nos visions des choses étaient différentes. J'ai un avantage indéniable, je sais ce que ça fait d'être parmi les proies, ce qui me permet de toucher juste. Tout comme je connais l'exaltation du fort. Serpentant de l'un à l'autre afin de mieux obtenir un résultat, quel qu'il soit. Jamais je n'ai souhaité le mal de qui que ce soit, seulement utiliser certains pour servir ma cause. Les rares cas d'agression entre patients, car il y en avait, n'ont jamais permis de remonter jusqu'à moi. Certains sacrifices sont indispensables que voulez-vous. D'ailleurs, quelques mois avant ma sortie, j'ai même réussi à baiser avec ma psy à chaque entretien, découvrant au passage ma bisexualité.

Japan


Dès ma sortie, le retour dans le monde actif m'a carrément fait bizarre. Le petit temps d'adaptation nécessaire ne m'a pas été donné. À la place, un des véhicules de la famille, avec des hommes de mains de mon paternel m'attendait. En m'asseyant à l'arrière, mon passeport et un billet avaient été déposés au préalable sur le siège à côté du mien. La voiture se mit en route et je pus regarder la destination pendant qu'un des hommes me transmettaient les instructions de mon père. Japon. Osaka. Je m'attendais à ce que mon comportement m'attire des sanctions, mais pas à ce point. J'avais déjà été condamné, ma peine avait été purgée et même mes propres parents ne pouvaient pas tourner la page et me soutenir ? La non-présence de ma mère voulait tout dire. D'une oreille lointaine, je retenais les informations importantes. Ma valise était dans le coffre. À mon atterrissage je devais prendre un taxi pour me rendre à une adresse notée sur un papier. La personne qui allait s'occuper de moi s'appelait Sugawara Aoi. Je devrais rester chez lui. Quant à mon éventuel retour en grâce, il devait passer par une mise à l'épreuve en intégrant les rangs de la branche du S.K. Mob d'Osaka. Ils ne savaient pas à quel point j'en avais rien à faire de redorer mon blason. Tout ce que j'ai vu, c'était un bon moyen pour se hisser plus vite et ne plus dépendre de quoi que ce soit venant de mes vieux. En descendant de la voiture, j'ai volontairement abandonné le livret d'épargne de mon compte en banque avec un petit mot dessus. « Allez vous faire foutre. Pas cordialement. » J'étais majeur. Désormais, ils n'avaient plus leur mot à dire.

La première chose qui m'a sauté aux yeux à ma rencontre avec ce Aoi était notre ressemblance. Je veux bien que ce ne soit pas si rare que ça les visages fins, les lèvres de suceuse davantage, mais les yeux bleus... Il me prenait tous pour un con ou quoi ? Un lointain souvenir m'étais même  remonté à la surface. Ce jour-là je m'étais aventuré dans le bureau de ma mère durant son absence et que j'étais tombé sur la photo de ce bébé avec les prunelles bleues. C'était bien trop de coïncidences reliées pour que ce n soit pas suspicieux. Ça n'a pas été très difficile de piquer de son ADN et de le faire analyser, prouvant notre lien de parenté. Frères. Ou plutôt demi-frères. Au début, je n'ai rien dit en partant de l'hypothèse qu'ils voulaient continuer de bien garder le secret et j'attendais de pouvoir les confondre. Mais, à la longue, j'ai plutôt eu l'impression qu'il l'ignorait. Alors j'attendrai le bon moment pour balancer le dossier, en attendant, je m'amuse à le chauffer. Bien qu'il soit plutôt cool comme personne, je n'avais vraiment pas envie de me faire surveiller ou paterner. Du jour au lendemain je me suis cassé. Il fallait que je prenne mes marques et pose les premières fondations de ma nouvelle vie. Tant pis s'il doit se retrouver à raconter des bobards à mes vieux ou s'il doit me chercher partout. Il ne fallait pas accepter une telle mission.

Devenir recruteur était une évidence vu mon habileté à convaincre les autres. Quatre années ont passé depuis. J'ai eu le temps de prendre mes marques, de me consolider un joli pactole en pillant celui des autres ha ha. Ma demeure commence même à avoir de la gueule elle aussi. Je l'ai acheté une bouchée de pain, mais j'aime beaucoup la rénover tout seul autant que possible. C'est aussi le meilleur moyen d'avoir le minimum de personnes du bâtiment qui pourraient parler de l'intérieur à des oreilles trop curieuses. Bien entendu, je ne me contente pas que de recruter, j'ai aussi d'autres genres de missions qui me sont confiées. Vivre seul ici m'a permis d'en apprendre encore davantage sur moi-même. Lorsque je ne travaille pas, je m'éclate, je baise. Mon existence serait presque plus saine de cette manière. Ma relation avec Il Sun et son meurtre m'auront au moins permis de me révéler. Je ne vais pas non plus me montrer reconnaissant, il ne faut pas déconner. Mais mon Deda avait raison, un mafieux restera toujours un mafieux. Il ne me reste plus qu'à étendre un peu plus mes ailes et tout mettre en œuvre pour atteindre mon but.

BEHIND THE SCENE CRIME
Allez voir chez Rama  dance




Dernière édition par Han Wong Ja le Jeu 10 Aoû - 20:19, édité 27 fois
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MessageSujet: Re: Han Wong Ja   Mar 1 Aoû - 22:07

j'sui le premier
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MessageSujet: Re: Han Wong Ja   Mar 1 Aoû - 22:23

ohlalah le mystère est résolu
taemin IloveU

amuse toi bien avec jaja
il m'a déjà l'air ultra intéressant ohlalah ptitcoeurrose
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MessageSujet: Re: Han Wong Ja   Mar 1 Aoû - 22:30

Jong Ho : tu me stalkais avoue

Lian Hua : Aoi te l'avait pourtant écrit hier, mais tu devais déjà être très fatiguée XD Oui

Merci pour le compliment boumboum angel Je suis déjà certaine de bien m'amuser avec vous tous Vous êtes tous géniaux
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MessageSujet: Re: Han Wong Ja   Mar 1 Aoû - 22:38

Enfin je mets un visage sur ton p'tit nom ! T'es plutôt sympa tu sais ?

Bienvenue en tout cas petite merveille
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MessageSujet: Re: Han Wong Ja   Mar 1 Aoû - 22:46

ah oui je me souvenais ptitcoeurrose
(il était très tôt même ... 5h quasiment x) )

je parlais du mystère pour les autres
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MessageSujet: Re: Han Wong Ja   Mar 1 Aoû - 22:55

TAEMINNIEEEEEEE ! Bienvenue à lui sur le forum ! Tu as commencé à écrire des choses super intéressante, j'ai hâte de lire la suite :3
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MessageSujet: Re: Han Wong Ja   Mar 1 Aoû - 23:15

Mila : Je sais Si un jour tu as besoin de t'entrainer à passer les menottes ou d'aide pour enlever tous ces bouts de tissus qui cachent ta beauté, appelle-moi angel

Merci pour l'accueil ptitcoeurrose

Lian Hua : ( juste un peu tard )
Au temps pour moi dans ce cas

Addoth : Merciiiiiiii <3 Je suis contente de savoir que le début de fiche plait. Je vais essayer de ne pas mettre trop de temps à la finir
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MessageSujet: Re: Han Wong Ja   Mar 1 Aoû - 23:27

WOAAAAAAH il est trop cool ton nouveau bébé de la Kkangpae
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MessageSujet: Re: Han Wong Ja   Mer 2 Aoû - 0:11

MERCIIIIIIIIII angel

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MessageSujet: Re: Han Wong Ja   

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Han Wong Ja
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