Miyabayashi Ran ❀ A venomous black orchid

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Messages : 164
¥ : 49
Date d'inscription : 28/06/2017
Age : 28
Localisation : Très probablement aux entreprises Lai
Emploi/études : Directeur commercial des entreprises Lai
avatar

MessageSujet: Miyabayashi Ran ❀ A venomous black orchid   Sam 15 Juil - 2:19

Miyabayashi Ran
Feat Cha Hak Yeon

ID Card
Nom : Miyabayashi, un patronyme rare que beaucoup de japonais eux-même écorchent. Un fait qui irrite au plus haut point le brun qui a bien souvent envie de faire avaler les kanjis malmenés par les imprudents, une chance, les cartes de visite sont salutaires dans ce pays. Toutefois, il lui arrive de se présenter sous le patronymeZhu, qui n'est autre que celui de sa génitrice.

Prénom : Encore un exemple de l'incapacité japonaise à traitement traiter les noms. À la base son prénom devait revêtir les couleurs chinoises selon les souhaits de sa mère. Lán orthographié au masculin, 岚, signifiant « brume de montagne ». Mais la destiné, ou l'incompétent qui s'occupait de son enregistrement, en a décidé autrement.C'est ainsi que l'enfant se retrouva affublé d'un prénom féminin, 蘭, Ran, « orchidée » qui n'existe qu'au travers du féminin au Japon. Si l'on accepta de modifier son sexe, pas le choix, sur ses papier, c'est bel et bien le prénom Ran qui y figure. Aujourd'hui, même si le tout résulte d'une bévue administrative, il se sent bien plus en adéquation avec cette signification qui est une part indissociable de son être.

Âge : 28 années, déjà, la trentaine n'est pas encore là, mais Ran n'en veut pas. Si l'on dit des hommes  qu'il se bonifient avec l'âge comme les bons vins, les fleurs, elles, redoutent l'âge. Enfin pour l'heure, il n'a pas encore à trop se plaindre et jouis d'un teint de jeune fille en fleur.

Date et lieu de naissance : Ran a poussé son premier cri le 5 mai 1989 en plein  duānwǔ ou plus communément connue comme fête des bateaux-dragons qui marque l'entrée du pays dans la période de chaleur. Ainsi, chaque année, le premier cadeau d'anniversaire du garçon était d'observer les embarcations majestueuses glisser sur les eaux de Taipei qu'il considère comme sa ville natale. Néanmoins, c'est bien au Japon dans la belle Osaka que le chinois est né et y a passé les deux premières années de sa vie. Juste assez pour se faire écorcher son prénom en somme ...

Nationalité : Ne se sentant nullement japonais, le brun bénit l'existence des visas travail, ce dernier lui permettant de jouir d'une nationalité chinoise qu'il n'aurait lâché pour rien au monde.

Statut marital : Les sentiments sont une perte de temps, le temps c'est de l'argent, les sentiments sont une perte d'argent. Partant de ce postulat, Ran est donc célibataire. Après de là à dire qu'il n'y a pas foule dans son lit, ce serait se fourvoyer, l'animal se qualifiant de « philanthrope à ses heures perdues »...

Situation financière : Au vu de son métier et de ses activités annexes, Ran jouit d'une fortune personnelle considérable et ainsi d'une situation aisée. Son beau-père aussi y est pour beaucoup, la chance d'avoir une mère bien remariée.  

Métier : Jeune Directeur commercial aux dents longues le jour au sein des entreprises Lai, Empoisonneuse le soir pour le compte de la Triade. Tel un funambule virtuose, il passe d'un fil à l'autre sans tomber. Mais il arrive parfois qu'il revêtisse la cape de Faiseuse de rêve en revendant par le biais de ses hommes des drogues de son cru.

Casier judiciaire : Officiellement vierge, l'homme d'affaire restant l'archétype même de l'homme bon à marier à qui l'on se presse toujours de présenter sa fille en âge de prétendre à des épousailles. Officieusement le tout se gâte et l'on a bon nombre de chose à reprocher à ce membre respecté de la Triade. Production et revente de substances stupéfiantes, multiples homicides, recel d'information et menaces et pressions en tout genre. Un autre reflet du miroir peu flatteur que peu connaissent réellement.

Anecdotes
♦ Passionné par la flore Ran jouit d'une  grande connaissance dans le domaine de la botanique. Voici pourquoi il ne faut pas s'étonner de trouver dans son loft un immense jardin d'hiver qui s'apparente d'ailleurs bien plus à une jungle. Les fleurs, contrairement aux cœurs brisés qu'il collectionne, y sont traitées comme des reines, les orchidées régnant en souveraines vénérées. L'empoisonneur détient d'ailleurs des spécimens quasiment éteints, fait dont il retire une grande fierté.

♦ En parlant de flore... si il la connait aussi bien, c'est aussi car elle est l'une de ses plus grandes alliée pour produire poisons et toutes autres substances psychotrope. C'est d'ailleurs de là que vient son surnom empoisonneuse noire, en réalité en référence à son orchidée noire. Cette orchidée est d'ailleurs sa signature puisque l'intégralité de ses poisons en contiennent.

♦ Il déteste les enfants, lui même plus jeune, il les trouvait d'un ennui sans nom. Voilà pourquoi il se refuse pour l'heure à songer réellement mariage, ce dernier entendant enfants... Un fait qui a toujours exaspéré son beau-père.

♦ Afin d'écarter tout soupçon quant à une éventuelle homosexualité, il fait en sorte d'être régulièrement vu en charmante compagnie. Pas difficile lorsque l'on rêve de se pavaner à votre bras, dommage pour les pauvres sottes s'y croyant un peu trop, Cendrillon ne retrouve pas sa pantoufle de verre passé minuit.

♦ Si l'on met de côté sa consommation raisonnable d'alcool, de bonne qualité bien évidement, Ran mène un mode de vie très sain. Pour lui la nourriture toute prête est un cancer à retardement et il n'hésite jamais à faire éteindre des cigarettes.

♦ Il est le fier propriétaire de deux chats Siamois jumeaux prénommés Narcisse et Hysope. Il a récupéré les deux boules de poils de luxe il y a maintenant 3 ans de ça. Prisonniers d'un maître ingrat, les deux bêtes n'avaient que la peau sur les os. Allez savoir pourquoi, il s'enticha de ses bêtes et les retira des griffes de leur ex propriétaire. Craintifs de l'Homme et fortement attachés à leur maître, ils deviennent rapidement dangereux si l'on devient trop menaçant. Après si une cicatrice ou deux sur le visage ne vous dérangent pas ...

♦ Non désireux de ramener des conquêtes dans son antre, le chinois lui préfère ses garçonnières dispatchées un peu de partout dans la belle Osaka. De quoi ne pas contrarier le désir pressant.

♦ Ran parle  couramment le japonais, mandarin, langues natives de l'homme d'affaire, le coréen,l'anglais et thaïlandais. Il dispose également de solides bases en russe, ces derniers étant de très bons clients quant aux rêves qu'il peut proposer.

♦ Lorsqu'il est libre et ne prend pas soins des belles qui séjournent dans son jardin d'hiver, il pratique les danses de salon. Il cultive notamment un grand amour pour le tango argentin et le passo doble. Il s'agit du seul sport qui sculpte le corps du chinois qui s'ennuie à mourir dès qu'il est question d'autres exercices.

♦ Élégant en toute circonstance, se vêtir est jeu et plaisir pour lui. Il ne comprend guère tous ces gens qui errent en sac à patate alors que tant de couleur et de matières sont à leur disposition. Enfin, le goût n'est pas accordé à tout le monde ...

♦ Fort d'un éducation bourgeoise, il joue du piano depuis ses 6 ans et conserve un spécimen au centre de ses fleurs à qui il improvise des mélopées lorsque l'envie y est.

♦ Coquet, il prend grand soin de lui. Soin de peau, manucure, coupe au millimètre, rasage de près, rien n'est oublié. Nous sommes après tout au Japon où les mœurs tiennent à un certain respect de soi-même et donc des autres.

♦ Fleur frileuse, il est le premier à pester contre les hivers rudes et les coups de vent trop violents. Avez-vous déjà vu une plante ravie par le gel ? Voilà pourquoi il ne se dépare jamais d'un bon trench-coat en pur laine et bénit l'existence des chaufferettes.  

♦ Il lui arrive de se grimer en femme pour épier certains opposants, l'avantage de jouir d'une silhouette et d'un minois androgyne. Il doit avouer que depuis le temps qu'il espionne sous cette charmante forme, il se mouve avec aisance sur des talons.

♦ Totalement imberbe, il met un point d'honneur à éradiquer le moindre poil. Rien de plus agréable que de sentir la caresse de draps fraîchement lavés sur une peau lisse qui invite aux caresses. Bien souvent, ce fait étonne ses partenaires, mais ils finissent par en redemander...

♦ Déteste porter autre chose qu'un léger kimono en soie lorsqu'il est chez lui. L'on peut être confortablement vêtu sans tomber dans les guenilles nommées jogging et veste de survêtement, un peu d'amour propre que diable...

♦ Il est un grand bienfaiteur de la ville et fait régulièrement des dons dont les montants atteignent des sommes à plusieurs zéro, beaucoup de zéro ... De quoi s'acheter une image irréprochable et au dessus de tout soupçon n'est-ce pas ?

♦ Ran ne supporte aucun vêtement la nuit, ces derniers lui donnant l'impression d'étouffer. Voilà pourquoi il préfère largement le confort de son corps nu glissant entre les draps de soie.
 
Caractère
« Le mot Orchidée vient du grec " orchi " qui signifie testicule, de par la forme des tubercules de certaines, lui conférant ainsi définitivement une aura sexuelle. Dans la Chine ancienne, elle symbolise la fécondité dans les " maisons dorées des Orchidées" qui désigne les lieux où vivent de jeunes vierges à marier. »


❀ Orchidée noire❀ Amaryllis ❀ Glaïeul ❀ Asclépias ❀ Lis tigre ❀ Lotier ❀

La belle Orchidée noire puissante et à l'autorité absolue... L'Amaryllis pour la fierté est les artifices ... Le Glaïeul tout aussi fier mais aussi conquérant ....L'Asclépias coquette qui copine avec les autours de l'Amaryllis... Le Lis tigre qui jouit fièrement de ses richesses .... Mais aussi le Lotier éloquent pour parfaire le tout...

À l'image de ce bouquet, Ran jouit, ou souffre c'est selon, d'une grande fierté. L'on pourrait même dire qu'il glisse jusqu'à l'orgueil. Pour lui, la fausse modestie est une des gangrènes de ce monde. En quoi est le mal d'être conscient de ses atouts ? Si l'on ne croit pas en soi-même, qui le fera pour nous ? La confiance en soi est une des clefs de l'être, la négliger s'est s'oublier. Si vous  avez bien remarqué, les grands de ce monde sont des orateurs hors pair, mis à part quelques exceptions qui ne font que confirmer la règle. C'est de cette confiance sans faille que tire son éloquence le chinois. Certains aiment le railler, par derrière tout du moins, en persifflant qu'il aime s'entendre. Il est vrai que lorsque l'on débine de sottes choses, il vaut mieux apprécier le silence sous peine de voir ses tympans se liquéfier devant un tel parterre d'inepties.  Toutefois, il ne suffit pas d'être bon orateur pour mystifier les foules et le charisme de l'homme ne s'est pas fait en un jour. Bien présenter dans les pays de l'Orient, c'est respecter autrui, mais avant tout se respecter sois-même. Voilà pourquoi Ran se complait dans la coquetterie qu'il compte comme une autre corde à son arc. Les gens négligés sont une énigme sans fin, pour cet amoureux des fragrances raffinées et des costumes bien coupés. Un minimum pour cette fleur toujours soignée. Après tout, qui se ferait écouter et obéir sans ça ? Encore une autre explication à l'assise de la puissance de cet homme charismatique qui se fait obéir au doigt et à l'œil.


❀ Cymbidium ❀  Jasmin  ❀  Verveine  ❀ Églantine ❀ Lupin ❀ Jacinthe ❀

La Cymbidium aérienne invite gracieusement au voyage et à la créativité... Aidée de son voisin jasmin qui entraîne de son sillage enivrant l'âme dans un rêve voyageur... Quant à la verveine enchanteresse, elle dispense sa poésie ... Elle peut elle aussi compter sur sa sœur Églantine qui est la fleur de prédilections des poètes... Le tout est saupoudré de l'imagination fertile du Lupin ... Tandis que la Jacinthe joueuse s'amuse sur ce flot créatif...    

Bien que l'excellence soit le fruit d'un travail acharné, le perfectionniste s'accorde comme chacun des brèves pauses. Lors des ces parenthèses oublieuses, c'est l'art et la créativité qui s'invitent dans l'existence du chinois. Ses longs doigts aiment taquiner les noires et les blanches lorsqu'il se trouve en avoir le temps, les douces mélopées apaisant l'espace d'un instant le tumulte de l'existence du brun. Enfin, ce n'est pas comme si Ran s'imaginait évoluer au sein d'un environnement calme, c'est ce même calme qui l'a autrefois poussé à embrasser la vie dangereuse qu'il mène aujourd'hui... Chat joueur, le chinois n'aime guère se prélasser trop de temps sur son sofa préféré et aime importuner quelques âmes avant de retrouver le confort de ses coussins moelleux. Dans un langage moins châtié, l'on pourrait dire plus vulgairement que le brun aime « faire chier son monde » et que ses jeux de mots se font bien souvent aux dépends de l'autre. Les griffes faites sur les mollets d'un ou deux innocentes têtes, la bête retourne nonchalamment à ses occupations moins triviales. À l'instar de la grande verrière de son habitation que l'on prendrait volontiers pour une jungle onirique tant la végétation y est luxuriante. Une fierté pour l'amoureux des plantes qui protège jalousement  ses créations qui dévoilent toute la patience et la poésie de cet homme tenace et perfectionniste ...


❀ Nénuphar rose ❀ Hysope ❀ Ancolie  ❀ Œillet pourpre ❀ Cytise ❀Acanthe ❀

Le Nénuphar rose égoïste et narcissique  règne en monarque froid et indifférent au sein de son bassin ... L'Hysope elle aussi participe activement au règne de la froideur dans cette assemblée florale ... Plus extravagante, l'Ancolie verse dans la folie capricieuse ... Antipathique, l'Œillet pourpre n'est néanmoins pas en reste .... La Cytise et l'Acanthe parachèvent ce troisième bouquet en lui emmenant noirceur et ruse ...  

Parenthèse artistique faite, c'est à nouveau un festival plus sombre qui s'installe. Un parfum égoïste commençant à emplir vos poumons. Imbu de sa personne, le brun cultive un narcissisme certain, il faut dire qu'avec le flot de bêtise ininterrompue de certains, il est bon de se concentrer sur sa personne. Lunatique à ses heures, la fleur vénéneuse aime se jouer de l'autre, parfois par simple jeu certes, mais aussi par ruse ... La faim justifie les moyens, un adage qui colle à la peau hâlée de cet empoisonneur. Si il brille en société derrière ses airs d'homme bon à marier à qui l'on rêve de faire épouser sa fille, la réalité n'en reste pas moins sombre. Voilà des années que ce petit jeu diverti Ran qui prend un malin plaisir à mener son monde en bateau. Il devra bien tôt ou tard s'embarrasser d'une femme pour parfaire le jeu des apparences, mais le stratège étudie encore la chair que l'on lui jette en pâture. Il faut dire que la plupart de ces pintades transparentes lui donnent bien plus l'envie de les secouer que de faire autre chose, enfin, il pourra compter sur la discrétion légendaire des japonaises soumises... Pour l'heure, il préfère les toiser et ne leur apporter que quelques faux sourires et laisser miroiter un vain espoir à leurs familles avides d'un mariage avec une bourse bien garnie. Pour sûr que leurs filles chéries ne regretteraient pas le voyage lorsque les masques se seraient décidée à tomber. Personnalité versatile et changeante, il n'est pas rare d'avoir du mal à suivre les nouveaux caprice de ce fils trop gâté. Ce qu'il désire, il l'obtient, peut importe le temps ni l'argent que ça lui coûtera. Ainsi, l'on peut reconnaître à cette drôle de fleur une certaines ténacité. Toutefois, gare à ses victimes qui verront cette lune exquise les enfoncer peu à peu dans ses excentricités ...



❀ Orchidée rouge❀ Arum ❀ Calla ❀ Tuberosa❀ Circée ❀ Vigne ❀

L'orchidée rouge dispense son ardeur sur l'être désiré et l'invite sans équivoque à la tentation de la chair ... Elle est d'ailleurs chaudement secondée par l'Arum faussement virginal ... Son cousin coloré le Calla qui envoûte par ses autours divins ... Plaisir dangereux offert sur un plateau d'argent, voici ce que propose la Tuberosa ... C'est alors que viennent se mêler Circée et Vigne pour jeter un sortilège ensorcelant sur les victimes consentantes ...

Vigne au parfum capiteux, Ran use et abuse de ses appâts sur ses proies consentantes. Les longues lianes finement vallonnées ne sont jamais en reste pour charmer d'un rond de jambe l'être convoité. La séduction et le sexe font partis des jeux de prédilection du chinois qui se plaît à voir autrui s'abymer à son contact. Conscient de ses autours, le brun est une fausse offrande savoureuse qui a déjà trompé plus d'un imprudent. Cocktail décadent et sensuel, qui s'y frotte  s'y pique. Les belles fleurs ont toujours leurs lots d'épines empoisonnées et le poison.... le chinois s'y connait. Si ce n'est pas sa beauté vénéneuse qui achève l'autre, ce sera son sillage empoisonné qui s'en chargera. Sorcier des temps moderne, c'est au sein de son laboratoire que l'alchimie de complexes instruments de mort se révèle. Se laisser charmer par cette sombre orchidée, c'est accepter de la laisser jouer avec vous. Du moins... Pour les chanceux jouissant encore de leur libre arbitre, le parfum de la plante scabreuse se chargeant de le faire disparaître comme neige au soleil... Madone sombre pour les uns, catin virginale pour les autres, il divise autant qu'il attise. Clair obscur charmeur, c'est à la lueur de la nuit que le chinois s'éveille à la recherche d'une nouvelle victime. Des draps aux trépas, il n'y a qu'un pas... Fait comprit depuis bien longtemps par Ran qui manie avec dextérité aussi bien les larmes empoisonnées que les caresses assurées...  



Histoire

A water lily in the mud
1989-1991

Toute naissance nécessite rencontre, et toute rencontre nécessite deux personnes. Ce jour de mai 88 ce fut celle de monsieur Miyabayashi, entrepreneur japonais relativement aisé, et mademoiselle Zhu,  fille d'une famille ayant su tirer profit du commerce de soie aux siècles derniers. Pour une fois, point de mariage arrangé comme il est coutume de voir en Orient, toutefois on ne peut affirmer qu'il s'agit là d'un mariage d'amour. Disons que des intérêt communs et une certaine inclinaison pour l'autre ont suffit à motiver ces deux êtres à s'unir. C'est ainsi que Ran poussa son premier cri le 5 mai 1989 à l'hôpital d'Osaka. Une journée éprouvante, voir deux, pour sa génitrice qui avait passé pas moins de 28 heures à ressentir des contractions. À peine né et voilà que le Sino-Japonais se faisait déjà désirer, faisant parti de ces enfants arrivés après le terme. Le travail terminé, le bonheur de la désormais mère fut en demi-teinte, quel était ce teint étrangement hâlé ? Ce n'est que plus tard que l'épouse Miyabayashi découvrira les origines mêlées de son époux, ce dernier ayant omit de parler de ses ancêtres Thaïlandais. Un premier affront pour une asiatique à la recherche de la sacro-sainte pureté du teint.

Le second ne tardera pas à arriver, en effet, même pas une année après la naissance de leur enfant, monsieur Miyabayashi rentrait de plus en plus tard et prétextait régulièrement avoir plus de travail. Fait non étonnant dans un pays comme le Japon où le culte de la performance est glorifié. C'est  pourquoi l'épouse délaissée ne prit dans un premier temps pas ombrage des absences répétées de son compagnon. Toutefois.... les révélations lui furent présentées sur un plateau d'argent par une amie un peu trop bien intentionnée pour réellement l'être. Mais si, relisez bien ... L'on connait tous au moins une personne faisant parti de cette catégorie d'amis qui se délectera de vous dévoiler des horreurs sous couvert d'inquiétude et de vérité. Son mari ne courrait pas après un énième contrat de plus ou un profit plus important, bien au contraire, il préférait aller ce délester de plusieurs milliers de yens chaque mois auprès d'une certaine... Mariko. Une hôtesse, plus jeune et moins farouche qui savait lui parler.  Remontée de voir cet imbécile entiché d'un aspirateur à argent, la chinoise n'avait pas demandé son reste pour quitter le domicile familial son enfant sous le bras avec un papier de divorce attendant sagement son époux... Enfin jusqu'à ce qu'il disparaisse dans un terrible accident de la route. Ran apprendra des années plus tard avec ses nouvelles fonctions que la mort de ce dernier avait été orchestrée par une K.OS zélée.



Harder is the blooming without sun
1991 - 2005

Sa Chine natale rejointe, la position aisée de sa mère et sa beauté indéniable lui permirent de rapidement convoler à nouveau. Ou tout du moins de séduire un membre célibataire de l'éminente famille Wang. Leur union ne fut néanmoins pas des plus faciles à obtenir, femme déjà mariée, d'un certain âge, un enfant issu d'une précédente union, un métisse japonais au teint hâlé de surcroît ... Pour sûr que la mère de Ran accumulait les arguments en sa défaveur. Les membres de la famille également, seul l'un des leurs étant disposé à voir son frère épouser cette « arriviste fraîchement débarquée ». Ce n'est ainsi qu'après d'âpres négociations que l'on consentit à l'autoriser à intégrer les rangs de la famille Wang. Toutefois, son fils né hors de ce mariage devant conserver son nom de naissance. Un fait qui amuse encore aujourd'hui Ran, assez Wang pour accomplir les basses besognes, mais pas assez pour en porter le nom...

De toute manière, le garçon ne s'est jamais senti réellement Wang. Pour lui, il n'étaient qu'un moyen de s'élever avec  leurs comptes en banque garnis, rien de plus. Une âme plus sensible aurait très certainement pâti de cette climat particulier. Ran, lui, ne voyait là qu'un moyen de plus de ne pas s'attacher inutilement. Peut-être est-ce cette enfance partagée entre faste et froid qui a forgé ce caractère singulier, sûrement même. Solitaire, il voyait les réunions familiales comme un fléau. Les adultes passent encore, mais ses cousins et cousines, si il avait pu éviter leur compagnie en se coupant la jambe, il l'aurait fait. Ce n'est néanmoins pas ceci qui empêcha l'enfant puis adolescent de se montrer assidu dans les études, doué même, ces deux classes sautées en attestant. C'est également à cette même époque que le brun se découvrit cette passion dévorante pour la flore, la seule forme de vie qui méritait selon lui attention et protection. Il se rappelle encore aujourd'hui de la chasse qu'il avait mit à un ex qui avait osé cueillir l'une de ses précieuses dans son jardin d'hiver. Une furie mécontente s'était abattue sur lui et l'on l'avait plus jamais revu. Pour revenir au sujet des études, son obtention du Gaokao marqua le début d'une nouvelle vie et de son premier pas vers l'indépendance.



Hong Kong blossoms
2005-2010

Destiné à prendre la voie des affaires et continuer d'étendre le pouvoir de la famille Wang, c'est tout naturellement que le jeune homme fit son entrée à la National Taiwan University College of Management pour y faire ses armes en marketing. Un premier bol d'air frais pour lui, les Wang l'ayant laissé rejoindre le Campus afin de s'immiscer au mieux dans la vie universitaire qui se révéla être ô combien enrichissante pour le chinois. Doté d'un esprit déjà prompt à la stratégie,  le marketing se révéla être une seconde nature pour Ran. Fort de résultats excellents, il n'eut aucun mal à briguer pour ses stages l'entreprise de son choix. Toujours aussi provocateur, son choix se porta sur une filiale leader dans l'import-export installés dans la sulfureuse Hong Kong. Un choix qui n'avait pas manqué de lui apporter son lot d'appels houleux  entre lui et ses parents. Bien évidement, beau parleur qu'il était déjà, il sut les rassurer et présenter cette occasion comme une chance d'apprendre à frayer dans d'autres eaux et représenter les couleurs de la famille. Déjà le sens de la formule à l'époque également ...

Si Taipei était le théâtre de son enfance, il n'en n'était pas pour autant la ville où vibrait le brun. C'est dans les rues animées de Hong Kong qu'il se plaisait à parcourir le soir en compagnie professionnelle ou plus... charmante. Les appartements de l'étudiant donnant sur le port, il pouvait à loisir observer le danse incessante des embarcations arrivant à bon port ou s'engageant dans un nouveau périple maritime. Si les séjours dans le port aux parfums se faisaient plus longs, les retours eux se faisaient aussi plus difficiles. Fort indépendant, le jeune homme d'affaire supportait de plus en plus mal ses retours chez les Wang et songeait sérieusement à s'installer dans la ville de son cœur. Néanmoins, on en décida tout autrement pour lui...



Japan's Spring
2010

Non mécontents d'écarter la brebis galeuse du cheptel, on présenta à Ran cette offre au Japon comme une chance pour la famille. Contre toute attente, le chinois accepta docilement, pressé de faire ses valises et de partir à l'assaut d'un nouveau marché. La Japon était le pays du raffinement après tout et il y voyait là l'occasion de se procurer de nouveau spécimens. Et oui... quoiqu'il fasse, il ramènera toujours tout à cette collection florale qui vire à l'obsession. Bien que préférant encore la Chine de son enfance aujourd'hui, il doit bien avouer que le pays du soleil levant joui de charmes incomparables et d'une certaine quiétude de vie si l'on oublie le rythme effréné des bureaux bien évidement. Un culte de la performance décrié par des Occidentaux fainéants, il faut dire qu'avec leurs esprits fragiles endormis aux neurodépresseurs qu'ils peineraient à tenir une seule semaine. Voilà une des raisons pour lesquelles le jeune commercial bénissait de croiser assez rarement des Occidentaux dans le cadre de son travail.

Pour l'heure, il était concentré à montrer ses preuves, très jeune collaborateur, il détonnait au sein des équipes avoisinant la quarantaine bien tassée. Bien évidement, sa fraîche sortie d'école et son âge jouèrent dans un premier temps en sa défaveur. Le fameux piston de sa famille également, le fait d'occuper un poste aussi important aussi tôt ne passant pas auprès des collègues, notamment ceux qui briguaient le poste à présent occupé par ce jouvenceaux. Ran laissait dire, comme toujours, l'ambitieux jeune homme ne voyait que son objectif et espérait bien obtenir le respect de ses aînés, mais surtout, leur donner une bonne leçon en leur montrant toute l'étendue de leur incompétences sous le couvert de sourires faux et affables. Ah... le monde des affaires et ses faux semblants, une jungle hostile pour les uns, un simple parcours de santé pour Ran qui se sentait plus que jamais dans son élément...



Dangerous perfume
2010 - 2011

Plus le temps passait et plus un parfum, jusqu'alors inconnu pour Ran, dangereux se faisait sentir dans les couloirs des entreprises Lai. Fragrance inattendue qui ne mit guère de temps à titiller la curiosité du directeur commercial ... Jusque là bien trop occupé pour se soucier des réunions en comité restreint à des heures pour le moins incongrues, il laissa ses oreilles indiscrètes traîner de ça et là. Un dossier plus long à traiter, une insomnie, un pc capricieux, tous les prétextes étaient bons pour gagner du temps d'espionnage. Peut-être perdait-il son temps à épier les faits et gestes de ses pairs, mais son instinct lui hurlait que non, que le dénouement de cette histoire arriverait bien tôt ou tard.... Et il ne croyait pas si bien dire ... Ce dernier ayant bien faillit revêtir une funeste forme. Encore à la recherche d'indice, le jeune homme s'était une fois de plus attardé dans un bureau où se présence était supposée être de courte durée. Quel ne fut pas sa surprise de voir son propriétaire revenir avec plusieurs heures d'avance avec un air hésitant entre l'amusement et l'agacement. Faciès peu habituel pour le vieil homme qui ne se déparait jamais de ses traits calmes et froids, fait qui n'avait guère rassuré Ran à l'époque, et à juste titre...

La démarche lente et mesurée, chaque pas en sa direction était savamment calculé afin de lui inspirer crainte et attente. Bien que ne faisant pas parti des êtres facilement impressionnable, Ran doit bien reconnaître que ce jour là, la peur s'était immiscée dans son esprit et que son instinct de survie lui avait soufflé de fuir par tous les moyens possibles. Néanmoins, fier, il était resté là, affrontant les prunelles perçantes de son aîné qui ne s'était toujours pas décidé à prononcer le moindre mot. Le requin recherchait la faiblesse chez sa proie et décrivait des huit égaux autour d'elle. Ce n'est qu'au bout d'interminables minutes de silence qu'un rire sardonique résonna entre les murs contenant un air devenu bien trop lourd. La curiosité de Ran ne s'en retrouva qu'accrue, que pouvait bien trouver si drôle ce vieil homme ? Son visage avait dû parler pour lui à l'époque, son collègue en venant enfin aux faits.

Tout s'était alors enchaîné en un flot d'informations bien trop nombreuses et dont certaines échappèrent au jeune homme d'affaire aux dents longues. Une chose il était question de gang et d'une succursale destinée  au blanchissement d'argent. 14K Lai .... Ce nom lui était familier ... Mais bien sûr ! La Triade ô combien dangereuse montante au Japon. Une organisation faisant fi des règles et évoluait dans un certain désordre, le chaos imprévisible voilà sa force . Scruté par les fentes servant de prunelles à son aîné, Ran avait songé à une bien funeste fin à cette entrevue à haut risque. Néanmoins.... Il n'en fût rien, à sa plus grande surprise il doit bien l'avouer. Plus amusé qu'échaudé, son interlocuteur l'invita même à prendre place sur le siège qui se tenait face à lui. Un choix simple se présentait à lui, continuer à participer, sciemment cette fois, au blanchiment de l'argent emmagasiné par le 14K Lai, ou alors... quitter le Japon les pieds devant. Le choix fut rapidement fait et c'est de manière quelque peu expéditive que le jeune homme embrassa l'existence de malfrat ...



Poisonous Orchid
2011-2016

Un nouveau monde avait déroulé ses bras tentaculaires sur le chinois pour mieux les enserrer étroitement autour de lui. Piégé dans cette toile criminelle, ce n'est pas pour autant qu'il se débattait. Proie consentante, il était plutôt à l'image de l'imprudent papillon venant se brûler les ailes au contact de la flamme tentatrice. De nature ambitieuse, Ran voyait là un nouveau terrain de jeu où il lui restait à apprendre les règle avant de pouvoir conquérir. Fort de ses connaissances en botanique, le monde empoisonné des substances nocives l'intéressa rapidement. Ne trouvant pas son bonheur parmi les têtes de l'organisation, il alla trouver celle que l'on appelait la pluie rouge. Créature difficile à débusquer, ce fut même elle qui le trouva la première ... Vipère assassine, elle jouait avec le poison comme elle faisait danser les lames. Un professeur à l'exigence intraitable mais, au génie indéniable. Il apprit beaucoup d'elle et sous l'arrosage régulier de ses conseil avisés naquit L' « Empoisonneuse », double vénéneux de l'homme d'affaire.

Si la vipère brillait par ses aptitudes en combat, lui compensait par la ruse et ses mises en scène. Ce choix tactique ne ravissait guère celle qui lui montrait la voie, lui rappelant qu'un jour ses ennemis pourraient faire jouer en leur faveur cette incapacité au combat. Toutefois, à l'inverse des imprudents cherchant à imposer leurs idées, elle respectait son choix. En fait, plutôt que tergiverser sur ce genre de futilité, ils préféraient clore une session empoisonnée par quelques rounds endiablés au lit. Il fallait dire que la tigresse avait un sacré jeu de hanches, un délice exotique comparé à toutes ces asiatiques sans saveur.. Mais là n'est pas le sujet et les souvenirs brûlants le font s'égarer ... En parlant d'égarement, plus il avançait dans son apprentissage et plus le chinois ne se voyait pas quitter un jour ce groupuscule qui lui laissait à loisir l'occasion de laisser la part la plus sombre de son être s'exprimer sans censure.

En parallèle de cette formation prolifique, le brun ambitieux gravi les échelons à une vitesse fulgurante, aussi bien au sein des entreprises Lai que de la Triade, gagnant le respect de ses aînés. Alors âgé de 25 ans, celle qui lui avait tout apprit lui annonça qu'elle se trouvait dans l'impossibilité de lui apprendre quoi que ce soit de plus. L'élève n'avait certes pas dépassé le maître, mais il était devenu son égal. Il aurait tout le temps de surpasser la belle vipère chinoise qui se retirait du métier, laissant son héritage empoisonné à son disciple ... Maintenant paré, les têtes tombée se multiplièrent  la belle Empoisonneuse commença à se faire un nom parmi les âmes coupables ...



Thorns' Symphony
2107

Aujourd'hui bien installé, Ran est un des visages estimés de l'entreprise Lai. Bon nombre sont ceux qui le voient déjà PDG et les rumeurs ne font qu'enfler. Pour sa part, il ne se fait pas de souci à ce sujet, si le vieil homme semble accroché à sa place comme une moule à son rocher, l'âge le rattrape et il ne sait que trop bien qu'une armée de requins aux costumes parfaitement coupés n'attendent que le premier sang. Mais... Pour l'heure le directeur commercial a bien à faire entre ses affaires professionnels et plus... vénéneuses. Devenue institution dans le métier, l'Empoisonneuse en fait trembler plus d'un. Imprévisible, tenace, patiente et rusée, un cocktail détonnant à l'image de ses créations à la redoutable efficacité. Régnant en maître depuis sa tour de verre, voilà déjà deux années que la Faiseuse de rêve distribue d'autres de ses enfants maudits. Ses « rêveries »  ont depuis inondé le marché et ne cessent d'enrichir leur créateur qui propose encore et toujours plus de nouvelles expériences chimériques aux avides de sensations illusoires. Une réputation qui n'est plus à faire dans l'ombre, mais aussi à la lumière les pères se bousculant pour faire épouser celui qui ferait prospérer leurs familles. Mais pour l'heure... Un gala de charité l'attends...


Behind the scene crime
Yo o/ ici Ame no Kitsune, mais on peut m'appeler Kyû ça me va très bien  angel. Je suis l'autre admin de ces lieux, et aussi accessoirement une rpiste qui commence à doucement prendre de l'âge. 8 ans de métier mon p'tit :p Après ce n'est rien comparé à mes amours avec l'écriture qui remontent à mes 11 ans. Ah oui j'ai oublié, j'ai 23 ans et pas toute mes dents   :pablo: longue histoire. Bref, j'espère qu'on s'amusera tous ici comme des petits fous. Pour finir, je serais connectée 7/7j si tout va bien, normal, c'est mon bébé o/

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Miyabayashi Ran ❀ A venomous black orchid
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Kaitaku :: Commissariat :: Casiers judiciaires :: Au trou :: La triade-
Sauter vers: