Katano Mareo - born to be wild

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MessageSujet: Katano Mareo - born to be wild   Dim 25 Juin - 19:32

Katano Mareo Joshua
Feat Moon Jong Up

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Nom : Katano
Prénom : Mareo est un prénom japonais choisi par mon père  ayant pour sens unique, exceptionnel, précieux, singulier et Joshua, le prénom hébraïque choisi par ma mère se traduisant par Dieu aidera.
Âge : 25 ans
Date et lieu de naissance : 1er mai 1992 à Tokyo
Nationalité : americano-japonais
Statut marital : célibataire convaincu
Situation financière : très confortable
Métier : capitaine de police, sert sous les ordres de Endо̄ Hiroto dans la brigade spéciale.
Casier judiciaire : vierge ( ce qui n'est pas su ou répertorié n'existe pas aux yeux de la loi )

Anecdotes
◘ parle le chinois, le coréen, le russe, l'anglais et le japonais ( ça sert d'avoir traîné avec des personnes de différentes nationalités )

◘ possède plusieurs tatouages, dont certains sont visibles.
- Sur le dessus de la main gauche, le plus grand est un CEBEP qui signifie nord ou qu'une personne vient du nord de la Russie, donc qu'elle est plus violente/dure que les autres dans le langage des tatouages russes. Il y a aussi d'autres petits encrages sur ses doigts sous forme d'anneaux qu'il serait un peu fastidieux à énumérer et qui ont davantage un but esthétique plus que symbolique.
- Sur le dessus de la main droite, c'est un clocher avec deux tours ( une tour = une année de prison ) accompagné à nouveau d'autres plus petits sur ses doigts. Juste au dessus se trouvent plusieurs lettres différentes qui forment le mot wild. Sur sa paume un scarabée, symbole des pickpockets, vient compléter l'histoire.
- Dans son cou trônent deux étoiles à huit branches qui peuvent signifier que la personne ne coopérera pas avec les autorités et/ou aussi qu'elle fait partie de la caste des voleurs.
- Sur son flanc, préside la mort avec ses grandes ailes noires et sa faux.
- Chacun de ses genoux portent une étoile, symboles du non-souhait de plier face à la justice. ( des plus ironiques pour un flic )
Il compte bien s'en faire encrer d'autres.

◘ a droit à un traitement de faveur au Japon grâce à son père policier haut-gradé, d'où son look et sa coupe de cheveux, au grand désespoir de ses collègues. Cela ne l'a jamais dérangé de profiter de ce genre d'avantages.

◘ n'est arrivé à Osaka que depuis quelques mois, son père, encore lui, a fait pression afin qu'il soit muté ici après le gros coup de filet l'ayant promu capitaine.

◘ contrairement à ce qu'on pourrait s'imaginer, il connaissait déjà très bien les lois avant de s'engager dans les forces de l'ordre. Il estimait que c'était important pour quelqu'un qui n'avait pas toujours une vie exemplaire de comprendre le fonctionnement de la justice, des procédures et de pouvoir argumenter.

◘ aurait bien aimé vivre à l'époque de la prohibition et des grands bandits. Ca l'a toujours fasciné cette exaltation de vivre en brûlant la chandelle par les deux bouts tout en montrant qu'on est le plus fort ouvertement.

◘ lui qui a toujours affectionné les grosses poitrines et les belles/grandes plantes a envie de se pendre depuis qu'il est au Japon. Il se demande comment les hommes arrivent à se contenter d'aussi peu avec leur planche de bodyboard.

◘ depuis l'enfance, c'est le rap/hip-hop qui égayait ses oreilles. En faisant la connaissance de l'inspecteur qui deviendra son modèle et son chef, il s'est mis à grandement apprécier le rock. Notamment les vieux groupes.

◘ ex-fumeur, il a arrêté juste avant de passer le concours, il n'aurait pas été capable de tenir la distance sinon. Parfois, ça arrive qu'il s'en grille une, sans raison apparente, juste par envie sur le moment. Ce n'est pas que ça manque à sa vie, ça revient quand-même cher en plus d'empester un peu partout. Son souhait n'est pas de replonger, problématique dans un pays où il y a un des plus hauts nombres de fumeurs, en particulier les hommes.

◘ esprit libre, il n'a jamais été vraiment passionné par quoi que ce soit.

◘ la malbouffe et lui, c'est une grande histoire d'amour. Quelle plaie que dans ce pays, elle ne soit pas à la hauteur de ses attentes.

◘ change assez souvent de couleurs de cheveux.

◘ certains se demandent s'il n'est pas un peu trop proche des malfrats qu'il est sensé arrêter. D'autres viennent même à douter de son impartialité. De son côté, Mareo se contrefiche d'échauffer les esprits, ou d'alimenter les théories et autres ragots.

◘ lorsqu'il raconter une histoire, il a tendance à la mimer en même temps. Il faut dire qu'il en a de cocasses à partager.
Caractère
Étant une personne renfermée et secrète, je vais m'appliquer à faire un exercice qui, dans la réalité, n'arrivera jamais. Enfin, je suppose qu'il faut bien donner des pistes à ceux qui ne sont pas très doués à cerner des personnalités. Comme le laissent penser mes précédentes paroles, je suis quelqu'un d'arrogant et d'audacieux. Que ça plaise ou non est le cadet de mes soucis. L'opinion des autres ne m'a jamais intéressé, ils sont ce qu'ils sont. Du vent. Partir littéralement à l'aventure ne me fait pas peur, bien au contraire, même si j'en ignore la finalité, je ne me jetterai à l'eau sans hésiter.  Il ne faut pas croire  pour autant que je vais sauter si on me dit de me jeter d'un pont non plus. J'ai un très grand esprit de conservation, autant que je suis quelqu'un d'avisé qui ne fait jamais rien sans réfléchir. La réalité étant mon quotidien, ma vie celle d'un flic, je ne perds jamais ces données peu importe la situation.

Au travail, je peux me montrer excessif et extrémiste. Il faut ce qu'il faut, ce n'est pas une vie entourée de paillettes que celle d'un officier. Je fais partie de ces personnes que l'on dit douées. Avec les gênes de mon vieux, c'était sans doute difficile de ne rien hériter. Mais j'estime être déjà bien meilleur que lui à mon âge. Éveillé, mon cerveau tourne toujours à cent à l'heure. Mon adresse n'est pas forcément reliée qu'au tir. Intelligent, sinon je ne m'en serais jamais sorti jusqu'ici, ma perspicacité est un atout non-négligeable. Mon calme, ma lucidité le sont tout autant. Peu importe les événements, je reste serein. Ça m'a déjà servi plusieurs fois à en faire craquer certains. Si j'estime qu'une possibilité est la seule solution, je n'hésiterai pas. Il est tout aussi important dans ce métier d'être vif, vigilant, rusé et précis. Steve me disait souvent qu'il faut toujours avoir des coups d'avance et c'est ce que je fais. On ne sait jamais quand un coup-bas peut être porté et je sais de quoi je parle. Durant les interrogatoires, j'arrive facilement à me montrer persuasif. Pas que dans ce cadre d'ailleurs. Mon côté ambitieux et sans vergogne m'a permis de devenir capitaine à mon âge, exploit qui peut être salué, n'en déplaise à miss gros seins.

Comme visiblement il n'y en a pas encore assez, je continue. À partir de là, ce n'est pas forcément que dans le travail. Très tôt, je me suis montré autonome et indépendant,. Il m'est plus naturel de faire les choses seul, j'aime avoir la paix et je déteste qu'on me surveille/materne. Être du genre débrouillard m'a souvent sauvé la mise un paquet de fois. Avec moi, pas besoin de garder l'idée du policier ou du citoyen irréprochable et bon sous tout rapport. Je suis quelqu'un de faux, dur, je ne fais pas dans la pitié ou la compassion. À part les ordres, il n'est pas question que je fasse quoi que ce soit que je n'ai pas envie.  Froid, égoïste et sadique, il vaut mieux m'avoir en face que dans le dos. Sous mes airs de mauvais garçon et de mec blasé, je m'avère être calculateur et fourbe. Comme quoi il vaut sûrement mieux s'attarder sur l'apparence de certains en ne souhaitant pas gratter sous les couches.

Sous toutes ces impressions de nonchalance et de désintérêt, je peux me montrer avide et fougueux. Confiant, habile et baratineur, bien des personnes se sont retrouvées avec le cerveau retourné sans avoir eu le temps de comprendre. Je ne vois pas pourquoi je ne devrais pas me servir de mes cartes. Si j'ai décidé qu'il fallait sortir le grand jeu ou s'il s'agit d'un sujet qui m'intéresse, je peux même devenir éloquent. Au milieu de tous ces balais dans le cul, je passe pour quelqu'un décontracté alors qu'il ne s'agit que du résultat d'une différence d'éducation. Ma patience est assez tenace au travail, dans le cas d'un simple monologue, elle est largement dépassée.

Q&A : adroit, ambitieux, arrogant, audacieux, autonome, aventureux, avide, avisé, baratineur, calculateur, calme, confiant, débrouillard, doué, blasé, dur, égoïste, éveillé, excessif, extrémiste, faux, féroce, sadique, fourbe, froid, fougueux, habile, indépendant, intelligent, lucide, rusé, rationnel, perspicace, précis, persuasif, renfermé, secret, vif, vigilant, traitre, décontracté, éloquent quand il veut

Histoire
Nul doute que les grands-parents japonais avaient bien dû savourer lorsqu'ils avaient découverts que leur fils divorçait. Ce n'était pourtant pas faute de l'avoir prévenu qu'il ne tirerait rien de bon d'une union avec cette femme non-japonaise. Ah les anciens et leurs clichés, que du bonheur. Il fallait bien reconnaître qu'avant que tout n'explose, leur histoire avait tout d'idyllique. La jeune Sarah était à Tokyo dans le cadre de ses études. Pas forcément très au courant des lois, elle s'était retrouvée à avoir quelques soucis avec un contractuel à bicyclette dont elle ne comprenait pas un traître mot à cause de son accent à couper au couteau. Ce fut là que le prince charmant, pas si charmant que cela en réalité, avait fait son apparition, la sauvant d'un mauvais pas. Bien que dix ans les séparaient, Masato s'était montré assez audacieux pour vouloir la revoir. De fil en aiguille, la chanson, on la connaît tous, ils sortirent ensemble. Lorsque la fin de ses études arrivèrent, aucun des deux ne s'attendait à me voir débarquer, bien au chaud dans le ventre de ma mère. Pour le vieux, impossible de s'imaginer avoir un gosse hors-mariage. Ma mère n'était pas forcément très chaude au niveau de l'avortement et, comme ils se fréquentaient depuis plusieurs années, elle accepta de se marier. Les vieux de la famille avaient très certainement souhaité être foudroyés par une crise cardiaque avant la cérémonie, mais pas de morts à déplorer ce jour-là. La prochaine fois, qu'ils sautent d'un pont, ils ne manqueront à personne.

Quelques mois plus tard, j'ai fait mon entrée. Afin de contenter mes parents, j'ai eu le droit à deux prénoms et ça n'avait rien à voir avec les samouraïs, Mareo Joshua. Ma mère disait qu'il valait mieux penser à tout, elle n'avait encore pas saisi à  quel point à l'époque elle avait eu raison. S'occuper d'un bébé était assez prenant, notamment quand le dit petit enfant était particulièrement pénible. Un chieur à peine sorti du ventre, comme quoi ça devait me suivre toute ma vie. La vie au Japon n'était pas aussi belle qu'elle peut bien en avoir l'air sur les magasines ou durant les vacances. En plus de devoir supporter les remarques de sa belle-famille, Sarah faisait aussi face à l'hostilité des natifs. Se marier avec un japonais, c'était déjà mal vu quand on ne vient pas du pays, avoir un enfant ne relevait pas le niveau et elle osait rester ici. Certains devaient être convaincus qu'elle avait fait ça juste pour avoir un visa. Lorsque j'ai commencé à être en âge d'aller à l'école, elle voulait chercher un travail. Encore une fois, scandale. Dans ce pays d'arriérés, elle avait l'impression de devenir cinglée. Personne n'était favorable, pas même le seul qui aurait dû la soutenir envers et contre tous. Quand je disais que c'était un gros beauf. Sarah voulait leur prouver qu'elle pouvait être une bonne mère en travaillant à côté, mais elle ne trouva personne qui accepta de l'embaucher. La situation ne mettait pas la joie au sein du couple. Tout ça pour qu'elle découvre, la veille de mon huitième anniversaire, qu'il la trompait. Au moins elle a été maligne d'enregistrer la preuve qui permettrait d'avoir divorce, enfant et pension. Direction Miami.

Jamais je n'oublierai son accueil. À peine les roues posées sur le tarmac et la semelle des chaussures sur le sol d'une des allées de l'aéroport, des passagers s'étaient mis à crier quelques mètres plus loin. Un mouvement de foule se créa, semant la panique un peu partout et piquant ma curiosité. À ma hauteur, impossible de voir. La main de ma mère se serra, me tirant brusquement sur le côté et à moins d'un mètre, je vis passer un alligator échappé du poste de douane animalière. Là, j'ai su que cette ville allait être mon paradis. La famille ici était bien plus cool que les vieux rabats-joies du côté de mon père. Personne n'en faisait toute une histoire que Sarah soit mère et divorcée. Le premier jour d'école, j'avais vite calmé les racistes ou les crétins qui ne faisaient que répéter sans comprendre en leur disant que s'ils avaient le droit de se payer ma tête de bridé, alors moi aussi vu qu'ils n'étaient pas des natifs américains. De quoi faire une entrée remarquée. Après, ça avait été bien plus détendu. Puisque je n'avais pas autant d'heures de cours ni l'obligation de rentrer étudier pendant des plombes comme au Japon, j'ai eu le temps de faire pleins de conneries, de traîner. Ça, c'était la vie.

À force de passer plus de temps dehors qu'à la maison, la quinzaine oblige, je me suis fait un paquet de relations, pas toujours très fréquentables aux yeux des bien-pensant moralistes. Il fallait bien des personnes comme ça pour être capable de supporter mon caractère. Tant que ma mère ne l'apprenait pas. Elle avait déjà bien assez de merde à gérer à son boulot. Une nuit où je rentrais chez moi, je me suis fait aborder dans une ruelle par un type. Avec sa dégaine, il aurait sûrement volé la vedette à John Travolta dans Pulp Fiction. Le cliché. Il n'était pas question qu'on me voit traîner avec un flic, encore moins discuter avec. Il est revenu d'autres fois à la charge. Au final, j'avais consenti à écouter, histoire qu'il me laisse tranquille. Son enquête était un peu au point mort et il ne pouvait pas se charger de récupérer des renseignements sur certaines personnes. Je n'étais pas partisan de l'aider, mais quelque chose me faisait sentir qu'il était bien différent de la flicaille. Il a réussi à me convaincre, m'assurant qu'il se montrerait généreux au niveau du salaire. À traîner un peu en sa compagnie, il m'était paru évident qu'il n'était pas si différent de ce que j'étais. Ses méthodes n'étaient pas très orthodoxes et ça me plaisait. Jamais je n'avais été intéressé par reprendre le flambeau de mon vieux, mais Steve était en train de me faire changer d'avis à ce sujet. Après le succès de sa mission, j'avais reçu de sa part un téléphone dernière génération, très certainement subtilisé à l'entrepôt de stockage des perquisitions de la police. Quand je dis qu'il n'était pas comme les autres.

Steve est revenu d'autres fois, pas forcément pour m'embarquer dans un de ses nouveaux plans. Je crois qu'il avait fini par s'attacher un peu à l'ado que j'étais. De mon côté, il avait une figure bien plus paternelle à mes yeux que ne l'aura jamais mon vieux. Il était content de savoir que j'avais décidé de tenter le concours de police, il me disait même qu'il allait s'assurer que je sois affilié à son unité. Alors que du côté de Sarah, de la famille ou de mes amis, tout le monde était persuadé que j'allais m'écraser lamentablement devant les questions d'ordre juridique. Je ne leur avais juste pas dit que je maitrisais déjà très bien mon sujet parce que ça pouvait toujours sortir d'un mauvais pas, c'est d'ailleurs dans cette matière que j'ai eu la meilleure note. Mon diplôme de lycée en poche, j'ai intégré l'école de police du MDPD, Steve m'a pistonné pour intégrer l'école d'officier. Normalement, ils demandent un bac+3, sauf que je n'en ai pas eu besoin. Encore et toujours des cours. Il s'est avéré que j'étais loin d'être mauvais, autant en tir qu'en combat ou en gestion de crise. Je me suis même bien pris au jeu de la compétition. C'est ça qui m'a permis de tout réussir malgré mon caractère peu facile.

Comme il me l'avait promis, je me suis retrouvé dans sa brigade. Directement sous ses ordres, il me laissait pas mal de liberté, n'hésitant pas non plus à m'embarquer sur le terrain. Je n'ai jamais autant appris à ses côtés que sur les bancs de l'école. Ce n'était pas tout blanc ou tout noir comme on nous le sous-entendait à l'école de police, parfois les flics se devaient d'arborer d'autres nuances afin de dealer avec les malfrats et aussi avec eux-mêmes. Mes succès m'ont valu de faire taire une partie de mes détracteurs. Ce fut-là que l'on m'a assigné une mission d'infiltration délicate. Faire ma place dans un gang russe, trafiquant d'armes et de drogue. J'ai tout de suite compris que c'était ma capacité à le parler et mes relations qui m'avaient fait assigner ce défi. C'était la première fois où j'avais l'impression de risquer ma vie. Cela ne me rendait pas nerveux ou pessimiste, bien au contraire, ce jeu dangereux m’exaltait. Moi qui m'étais toujours demandé ce qu'on ressentait à être du mauvais côté, j'allais enfin l'expérimenter. Steve me connaissait, il m'avait vu à l’œuvre, je n'hésitais pas à me salir les mains s'il le fallait. Durant un bon mois, j'ai dû tout mémoriser de ma nouvelle identité. Ma mère n'avait pas réussi à dissimuler son inquiétude. Pas de fausse promesse. Je ne la reverrai pas avant deux années.

Il a fallu me donner de la crédibilité. Les tatouages m'ont fourni une identité concrète, elle était bien mieux que de le raconter à haute-voix. Bien qu'asiatique, j'avais la tête du mauvais type, du chien-fou qui pourrait devenir un élément intéressant bien formé. Au préalable, il avait fallu que je fasse mes preuves. Ce n'était rien de bien sorcier à mes yeux. Ôter des vies ne me faisait ni chaud ni froid. Je n'étais pas un russe de sang, mais j'en avais toute la froideur. Mon rôle de petit voleur excellant dans son domaine m'a ouvert d'autres portes dans le gang. Les mois ont passé. Jouer à ce double-jeu me transcendait. J'avais le pouvoir de faire tout ce que je voulais en toute impunité alors que ça serait perçu comme un gros sacrifice et l'engagement fort d'un officier sous couverture. C'était le paradis dans l'enfer. Se sentir puissant, à décider de la vie ou de la mort d'un autre individu, me faisait osciller  entre la folie et la raison. J'avais toujours senti au fond de moi une part sombre, là, elle était réveillée et s'exprimait, me donnant au passage encore plus de crédit dans mon rôle de membre ambitieux. Cela ne me posait pas de problème de me servir parfois, de m'en mettre dans les poches sur leur dos. À force de trop flirter dans l'illégalité, certains flics se sont mis à se poser des questions. J'ai découvert qu'un autre infiltré faisait partie de l'aventure sans qu'on m'en ait informé, ce qui éveilla mes soupçons. Grossière erreur de leur part. Il m'a fallu me débarrasser des gêneurs lors de l'opération d'appréhension de tout le gang. Ce que je n'avais pas prévu était que Steve en ferait partie. Mon index n'a pas hésité à presser sur la gâchette. Lorsque j'ai retiré son masque, il crachait du sang. Aucun son ne sortit de ses lèvres, juste un sourire et un mot lu sur les lèvres : vole.

Ce fut un véritable bain de sang. Beaucoup de russes luttèrent jusqu'à la mort, faisant apparaître le nombre de policiers décédés au combat moins impressionnant. Personne n'a pu trouver quoique ce soit de compromettant à mon sujet. À la place, on m'a accueilli avec les honneurs. Une promotion avec l'autorisation de passer le concours interne et d'être promu capitaine à seulement 25 ans. Steve serait fier de moi, je le sais. Le temps que j'étais en repos avec ma mère, mon vieux en a profité pour tirer les ficelles dans mon dos. Quel enfoiré. C'est à cause de ça que j'ai dû rendre mon appartement pour en louer un à Osaka. Le Japon ne m'avait pas manqué. Mon vieux peut toujours rêver s'il croit que je vais faire une place dans ma vie pour lui. Trois mois déjà que je suis dans ce trou, j'ai l'impression d'y être depuis trente ans. En attendant de pouvoir retourner d'où je viens, je vais juste faire mon job. Au moins, il ne m'a pas mis dans une brigade ennuyeuse. Qui sait, je vais peut-être aussi trouver des choses intéressantes à faire ici.

Behind the scene crime
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