Qin Yong-Lei - 执子之手,与子偕老

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Emploi/études : Assassin pour la triade
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MessageSujet: Qin Yong-Lei - 执子之手,与子偕老   Sam 3 Juin - 1:10

Qin Yong-Lei
Feat Jeong Taek Un

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Nom : Qin (royaume en mandarin). C'est le nom que j'ai choisi au moment de la création de  mes papiers d'identité puisque je ne connais pas celui de mes géniteurs.
Prénom :Yong-Lei (pluie éternelle dans ma langue). Maintenant vous savez où je voulais en venir en choisissant Qin comme nom de famille. ça n'aurait pas pu mieux tomber, le royaume de la pluie éternelle.
Âge : 26 ans ( bientôt 27 )
Date et lieu de naissance : le 30 novembre 1990 à Shangai
Nationalité : chinois et très fier de l'être
Statut marital : célibataire convaincu et endurci
Situation financière : aisée. Je me suis bien éloigné de l'orphelin des bidonvilles. Ce n'est pas nouveau que le crime paie.
Métier : consommateur d'opium occasionnel ( si, c'est un métier ) et le reste du temps, assassin pour le 14K Lai
Casier judiciaire : J'ai fait quatre ans de prison en Chine pour avoir hébergé des étrangers en situation irrégulière et avoir entravé leur inculpation qui n'a pas pu être effectuée.

Anecdotes
• très fier de mon pays, ça me rend assez susceptible sur le sujet • plusieurs cicatrices sont imprimées dans ma peau, souvenirs de mon séjour en prison, la plus visible est celle située sur mon flanc gauche • un maître de mon pays, très réputé en son domaine, m'a tatoué le dragon bleu chinois que j'ai sur tout mon dos, toute la pièce englobe aussi mon fessier • je ne sais ni lire ni écrire le japonais • consommateur occasionnel d'opium, je me modère car je ne tiens pas à devenir un légume ou me faire refroidir • peu désireux de me charger des taches ménagères et prêt à partir à n'importe quel moment, je loge dans l'appartement meublé d'une résidence très luxueuse depuis que je suis arrivé en ville • réfractaire à la cuisine, mes repas se composent de plats tout prêts ou de menus dans les restaurants • nostalgique de ce que j'ai appelé la belle époque, j'ai conservé précieusement l'unique photo des jumeaux et de moi dans le tiroir de ma table de nuit • il m'arrive d'exécuter des contrats non commandités par le 14K Lai • je craque littéralement pour les ours en peluche, mais chut, vous n'avez rien lu, sinon je vais devoir vous tuer • sur la table basse du salon, il y a un crâne décoratif avec lequel je me dispute quand je suis trop défoncé • il m'arrive régulièrement d'avoir des excès de violence incontrôlables, encore un héritage de la prison • le tricot est mon seul passe-temps créatif, je m'y adonne à condition que mes mains ne tremblent pas trop • il n'y a pas de télévision dans mon logement, je n'aime pas ça • féru de la culture des samouraïs japonais, mon temps-libre est dédié à en découvrir plus et à visiter • se moquer de ma voix, c'est jouer avec sa vie, mes cordes vocales ont été endommagées lors d'une tentative d'assassinat en prison
Caractère
Je pourrais très bien raconter comment j'étais par le passé, mais regarder en arrière n'aura aucun intérêt. Je vais donc vous parler de moi comme je suis à l'heure d'aujourd'hui. Le moins que je puisse dire, c'est que je ne suis pas très bavard en règle générale. Deux conditions peuvent être prises en guise d'exception, la première, que je sois trop défoncé, la seconde, que je me sente très proche de la personne. Quand on sait que je ne fais confiance à personne, la seconde devient d'un seul coup très minime. Lorsque l'on est régulièrement confronté au monde extérieur avec son côté dangereux, que l'on a conscience que la vie peut vous être reprise bien plus vite qu'elle ne vous a été donnée, il est logique de penser de cette manière. L'allier d'un jour peut devenir l'ennemi du lendemain. L'ennemi d'un jour par contre, a davantage de chances de devenir celui de toujours.

L'association d'idées entre gangs et grosses brutes sans cervelle et sans manière a la vie dure. Certes, je ne vais pas défendre le bas du panier que l'on utilise comme homme de mains. Ils possèdent leurs avantages et leurs inconvénients. Mais ceux qui sont en haut ou qui, de la même manière que je le fais, sont employés comme tueurs à gage possèdent bien davantage d'intelligence, ça demande d'être stratège, de bien connaître son milieu, celui de la cible, sa cible et soi-même. Je suis très méticuleux et prudent, je ne me lance jamais dans quoique ce soit sans tout savoir sur tout. Mes nerfs sont d'acier, ma patience est immense, à part si vous osez parler de ma patrie en utilisant les mauvais mots. Cérémonieux, je suis aussi du genre très poli, même lorsque je travaille, voire très à cheval sur le sujet, et ne supporte pas qu'on ose se ramener à une rencontre en retard alors que je me mets un point d'honneur à toujours être à l'heure. J'essaie toujours d'avoir plusieurs coups d'avances au cas où on me mettrait des bâtons dans les roues. En être arrivé là où j'en suis m'a aussi demandé une énorme volonté. Lorsque j'ai décidé quelque chose, je le fais.

La violence fait partie entière de mon existence. Tout du moins, depuis une dizaine d'années. Ce n'est pas seulement lié à mon travail. Mon séjour en taule m'a laissé pas mal de séquelles. Nombreux deviennent fous à la longue. Il m'arrive d'avoir des crises violentes où je disparais au profit de l'expression pure de ma férocité. Je n'aime pas partager mon expérience ou évoquer cette période de ma vie où j'ai dû faire certaines choses dont je n'étais pas fier. Avec le temps et l'habitude, je sais qu'il n'y avait pas d'autres choix si je voulais survivre. Je n'éprouve aucune culpabilité, c'était moi ou eux après tout. Être malin ne suffit pas toujours. Malgré tout, je m'octroie quelques prises d'opium de temps à autre, en partie car ça diminue un peu le nombre de mes crises potentielles. Ça m'a aussi aidé à tenir en taule. Il n'est pas question que je perde toutes mes précieuses facultés d'assassin hors-pair.

Avec cette expérience, mon côté solitaire s'est encore plus accentué. Mon visage n'exprime pas grand-chose. La majorité des personnes qui me croisent diront que je suis froid et pas très accessible. Celles auxquelles ça plaît me trouveront plutôt mystérieux et énigmatique. Est-ce que je le suis vraiment ? Je l'ignore. Ce n'est pas volontaire de ma part. Peut-être que cela vient de mon côté discret, effacé. Certes, je ne passe pas inaperçu, mais d'un autre côté, je ne cherche pas à me mettre en avant. Je n'ai rien à prouver à part à moi-même et ce n'est pas dans ce genre de domaines que je me défie. Il n'est pas non plus dans mes habitudes de me confier, de dévoiler des parties trop personnelles. J'estime que ça ne regarde personne tout en n'en ressentant pas le besoin.

Q&D : malin, inexpressif, violent,  féroce, cérémonieux, poli, solitaire, énigmatique et mystérieux, brutal, calme sauf accès de violence, méticuleux, stratège, chauvin, curieux, débrouillard, discret, économe, exclusif, froid, humble, patient, ponctuel, polyvalent, pragmatique, prudent, réaliste, secret, tenace,
vif

Histoire
J'ai grandi dans les quartiers défavorisés d'une grande ville dont je tairais le nom. A mon accent, ce n'est pas très difficile de déterminer que je suis né en Chine. De ma petite enfance, je n'ai gardé aucun souvenir. Les premiers remontent au moment où je me suis retrouvé dans une décharge à ciel ouvert, seul. Orphelin, c'est ainsi que les autres appellent les gens comme moi. Détail futile. Les seules choses qui me préoccupaient à l'époque étaient de savoir si je trouverais de quoi me nourrir, si personne ne me tuerait pendant mon sommeil pour prendre mes organes ou encore ne me kidnapperait pour m'obliger à travailler dans un endroit sordide. Je n'avais qu'une dizaine d'années et ma vision de la vie était très pratique, rationnelle. Je n'ai jamais fait de projet sur le long terme. Là où d'autres rêvaient d'un monde meilleur et de faire une rencontre qui les propulserait à des milliers de kilomètres de notre taudis, je m'épargnais ces séances de tortures pour idéalistes en manque d'intelligence. Attendre un changement était une perte de temps, la passivité n'apportait jamais que l'échec. D'ailleurs, c'était ces mêmes-idiots qui avaient toujours du mal à trouver de quoi manger et qu'on voyait disparaître.

Il m'a fallu apprendre à me débrouiller. Je ne voulais surtout pas me retrouver dans un de ces orphelinats. Tout le monde savait très bien de quelle manière inhumaine ils traitaient les enfants là-dedans, à les attacher aux barreaux de leur lit en attendant qu'ils crèvent de faim ou de maladie. Au début, il m'arrivait souvent de sauter des repas. Un enfant seul,  ça éveillait tout de suite les soupçons. Au bout de quelques mois, j'ai fini par prendre mes marques. Le quartier, je le connaissais comme ma poche. Des cachettes, j'en avais quelques-unes par prudence. Les commerçants du coin avaient fini par me repérer, j'allais des fois proposer un peu d'aide en espérant obtenir un peu de nourriture en contrepartie. Certains ne donnaient rien, je n'y retournais jamais. Chez d'autres, je faisais les poubelles à la recherche des restes. Avec les touristes, ma stratégie était très simple. Je me mettais à pleurer en prétextant avoir perdu ma mère imaginaire. En attendant qu'elle ne revienne ou que mes cibles ne veuillent la chercher avec moi, ils se sentaient mal de me voir malheureux et m'offraient toujours de la bonne nourriture ou des jouets que je m'empressais de revendre une fois ma manœuvre terminée. La règle d'or était d'éviter les ennuis autant que possible, laisser les malfrats entre eux et rester loin de la police.

J'étais du genre très joyeux en ce temps-là. Souvent le sourire aux lèvres, je n'avais aucun mal à sympathiser avec les autres. Les mots me venaient facilement. En grandissant, mon physique m'aidait bien avec les femmes. J'utilise ce mot car je faisais aussi du charme aux plus âgées qui étaient plus généreuses sur la quantité de nourriture. J'avais mes coins, mes connaissances, les gens du quartier m'appréciaient. C'était comme le retour du soleil lorsque je revenais après plusieurs jours de tests dans d'autres zones. Au final, c'était devenu chez moi. Aussi improbable que ça puisse paraître, je n'ai jamais ressenti le besoin d'en partir. Pour aller où de toute manière ? Je ne connaissais personne à part les gens d'ici. Je n'ai jamais non plus cherché à savoir qui étaient mes géniteurs. Ne pas avoir connu l'affection d'une famille a toujours fait que ça ne m'a jamais pesé. Comment pourrait-on manquer de quelque chose d'inconnu ? C'est sans doute cette manière d'aborder la situation qui m'a valu de ne pas déprimer ou de me suicider ou tomber dans les conneries.

Quelques temps plus tard, l'improbable est venu me trouver. Je me souviens encore de ses deux paires d'yeux identiques me fixant pendant que je sortais mon baratin à une adolescente en vacances avec ses parents. Puisque j'avais des spectateurs, il fallait que je sois à la hauteur. Je leur ai montré mon art infaillible. À leur dégaine, c'était facile de deviner qu'ils étaient dans la galère et affamés. Leurs visages n'étaient pas le moins du monde typés chinois. Ils ne devaient pas être loin de mes quinze ans, j'apprendrais plus tard qu'ils en avaient quatorze. Je n'étais pas un enfoiré, ma petite démonstration faite, je suis allé trouver de la nourriture sur laquelle ils se sont jetés. Chao Fah et Rama étaient le prénom de ces jumeaux. Thaïlandais et, pour des raisons personnelles que je découvrirais plus tard, en fuite. Ce n'était pas mes oignons ce qu'ils fichaient ici,  mais je ne pouvais pas me résoudre à les abandonner là. C'est ainsi que notre cohabitation a commencé.

Ces trois années en leur compagnie restent les plus belles et joyeuses de toute mon existence. J'ai tellement découvert de choses à leur côtés, qu'ils n'ont pas idée du bien qu'ils m'ont fait. Les jours qui me paraissaient autrefois durs, ne l'étaient plus. Rama m'a appris à me défendre car, tout comme lui, il m'arrivait de me retrouver dans les ennuis. Au grand désespoir de son frère. Je me rappellerais toujours de ces longues discussions que nous faisions durer avec Chao Fah et de ses leçons pour m'apprendre à lire et à écrire. Si j'avais eu des frères, je suppose que je l'aurais ressenti de la même manière. Ou alors était-ce plus que ça entre nous trois ? Je ne saurai le dire.  Même l'espoir s'était mis à croître dans mon cœur. Celui, complètement fou, de  ne jamais se quitter, de continuer jusqu'à avoir assez d'argent et s'installer ailleurs, tout recommencer. Ça aurait été tellement merveilleux. Les derniers mois avant que tout ne s'arrête, je me sentais étrange en la présence de Chao Fah, même si je ne me l'expliquais pas. Enfin, ce n'est probablement rien d'important.

Tout a basculé l'année de mes dix-huit ans. Par hasard, j'ai eu les oreilles au bon endroit pour découvrir que les jumeaux avaient été dénoncés. J'ai rarement couru aussi vite que cette nuit-là, je devais les prévenir, empêcher qu'ils soient mis en prison ou exécutés. C'est paniqué que j'ai débarqué dans notre repaire, secouant Chao Fah le premier. Sa réaction n'a pas du tout été celle que j'attendais, ses lèvres se sont brusquement pressées contre les miennes avec désespoir et passion.  Mon cerveau absent durant une minute, mon corps a décrété qu'il fallait répondre à ce baiser. L'échange terminé, il a secoué son frère et, tout les trois, nous avons empaqueté leurs affaires autant qu'on a pu. Décidé à les retrouver un jour, peu importe le moyen, je leur ai dit de se rendre à Osaka, qu'on se retrouverait là-bas. C'est sur cette promesse que nous sommes partis, eux d'un côté, moi de l'autre, il fallait que je leur fasse gagner du temps. C'était la dernière fois que je les voyais.

Mon zèle à détourner l'attention des flics sur mon cas était sans doute trop fort. Mon efficacité à les rendre dingues m'a valu un séjour en prison sans passer par la case procès. De toute manière, personne n'aurait plaidé ma cause. Je n'avais à l'époque même pas idée de s'ils avaient pu s'échapper. Mais je ne pouvais pas commencer à douter de leur réussite, sinon j'aurais baissé les bras et me trouverais toujours en taule ou dans une fosse commune. Cette promesse, il fallait la tenir, peu importe les obstacles qui se dresseraient sur ma route. Durant le trajet qui m'amenait au pénitencier, j'ai réfléchi. Il était évident que les prisonniers ne me feraient pas de cadeau. J'allais devoir choisir mon camps, ceux qui subissent ou les autres. A force d'auto-conviction, j'ai été capable de laisser mon humanité avec les vieilles fringues que j'avais sur le dos, à l'entrée. Peu importe ce que j'aurais à faire, il était hors de question de crever ou de m'éterniser.

Quatre années, c'est très long dans ce genre d'endroit. Il s'est avéré que j'avais des prédispositions pour l'assassinat, les missions punitives. Souvent, j'ai remercié dans ma tête les leçons de combat de Rama, il ne sait toujours pas à quel point elles m'ont été utiles. Un vieux boss de la triade m'a pris sous son aile, je suis devenu son homme de mains, en échange de sa protection. Je pense qu'il appréciait que j'avais un cerveau aussi et que j'étais malin. Ça n’empêchait pas la vie entre les murs de ma cellule d'être dure. C'est là que j'ai commencé à vouloir échapper à ma triste réalité en me droguant un peu à l'opium. Ca calmait au passage mes accès de violence durant lesquels je perdais complètement la tête. C'était seulement défoncé que je parvenais à me replonger dans mes souvenirs heureux avec les jumeaux. Cette drogue créé une grosse dépendance physique, mais aussi  psychologique. Un cercle vicieux. Le serpent qui se mordait la queue. C'est pour cela que je n'en prenais que très peu si je voulais encore goûter à la raison de ma promesse.

Lorsque je suis sorti, un travail me tendait déjà les bras, les gars de la triade m'attendaient, sur ordre de l'ancien. Il ne voulait pas perdre un bon élément, de mon côté, je voyais surtout le coté pratique. Dans l'illégalité, j'avais bien plus de chance de me faire un paquet d'argent et de pouvoir aller où je voulais. Il m'a fallu subir un entraînement intensif, complet. Ça me plaisait, la sensation de puissance, de force, de vie ou de mort sur qui je voulais. Je me suis fait une belle petite réputation par la suite.  Puis j'ai enfin pu poser mes pieds à Osaka. C'était il y a deux ans maintenant. Il n'a pas été très difficile de les retrouver. Même s'ils ne semblaient pas avoir trop changé, ce n'était pas mon cas. En plu d'avoir du sang sur les mains, j'étais devenu dangereux. Je n'ai jamais voulu leur causer du tort, alors je me contente de les surveiller de loin. Le temps de l'innocence est terminé depuis longtemps. A présent, vient celui du chaos. Il est temps de faire tomber éternellement la pluie. Qu'elle emporte et s'abreuve du rouge de vos sangs. Qu'un torrent impétueux  se forme et ravage tout sur son passage. Bienvenue dans le royaume de la pluie éternelle.

Behind the scene crime
Allez voir chez Rama  moonwalk

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